Jamie est une jeune adolescente de seize ans un peu timide qui s'apprête à passer un été qui va changer sa vie à jamais. Envoyée en vacances au sein d'une petite station balnéaire endormie, elle fait la rencontre de deux garçons locaux aux personnalités radicalement opposées. Tiraillée entre ses premiers émois amoureux sincères et la pression sociale de ses nouveaux amis de vacances, elle va devoir faire des choix cruciaux. Ce récit initiatique explore avec délicatesse la fin de l'innocence et la nostalgie des amours estivales éphémères.
L'idée originelle de ce drame romantique pour adolescents est née du désir de la réalisatrice Becca Gleason de retranscrire la nostalgie universelle des premiers étés de liberté. L'inspiration est venue de ses propres souvenirs d'adolescence passés au bord des lacs américains, là où le temps semble s'arrêter le temps d'une saison. Elle a voulu éviter les clichés des comédies lycéennes américaines pour se concentrer sur une approche plus poétique et mélancolique du passage à l'âge adulte. Le script a été développé de manière indépendante pour conserver une liberté totale dans le traitement de la sexualité et des doutes adolescents. La production a misé sur une esthétique rétro et chaleureuse pour accentuer le sentiment de souvenir estival. Le projet a été pensé comme une chronique intime sur la fragilité des sentiments.
La presse professionnelle internationale a réservé un accueil plutôt bienveillant à cette chronique adolescente, louant la justesse du ton et la fraîcheur de son actrice principale Joey King. Les critiques ont apprécié la sensibilité de la mise en scène et la beauté mélancolique de la photographie. Quelques journalistes ont toutefois regretté un rythme un peu langoureux et un manque d'originalité dans la structure narrative du triangle amoureux. Du côté des spectateurs, le public adolescent et les amateurs de romances douces-amères ont plébiscité le réalisme des émotions décrites à l'écran. Les retours ont mis en avant la bande originale nostalgique et la fin touchante de l'œuvre. Le film a connu une belle carrière d'estime sur les plateformes de streaming.
La metteuse en scène s'est inspirée du cinéma d'auteur indépendant américain et d'œuvres nostalgiques comme « Virgin Suicides » pour créer l'ambiance visuelle vaporeuse du film. Le tournage s'est déroulé en décors naturels durant la saison d'été pour capter la véritable lumière dorée des couchers de soleil côtiers. Une anecdote raconte que les jeunes comédiens ont passé beaucoup de temps ensemble avant le tournage pour créer une véritable complicité amicale visible à l'écran. La production a dû composer avec un budget serré caractéristiques des films indépendants de cette époque. Pour le casting, la présence de Joey King, alors en pleine ascension à Hollywood, a été un atout majeur pour attirer l'attention des investisseurs.
Le film explore les thèmes du premier amour, de la perte de l'innocence et de la crise identitaire à l'adolescence. Il traite également de la nostalgie des moments éphémères, de la pression du groupe de pairs et des secrets familiaux.
La fin du film coïncide avec la fin des vacances et le départ inévitable de Jamie, qui doit dire au revoir à ses amours d'un été. Après avoir traversé des déceptions et des révélations douloureuses, elle réalise que cet été n'était pas une parenthèse enchantée mais le véritable début de sa vie d'adulte. Le dénouement évite le happy end romantique cliché pour privilégier une conclusion mature où l'héroïne accepte la fin des choses. La scène finale la montre dans la voiture du retour, le regard tourné vers l'avenir avec une mélancolie sereine.
Le titre évoque directement le concept universel de l'amour de vacances, cette passion intense et brève liée à la liberté de la saison estivale.
Le long-métrage reste un favori des sélections de films d'été pour adolescents sur les catalogues numériques grâce à son esthétique soignée et son ton sincère.
On peut rapprocher ce long-métrage d'autres drames romantiques indépendants centrés sur l'adolescence comme « The Spectacular Now » ou « Un été 42 ».