William Duncan voit sa fille sauvagement assassinée par une bande de criminels sans que la justice ne parvienne à punir les responsables. Refusant l'impunité, il décide de se faire justice lui-même et élimine méthodiquement les membres du gang un par un. Sa quête de vengeance déclenche une guerre ouverte avec le frère de sa première victime, tout aussi déterminé à venger les siens. Le face-à-face entre les deux hommes s'enlise dans une spirale de représailles qui finit par engloutir tout ce à quoi Duncan tenait encore.
Le scénario s'inscrit dans la veine classique du film de vengeance américain, porté par une figure de père endeuillé prêt à transgresser la loi pour obtenir justice. Réalisé par Jared Cohn, habitué des productions d'action à petit budget, le film mise sur un casting mêlant stars établies comme Bruce Willis et Thomas Jane à des interprètes plus jeunes comme Clive Standen dans le rôle principal. Le tournage s'inscrit dans une série de productions similaires réalisées durant cette période par le même réalisateur, avec un tournage resserré et un budget limité.
Le film reçoit un accueil critique très tiède, plusieurs observateurs pointant un scénario convenu et une réalisation sans réelle ambition au-delà du strict divertissement d'action. La performance de Bruce Willis, alors en fin de carrière, est généralement perçue comme secondaire, l'acteur n'apparaissant que ponctuellement à l'écran. Le public se montre également peu enthousiaste, le film obtenant des notes basses sur les plateformes spécialisées, la majorité des spectateurs le classant parmi les productions d'action directement destinées au marché de la vidéo à la demande. Le film n'obtient aucune récompense notable et reste un titre confidentiel du catalogue d'action de genre.
Le tournage s'inscrit dans une série de films d'action tournés rapidement et à budget réduit, une pratique fréquente chez le réalisateur Jared Cohn au cours de cette période de sa carrière. La présence de Bruce Willis, alors que sa carrière touchait à sa fin en raison de problèmes de santé rendus publics peu après, a suscité une attention médiatique particulière autour de ce type de productions.
Le film reprend le thème classique de la justice personnelle et de l'engrenage de la vengeance, où chaque représaille en appelle une nouvelle jusqu'à l'anéantissement mutuel des deux camps. Il interroge, de façon assez sommaire, les limites entre justice légale et vengeance privée face à un système judiciaire perçu comme défaillant.
Après avoir éliminé l'ensemble du gang responsable de la mort de sa fille, William Duncan réalise que sa quête de vengeance ne lui a rien laissé d'autre qu'une vie détruite et une solitude totale. Le film se conclut sur une note amère, soulignant que la vengeance, même accomplie jusqu'au bout, ne répare jamais réellement la perte initiale.
Le titre français, Soif de vengeance, résume directement le moteur psychologique du personnage principal, dévoré par le besoin irrépressible de punir les responsables de la mort de sa fille. Le titre original, Vendetta, renvoie à la notion italienne de vengeance familiale transmise de génération en génération.
Le film fait partie des dernières apparitions à l'écran de Bruce Willis avant l'annonce publique de son retrait du métier d'acteur pour raisons de santé.
Death Wish d'Eli Roth, Taken de Pierre Morel, John Wick de Chad Stahelski, Peppermint de Pierre Morel.