Tom Carter, braqueur de banques insaisissable surnommé le "voleur poli" par le FBI, décide de se ranger après avoir rencontré l'amour de sa vie. Il propose alors un accord aux autorités fédérales : restituer l'intégralité de son butin en échange d'une remise de peine. Mais deux agents du FBI corrompus, chargés de son dossier, voient dans cette confession une opportunité inespérée de s'enrichir en s'appropriant l'argent et en faisant porter le chapeau à Tom pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Traqué et trahi par le système auquel il voulait faire confiance, il n'a d'autre choix que de reprendre les armes pour prouver son innocence.
Le scénario, coécrit par le réalisateur Mark Williams, s'inscrit dans la lignée des thrillers d'action portés par Liam Neeson depuis le succès de Taken en 2008, en proposant cette fois le portrait d'un braqueur repenti cherchant la rédemption par amour. Le film s'inspire du sous-genre bien établi du "Liam Neeson movie", mêlant vengeance personnelle et quête de rédemption, tout en y ajoutant une dimension de critique de la corruption au sein des institutions fédérales américaines.
La critique se montre globalement tiède face au film, jugeant le scénario prévisible et les personnages secondaires trop caricaturaux, tout en reconnaissant la capacité habituelle de Liam Neeson à porter ce type de production sur ses seules épaules. Le film est généralement décrit comme un thriller d'action honnête sans être particulièrement mémorable. Le public réserve un accueil correct mais sans éclat au film, sa sortie en salles ayant en outre été fortement pénalisée par la fermeture des cinémas quelques semaines plus tard en raison de la crise sanitaire mondiale, limitant considérablement sa performance commerciale. The Good Criminal n'a pas été distingué par des récompenses cinématographiques, s'inscrivant davantage dans la catégorie des productions d'action grand public que dans celle des œuvres primées.
Le tournage s'est déroulé à Worcester, dans la région de Boston, un choix de décor urbain permettant de renforcer l'ancrage réaliste de cette histoire de braquages et de corruption policière. Mark Williams, principalement connu comme producteur avant de devenir réalisateur, signe avec ce film son second long-métrage après Last Call, porté par Gerard Butler quelques années plus tôt. Le casting réunit plusieurs acteurs habitués aux seconds rôles de thrillers américains, dont Jai Courtney et Jeffrey Donovan, ce dernier connu pour son rôle dans la série télévisée Burn Notice. Liam Neeson, alors âgé de près de soixante-dix ans, a dû adapter certaines scènes d'action à son âge, tout en conservant la crédibilité physique qui caractérise ses rôles depuis le succès de Taken.
Le film explore la possibilité de rédemption pour un homme ayant mené une vie criminelle, la corruption gangrenant certaines institutions censées incarner la justice, ainsi que la seconde chance offerte par l'amour. Il aborde également la trahison institutionnelle et la difficulté de prouver son innocence face à un système qui semble s'être retourné contre soi.
Après une confrontation explosive avec les agents corrompus responsables de sa mise en accusation injustifiée, Tom Carter parvient à faire éclater la vérité et à laver son nom, retrouvant ainsi la possibilité d'une vie honnête aux côtés de la femme qu'il aime, la boucle de rédemption entamée au début du film se refermant sur une note résolument positive.
Le titre français, The Good Criminal, littéralement "le gentil criminel", souligne le paradoxe du personnage principal, voleur habile mais fondamentalement honnête dans ses intentions, tandis que le titre original, Honest Thief, joue directement sur cette même contradiction entre honnêteté et activité criminelle.
Liam Neeson a poursuivi depuis la sortie de ce film sa filmographie prolifique dans le genre du thriller d'action, enchaînant régulièrement des rôles similaires dans des productions au succès commercial variable.
Taken, Sans identité, Le Territoire des loups.