Michelle Darnell est une magnat de la finance impitoyable qui finit en prison pour délit d'initié. À sa sortie, ruinée et rejetée de tous, elle s'installe chez son ancienne assistante Claire. Pour se reconstruire un empire, elle a une idée : monter un business de vente de brownies avec la troupe de scouts de la fille de Claire. Entre guerre des cookies et rédemption, l'ancienne patronne tyrannique va devoir apprendre l'humilité.
Le film est une création originale de Ben Falcone et Melissa McCarthy, mari et femme à la ville. L'idée originelle vient de McCarthy qui voulait jouer une version féminine de Gordon Gekko, le requin de Wall Street. L'inspiration était de faire une comédie sur la chute et la rédemption, en se moquant du monde de l'entreprise et des gourous du business. Le personnage de Michelle Darnell est né de sketches que McCarthy jouait dans le Groundlings Theatre. Le duo Falcone/McCarthy a écrit le script pour offrir un rôle sur mesure à l'actrice après le succès de Spy. Ce n'est pas tiré d'une histoire vraie.
Résumé des critiques professionnelles : Le film reçoit des critiques très moyennes à négatives. La presse salue l'énergie de Melissa McCarthy et quelques gags qui fonctionnent, mais dénonce un scénario paresseux et répétitif. Beaucoup jugent que le film repose uniquement sur son actrice principale et que l'humour tombe souvent à plat. Il est vu comme une comédie mineure dans la filmographie de McCarthy, loin de Mes meilleures amies. La note moyenne tourne autour de 2/5. Le manque de finesse est le reproche principal. Réception du public : Avec 78 millions de dollars de recettes pour 29 millions de budget, le film est rentable mais sans éclat. Le public de McCarthy répond présent aux États-Unis, moins à l'international. Les spectateurs qui aiment l'actrice passent un bon moment, les autres trouvent ça vulgaire et déjà vu. Le film n'a pas marqué les esprits et est vite retombé dans l'oubli. Il fonctionne mieux en VOD qu'en salles. Récompenses obtenues : Le film n'a reçu aucune récompense majeure. Il est nommé aux People's Choice Awards pour la Comédie préférée et Melissa McCarthy pour l'Actrice comique préférée. Il remporte un Razzie Award pour Pire actrice dans un second rôle pour Kristen Bell, ce qui est jugé sévère. Sa seule distinction est d'avoir été numéro 1 au box-office US à sa sortie.
Inspirations du réalisateur : Ben Falcone s'est inspiré des comédies de Will Ferrell et des films des années 80 comme Le Club des patrons. Il voulait un ton outrancier et des personnages plus grands que nature. L'influence de Glengarry Glen Ross est là pour les scènes de discours de motivation. Il a laissé beaucoup d'improvisation à McCarthy pour garder une énergie brute. Difficultés de production : Le tournage à Atlanta s'est fait dans des conditions de chaleur étouffante. La scène de la bataille de rue avec les Darnell's Darlings a nécessité 100 enfants et une chorégraphie complexe. Le plus dur a été de gérer le timing comique avec autant d'enfants. Le film a été tourné en 30 jours, un rythme très rapide. Anecdote sur une scène particulière : La scène où Michelle se bat avec une autre mère dans un salon a été tournée sans doublure par McCarthy. Elle s'est fait un bleu énorme. La scène du discours de motivation a été improvisée à 80% par McCarthy, le texte ne faisait qu'une page. Les dents de Peter Dinklage sont des prothèses, il a insisté pour avoir un look inoubliable. Casting initialement prévu : Sandra Bullock a été approchée pour le rôle de Claire mais a refusé. Oprah Winfrey a failli faire un caméo dans son propre rôle. Le rôle de Renault, joué par Peter Dinklage, devait être un homme d'affaires classique avant que Falcone n'ait l'idée d'en faire un rival romantique plus petit que Michelle.
Le film parle de la chute et de la rédemption dans le monde du business. Il se moque des gourous du développement personnel et de la culture de la réussite à tout prix. C'est une histoire sur l'humilité et la seconde chance. Il aborde la sororité et la solidarité féminine à travers la relation entre Michelle et Claire. Le film traite aussi du capitalisme américain et de la façon dont on vend n'importe quoi, même des brownies, avec du marketing agressif. C'est une fable sur le fait que l'argent ne fait pas le bonheur.
Michelle réussit à monter son empire de brownies mais comprend que l'argent ne suffit pas. Elle affronte son ancien amant et rival Renault et gagne enfin son respect. Lors du grand combat de vente, elle laisse Claire et sa fille prendre le devant de la scène. Elle a compris que la vraie richesse est la famille qu'elle s'est créée. Elle ne redevient pas milliardaire mais trouve la paix. La dernière scène la montre qui dort sur le canapé avec Claire et sa fille, enfin apaisée. La fin dit que le vrai 'boss', c'est celui qui sait s'entourer.
'The Boss' désigne Michelle Darnell, la patronne tyrannique du début. Le titre est ironique car tout le film montre sa déchéance de 'boss'. Elle doit réapprendre à partir de zéro. À la fin, elle redevient 'the boss' mais d'une autre façon : c'est elle qui commande sa vie et ses valeurs. Le titre joue sur l'image de femme de pouvoir incarnée par McCarthy. C'est aussi une référence aux hommes d'affaires tout-puissants qu'elle parodie.
Spy, Les Flingueuses, Tammy, Le Loup de Wall Street, Joy