Dimanche, 12 juillet 2026
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Taxi 4

Taxi 4

2007 France
Synopsis

Daniel et Émilien reprennent du service lorsqu'une série de braquages spectaculaires est attribuée à des trafiquants belges conduisant des voitures ultra-rapides capables de semer n'importe quel policier. Émilien, muté à la brigade criminelle, se retrouve à devoir résoudre l'affaire tout en gérant les catastrophes habituelles que provoque son incompétence légendaire. La Peugeot 406 de Daniel, toujours plus équipée et improbable, va une fois de plus se révéler plus efficace que tous les véhicules officiels de la police française. Une quatrième aventure marseillaise qui joue la carte de la surenchère avec l'assurance d'une franchise qui connaît son public.

Genèse du film

Taxi 4 est produit dans la continuité directe des trois premiers volets, Luc Besson signant une nouvelle fois le scénario pour EuropaCorp. Après la légère déception commerciale du troisième épisode par rapport au second, la production cherchait à retrouver l'élan des débuts en revenant à une intrigue plus centrée sur Marseille et sur l'essence même de la franchise : des braqueurs rapides, une voiture encore plus rapide, et un duo comique toujours aussi improbable. L'introduction d'antagonistes belges — choix délibérément humoristique jouant sur les clichés franco-belges — apportait une dimension de comédie culturelle bienvenue. Gérard Krawczyk, fidèle au poste pour le troisième film de suite, maîtrisait désormais parfaitement les codes de la série. La production a misé sur une surenchère de gadgets et de séquences de cascades pour satisfaire un public habitué à voir la barre être relevée à chaque épisode. Le film intègre également des nouvelles têtes dans la distribution pour apporter un peu de sang neuf. Le tournage à Marseille permettait de retrouver l'atmosphère et l'énergie qui avaient fait le succès du film original. L'ensemble du projet visait à relancer la franchise sur des bases solides avant une pause de plusieurs années.

Critiques et réception

Résumé des critiques professionnelles : La critique a été encore plus sévère avec Taxi 4 qu'avec les volets précédents, beaucoup de journalistes estimant que la franchise avait définitivement épuisé son capital créatif. Le scénario a été jugé particulièrement pauvre, les gags téléphonés à l'extrême et l'humour en dessous de ce que la série avait proposé jusque-là. Certains ont néanmoins salué l'efficacité des séquences de cascades, qui restaient techniquement bien exécutées. Dans l'ensemble, le film a été reçu comme un produit industriel sans inspiration.

Réception du public : Le public a une nouvelle fois répondu présent, même si les entrées — environ cinq millions en France — confirmaient une légère érosion par rapport aux sommets du second volet. La franchise conservait un noyau de fans fidèles qui venaient retrouver leurs personnages favoris sans exiger de révolution. Le film a bien fonctionné en période de vacances scolaires, son public cible naturel.

Récompenses obtenues : Aucune récompense n'a été décernée à ce quatrième volet. La franchise a reçu plusieurs nominations aux Razzie Awards français — les Gérard du cinéma — dans des catégories peu flatteuses.

Anecdotes de tournage

Inspirations du réalisateur : Krawczyk et Besson ont cherché à renouveler la formule en jouant sur l'humour interculturel franco-belge, une veine comique très populaire en France. L'idée de faire des Belges les antagonistes principaux permettait de multiplier les gags linguistiques et culturels tout en évitant les clichés habituels des films d'action. La Peugeot 406 de Daniel a bénéficié d'une nouvelle série d'améliorations extravagantes, dans la tradition de la franchise.

Difficultés de production : La principale difficulté de la production résidait dans la nécessité de proposer des séquences de cascades toujours plus impressionnantes sans répéter ce qui avait déjà été fait dans les épisodes précédents. Les équipes de cascadeurs ont dû innover pour trouver de nouvelles situations et de nouveaux environnements exploitables. La gestion des attentes d'un public habitué à la surenchère représentait un défi créatif permanent.

Thèmes abordés

Taxi 4 perpétue les thèmes de la franchise sans vraiment les approfondir. L'amitié indéfectible entre Daniel et Émilien reste le pilier émotionnel de la série, même si elle est de moins en moins développée au profit des gags d'action. La satire de l'institution policière française, toujours aussi incompétente face à l'efficacité du citoyen ordinaire, constitue le fond comique habituel. L'humour interculturel, nouveau dans cet épisode avec les antagonistes belges, ajoute une dimension de comédie des stéréotypes qui fonctionne bien auprès du public français. La glorification de Marseille et de son identité reste la toile de fond affective de l'ensemble.

⚠️ Attention : cette section révèle les éléments majeurs de l'intrigue.

Explication de la fin

Comme à l'accoutumée, Taxi 4 se conclut par la neutralisation des braqueurs belges grâce à l'intervention décisive de Daniel et de sa voiture miraculeuse. Émilien reçoit une nouvelle fois les lauriers d'une enquête qu'il n'a résolue que grâce à son ami, et le commissaire Gibert continue de naviguer dans l'incompréhension la plus totale. La résolution est rapide et satisfaisante pour les fans, qui retrouvent le statu quo rassurant de la franchise. La porte est laissée ouverte à un cinquième épisode, même si plusieurs années s'écouleront avant sa réalisation.

Signification du titre

Comme pour ses prédécesseurs, le titre Taxi 4 joue uniquement sur la numérotation séquentielle de la franchise, sans chercher à qualifier ou à différencier cet épisode particulier des autres. Cette approche purement commerciale reflète la logique de marque qui gouverne la franchise depuis le troisième volet : le public sait ce qu'il vient chercher, et le titre n'a pas besoin d'être évocateur pour être efficace.

Actualités

Taxi 4 marque la dernière apparition de Samy Naceri dans le rôle de Daniel pour de nombreuses années. Des différends avec la production ont conduit à son remplacement dans le cinquième volet. Le film reste disponible sur les plateformes de streaming et continue de passer à la télévision, fidèle à la longévité de la franchise. La saga Taxi reste un phénomène culturel français unique, dont la popularité dépasse largement la qualité cinématographique que lui reconnaît la critique.

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