Barney Ross retrouve Conrad Stonebanks, co-fondateur des Expendables qu'il croyait mort. Devenu un trafiquant d'armes impitoyable, Stonebanks veut éliminer l'équipe. Pour le combattre, Barney décide de dissoudre les Expendables et de recruter une nouvelle génération de mercenaires plus jeunes et plus high-tech. Mais les jeunes se font capturer. Barney n'a pas le choix : il doit rappeler la vieille garde pour une mission de sauvetage. Les anciens et les nouveaux vont devoir s'allier.
Troisième volet de la saga créée par Sylvester Stallone, ce film vient du désir d'élargir la franchise. L'idée originelle de Stallone était d'opposer la vieille école des années 80 à la nouvelle génération de héros d'action. L'inspiration était de passer le flambeau tout en offrant une dernière mission aux anciens. Patrick Hughes, jeune réalisateur australien, a été choisi pour apporter un sang neuf. Le film n'est pas tiré d'une histoire vraie mais de la volonté de renouveler le concept. L'arrivée de Mel Gibson en méchant et d'Harrison Ford devait créer l'événement.
Résumé des critiques professionnelles : Le film se fait démolir par la critique. Il est jugé le plus faible de la trilogie. On lui reproche d'être passé en PG-13, ce qui supprime la violence et le langage qui faisaient le sel des précédents. Le scénario est qualifié d'indigent et les nouveaux personnages de transparents. L'humour tombe à plat. Seul Antonio Banderas est salué pour son énergie. Le film est vu comme une trahison de l'esprit de la saga. Il obtient 32% sur Rotten Tomatoes. Réception du public : Échec commercial avec 214 millions de dollars, le plus faible score de la trilogie. Le public boude le film, déçu par le manque de violence et le casting de jeunes inconnus. Le piratage du film 3 semaines avant sa sortie a aussi plombé le box-office. Les fans se sentent trahis par le classement PG-13. Le bouche-à-oreille est désastreux. Le film met la franchise en pause pendant 9 ans. Récompenses obtenues : Le film remporte deux Razzie Awards : Pire second rôle masculin pour Kelsey Grammer et Pire second rôle masculin pour Mel Gibson. Il est nommé au Pire film. Il ne gagne aucune récompense positive. Son seul fait d'armes est d'avoir réuni Stallone, Gibson et Ford à l'écran.
Inspirations du réalisateur : Patrick Hughes s'est inspiré de Fast & Furious pour rajeunir la franchise avec des jeunes et de la technologie. Il voulait un ton plus léger et moins sanglant pour toucher un public plus large. L'influence des films de braquage est là pour la partie recrutement. Il a essayé de faire un pont entre les générations. Difficultés de production : La plus grosse difficulté a été le piratage du film en qualité DVD 3 semaines avant la sortie, ce qui a causé des millions de pertes. Le tournage en Bulgarie a été émaillé de tensions entre Stallone et Jackie Chan, qui a finalement refusé le film. Le classement PG-13 imposé par le studio a frustré l'équipe. La coordination des stars a encore été un cauchemar. Anecdote sur une scène particulière : La scène où Antonio Banderas n'arrête pas de parler a été entièrement improvisée. Il a épuisé Stallone qui n'arrivait plus à garder son sérieux. La scène de l'hélicoptère avec Mel Gibson a été tournée avec un vrai hélicoptère, Gibson pilotant lui-même. La scène de combat final a été raccourcie car trop violente pour le PG-13. Casting initialement prévu : Nicolas Cage, Jackie Chan, Milla Jovovich et Wesley Snipes ont tous été annoncés puis ont quitté le projet. Bruce Willis a demandé 4 millions pour 4 jours et a été remplacé par Harrison Ford. Clint Eastwood a refusé. Le rôle de Mel Gibson devait revenir à Nicolas Cage. Le casting a été un feuilleton permanent.
Le film parle du passage de témoin entre générations et de la peur de devenir obsolète. Il aborde le conflit entre la manière ancienne, à l'instinct, et la manière moderne, avec la technologie. C'est une réflexion sur la vieillesse et le fait de savoir quand s'arrêter. Il traite de la loyauté et de la famille qu'on se choisit. Le film parle aussi de la rédemption, avec le personnage de Stonebanks, ancien ami devenu ennemi. C'est une histoire sur le fait que l'expérience ne s'achète pas.
Barney tue Stonebanks, son ancien ami devenu un monstre, bouclant la boucle. Il comprend que la nouvelle génération a besoin de l'expérience des anciens. Il ne dissout pas les Expendables mais fusionne les deux équipes. Les jeunes et les vieux vont maintenant travailler ensemble. La dernière scène montre toute l'équipe au bar, célébrant la victoire. La fin signifie que le respect doit être mutuel entre les générations. Barney accepte de ne plus être seul et de faire confiance. La porte reste ouverte pour une suite.
'The Expendables' signifie 'Les Sacrifiables'. Le chiffre 3 indique la troisième mission. Le titre prend un nouveau sens ici : ce sont les vieux Expendables qui se croient sacrifiables, bons pour la retraite. Mais le film montre qu'ils ne le sont pas. Le titre est devenu une marque, synonyme de réunion de stars de l'action. Il joue sur l'ironie : ces légendes ne sont pas jetables.
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