Dimanche, 12 juillet 2026
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The Swordsman

The Swordsman

2021 Corée du Sud
Synopsis

Après la destitution du roi Gwanghaegun, Tae-yul, le meilleur épéiste de Joseon, disparaît de la vie publique pour se retirer dans les montagnes avec sa fille. Des années plus tard, alors que sa vue décline dangereusement à cause d'une ancienne blessure, il mène une existence paisible loin des intrigues de la cour. Mais lorsque des trafiquants au service du seigneur Qing Gurutai enlèvent sa fille pour l'asservir, l'ancien garde du corps du roi doit reprendre son sabre une dernière fois. Ce qui commence comme une simple traque de sauvetage se transforme en un affrontement d'honneur entre trois des plus grands escrimeurs de leur temps.

Genèse du film

The Swordsman marque les débuts au long métrage du réalisateur sud-coréen Choi Jae-hoon, qui en signe également le scénario original, sans adaptation d'un roman ou d'un fait historique précis. Le film s'inscrit néanmoins dans le contexte réel de la destitution du roi Gwanghaegun en 1623 et des tensions entre les dynasties Ming et Qing, que le cinéaste utilise comme toile de fond à une histoire de vengeance familiale plus intime. Choi Jae-hoon a voulu concevoir son film comme une variation coréenne du mythe du guerrier aveugle, en écho direct à la figure japonaise de Zatoichi, tout en y injectant la structure d'un thriller de sauvetage à la Taken. Le tournage a débuté en juin 2017 pour s'achever en septembre de la même année, avant une sortie retardée en Corée du Sud à cause de la pandémie de Covid-19 puis un déploiement international échelonné sur plusieurs mois en 2020 et 2021. Le film a été présélectionné dans plus de cinquante pays et a notamment été projeté en ouverture du Festival du film indonésien-coréen ainsi qu'au festival international du film d'Hawaï.

Critiques et réception

Résumé des critiques professionnelles La critique internationale a globalement salué la qualité de la chorégraphie des combats à l'épée, jugée parmi les plus abouties du cinéma d'action coréen récent. Plusieurs observateurs ont comparé le film à Ip Man pour son approche épurée du film de sabre en costume d'époque, tout en soulignant un scénario plus mélodramatique que ses homologues du genre. Certains critiques ont toutefois regretté un manque de contexte historique pour les spectateurs peu familiers des tensions entre les dynasties Ming et Qing, jugeant que cela limitait la portée politique du récit.

Réception du public Le public international, notamment sur les plateformes de streaming asiatiques, a très largement salué la qualité des combats et la prestation de Jang Hyuk, souvent qualifiée de l'une de ses meilleures compositions à l'écran. Beaucoup de spectateurs ont établi un parallèle avec le film Taken, saluant l'efficacité de cette relecture en costume d'époque du récit de père prêt à tout pour sauver sa fille.

Anecdotes de tournage

Inspirations du réalisateur Choi Jae-hoon s'est ouvertement inspiré du cinéma de sabre japonais, en particulier de la saga Zatoichi consacrée à un masseur aveugle redoutable épéiste, pour construire le personnage de Tae-yul, dont la cécité progressive devient un atout dramatique et visuel.

Anecdote sur une scène particulière Les scènes d'affrontement final entre Tae-yul et Gurutai ont nécessité un travail de chorégraphie particulièrement poussé, les deux acteurs principaux, Jang Hyuk et Joe Taslim, étant tous deux reconnus pour leur pratique des arts martiaux à l'écran, ce qui leur a permis de réaliser eux-mêmes une grande partie des combats.

Thèmes abordés

The Swordsman explore avant tout la relation entre un père vieillissant et sa fille, dont l'amour inconditionnel pousse le héros à dépasser son propre handicap pour la protéger. Le film questionne également le poids du passé et de la loyauté envers un pouvoir déchu, le personnage principal restant habité par son ancien serment envers le roi Gwanghaegun. La cécité progressive de Tae-yul sert de métaphore à la perte de repères d'un royaume tout entier plongé dans le chaos politique et l'invasion étrangère. Enfin, le récit met en scène trois conceptions différentes de la maîtrise de l'épée, chacune incarnant un rapport distinct au pouvoir, à l'ambition et à la sagesse.

Signification du titre

The Swordsman, littéralement « l'épéiste », désigne à la fois le personnage principal Tae-yul et, plus largement, les trois grands maîtres du sabre que le film met en scène et oppose tour à tour. Le titre original coréen, Geomgaek, renvoie précisément à cette figure du duelliste itinérant, dont l'honneur et la maîtrise de l'épée définissent l'identité tout entière.

Films Similaires

Les amateurs de films de sabre en costume d'époque et de récits de vengeance familiale pourront se tourner vers Ip Man, la saga Zatoichi ou encore Taken, dont The Swordsman reprend la trame du père prêt à tout pour retrouver sa fille.