Rose Da Silva emmène sa fille adoptive Sharon, sujette à des terreurs nocturnes évoquant sans cesse un mystérieux lieu appelé Silent Hill, jusqu'à cette ville fantôme abandonnée. Un accident de voiture provoque la disparition de l'enfant, poussant Rose à explorer seule les rues brumeuses et cauchemardesques de la ville. Elle découvre peu à peu un lieu hanté par des créatures monstrueuses et par le souvenir d'un terrible drame passé. Sa quête pour retrouver sa fille va la plonger au cœur des secrets les plus sombres de Silent Hill.
Christophe Gans, cinéaste français passionné de jeux vidéo, porte pendant plusieurs années le projet d'adapter au cinéma la célèbre saga de survival-horror Silent Hill, développée par Konami. Il souhaitait rester fidèle à l'atmosphère si particulière des jeux, faite de brume, de rouille et de créatures cauchemardesques, plutôt que de livrer une simple adaptation grand public édulcorée. Le scénariste Roger Avary, collaborateur régulier de Quentin Tarantino, est associé au projet pour construire un récit puisant dans plusieurs épisodes de la saga vidéoludique. Gans a pu s'appuyer sur un budget conséquent, rare pour une adaptation de jeu vidéo à cette époque, afin de recréer fidèlement l'iconographie si reconnaissable de la franchise. Le film est salué par de nombreux fans du jeu vidéo pour sa fidélité visuelle inhabituelle dans le genre de l'adaptation vidéoludique.
La critique se montre partagée à la sortie du film, saluant unanimement la réussite visuelle et l'atmosphère oppressante recréée par Christophe Gans, tout en pointant un scénario parfois confus pour les spectateurs non familiers du jeu vidéo. Plusieurs observateurs soulignent la qualité rare de l'adaptation, jugée fidèle à l'esprit de la licence originale. D'autres critiques regrettent un rythme inégal sur la durée du film. Le public de joueurs et d'amateurs de la saga vidéoludique réserve un accueil très favorable au film, saluant la fidélité de la reconstitution visuelle de l'univers de Silent Hill. Le film rencontre également un bon succès commercial à l'international, confirmant l'attrait du public pour cette adaptation. Il reste depuis considéré comme l'une des adaptations de jeu vidéo les plus abouties de sa génération. Le film a reçu plusieurs nominations dans des festivals spécialisés dans le cinéma fantastique et d'horreur.
Christophe Gans s'est directement inspiré des jeux vidéo Silent Hill développés par Konami, en s'efforçant de retranscrire fidèlement leur atmosphère si particulière, entre brume permanente et esthétique industrielle rouillée. Il a travaillé en étroite collaboration avec les créateurs originaux du jeu pour préserver l'esprit de la licence. Le tournage s'est révélé techniquement exigeant en raison de l'ampleur des décors et des effets spéciaux nécessaires pour recréer les créatures emblématiques de la saga, notamment le personnage du bourreau à la pyramide. La production a mobilisé un budget important pour une adaptation de jeu vidéo de cette époque. Radha Mitchell a dû se préparer physiquement pour les nombreuses scènes d'action et de tension du film, tourné dans des conditions parfois éprouvantes en raison de l'obscurité et de la fumée omniprésentes sur le plateau. Le rôle du bourreau à la pyramide, devenu emblématique de la franchise, a nécessité un travail de costume et de prothèses particulièrement long pour reproduire fidèlement le design du personnage originaire du jeu vidéo.
Le film explore la culpabilité et la vengeance, moteurs des événements surnaturels qui frappent la ville de Silent Hill. Il questionne également la maternité et le sacrifice, à travers la quête de Rose pour retrouver sa fille disparue. Le fanatisme religieux et ses dérives destructrices traversent aussi tout le récit, incarnés par la secte régnant sur la ville.
Le film révèle que les événements cauchemardesques de Silent Hill trouvent leur origine dans le meurtre d'une jeune fille accusée de sorcellerie par une secte religieuse extrémiste, dont l'esprit vengeur continue de hanter la ville. Rose parvient à sauver sa fille en perçant ce lien caché entre passé et présent, mais le film se referme sur une note ambiguë quant à leur retour définitif dans le monde réel. Cette fin ouverte entretient le doute sur la nature exacte de la réalité vécue par les personnages.
Le titre reprend simplement le nom de la ville fantôme fictive où se déroule l'intrigue, Silent Hill, directement issu de la licence de jeux vidéo dont le film est adapté.
La musique du film s'appuie largement sur les compositions originales d'Akira Yamaoka, compositeur historique de la saga vidéoludique, retravaillées pour l'occasion afin de conserver l'identité sonore si reconnaissable de la franchise.
Les amateurs de ce film apprécieront Resident Evil de Paul W.S. Anderson, également adapté d'un jeu vidéo d'horreur, ainsi que Le Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro pour son atmosphère sombre et onirique.