Rocky Balboa mène une vie paisible de champion respecté aux côtés de sa famille et de son ami fidèle Apollo Creed. Lorsque ce dernier décide de reprendre du service pour affronter Ivan Drago, un redoutable boxeur soviétique à la puissance physique impressionnante, la rencontre tourne à la tragédie : Apollo trouve la mort sur le ring. Rongé par la culpabilité et animé par un désir de vengeance, Rocky décide de partir en Union soviétique pour affronter lui-même Drago, dans des conditions d'entraînement extrêmement rudimentaires. Ce combat, disputé en pleine Guerre froide, dépasse rapidement le simple cadre sportif pour devenir un symbole de la rivalité entre deux mondes.
Rocky IV poursuit la saga écrite et réalisée par Sylvester Stallone, qui a voulu cette fois donner une dimension géopolitique à l'histoire en plaçant son héros au cœur de la rivalité entre les États-Unis et l'Union soviétique en pleine Guerre froide. Stallone a imaginé le personnage d'Ivan Drago, boxeur soviétique surentraîné scientifiquement, comme l'antithèse absolue de Rocky, opposant ainsi deux visions radicalement différentes de la préparation sportive et de l'humanité. Le film marque également un tournant vers un style plus spectaculaire et clippé, porté par de nombreux montages musicaux, en phase avec l'esthétique cinématographique des années 1980. Stallone a choisi de faire mourir Apollo Creed sur le ring pour donner une motivation tragique et personnelle au combat final entre Rocky et Drago, plutôt qu'une simple rivalité sportive.
La critique s'est montrée partagée face à Rocky IV, reconnaissant son efficacité spectaculaire et son sens du divertissement tout en regrettant un scénario simpliste et une caractérisation sommaire des personnages, notamment celui d'Ivan Drago. Plusieurs observateurs ont toutefois salué la dimension symbolique du film comme reflet de la Guerre froide dans la culture populaire américaine des années 1980. Le public a réservé un accueil extrêmement enthousiaste au film, qui est devenu le plus grand succès commercial de toute la saga Rocky, porté par des montages d'entraînement devenus cultes et une bande originale à succès. Rocky IV n'a pas été distingué par de récompense cinématographique majeure, mais son immense succès populaire en a fait l'un des films emblématiques du cinéma d'action des années 1980.
Sylvester Stallone a imaginé le personnage d'Ivan Drago comme l'antithèse scientifique et froide de Rocky, incarnant une préparation sportive méthodique et médicalisée face à l'instinct et la ténacité du boxeur américain. Le film a nécessité un important travail de mise en scène pour les nombreux montages d'entraînement devenus emblématiques de la saga, contrastant la préparation rudimentaire de Rocky en Sibérie avec les équipements sophistiqués de Drago. Sylvester Stallone a publié en 2024 une version director's cut du film, apportant principalement des scènes supplémentaires par rapport à la version cinéma sortie en 1985, sans en changer fondamentalement la structure.
Rocky IV explore la rivalité entre les États-Unis et l'Union soviétique à travers le prisme du sport, transformant un combat de boxe en véritable symbole géopolitique de la Guerre froide. Le film aborde aussi le deuil et la vengeance, à travers la mort d'Apollo Creed qui pousse Rocky à affronter Drago, ainsi que l'opposition entre une préparation sportive instinctive et humaine face à une approche scientifique et déshumanisée.
Le titre Rocky IV indique simplement qu'il s'agit du quatrième volet de la saga, centré sur l'affrontement entre Rocky Balboa et le boxeur soviétique Ivan Drago, dans un contexte de tensions internationales exacerbées.
On peut naturellement rapprocher Rocky IV des autres films de la saga, en particulier Rocky III pour sa dimension spectaculaire, ainsi que d'autres films d'action des années 1980 mettant en scène la rivalité américano-soviétique.