Babydoll est une jeune fille des années soixante enfermée de force dans un asile psychiatrique sinistre par son beau-père tyrannique qui veut la faire lobotomiser. Pour échapper à cette douloureuse réalité, elle se réfugie dans un monde imaginaire fantastique et complexe où elle devient une guerrière redoutable. Avec l'aide de quatre autres internées, elle doit planifier leur évasion en récupérant cinq objets sacrés cachés dans des dimensions alternatives. Entre samouraïs géants et dragons, leur combat psychologique s'annonce titanesque.
Le réalisateur Zack Snyder a conçu cette histoire originale à partir d'un scénario qu'il avait développé pendant plusieurs années, désireux de créer un film d'action fantastique sans limites. L'idée de départ est née d'une réflexion sur les mécanismes de défense psychologiques de l'esprit humain face aux traumatismes profonds. L'inspiration visuelle provient directement de la culture geek, combinant les codes des jeux vidéo de rôle, des animés japonais et du cinéma de science-fiction militaire. Le projet a été pensé comme une critique sous-jacente de l'objectification des femmes dans la pop-culture.
À sa sortie, la critique s'est montrée extrêmement polarisée, certains qualifiant le film de triomphe visuel audacieux et d'autres reprochant une surcharge d'effets numériques. Les débats ont fait rage sur la nature féministe ou non du long-métrage et de sa structure narrative proche d'un jeu vidéo. Le public de passionnés de fantastique et de visuels sombres a érigé l'œuvre au rang de film culte au fil des années. Les spectateurs ont encensé la mise en scène stylisée des combats et l'énergie des héroïnes. Le film a acquis une immense notoriété sur le marché de la vidéo, notamment grâce à sa version longue director's cut.
Le cinéaste s'est beaucoup inspiré de l'esthétique des bandes dessinées sombres et du steampunk pour concevoir les différents mondes virtuels. La production a exigé un entraînement physique militaire de plusieurs mois pour les cinq actrices principales afin qu'elles effectuent elles-mêmes leurs cascades à l'épée et à l'arme à feu. Une scène de combat contre des soldats allemands zombies a nécessité des effets numériques colossaux et un travail sonore d'une précision chirurgicale. Le casting a été minutieusement choisi pour composer un groupe d'héroïnes aux styles très distincts.
Le long-métrage explore l'évasion mentale face au traumatisme, la sororité et la solidarité féminine, la folie institutionnelle et le prix de la liberté de l'esprit.
La fin révèle que le monde fantastique servait à masquer le sacrifice de Babydoll, qui accepte la lobotomie pour permettre l'évasion réussie de Sweet Pea.
Le titre est une expression anglaise désignant un coup bas ou inattendu, métaphore de la tournure tragique et surprenante que prend le dénouement.
La bande originale est une pièce maîtresse du film, composée de reprises rock et baroques rythmées chantées en partie par les actrices elles-mêmes.
L'œuvre continue de faire l'objet de nombreuses analyses cinématographiques passionnées concernant sa structure narrative et sa direction artistique visionnaire.
Inception, Alice au pays des merveilles, Matrix, Kill Bill.