Dimanche, 12 juillet 2026
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Ripoux contre ripoux

Ripoux contre ripoux

1990 France
Synopsis

René Boirond et François Lesbuche, le célèbre duo de policiers aux méthodes peu orthodoxes révélé dans Les Ripoux, retrouvent leurs habitudes corrompues mais affectueuses dans les rues de Paris, désormais confrontés à une nouvelle génération de policiers bien plus intègres et déterminés à les démasquer. Cette suite du succès populaire de 1984 prolonge avec la même tendresse complice l'aventure de ces deux flics magouilleurs mais attachants, dont la philosophie de vie particulière continue de faire sourire le public français.

Genèse du film

Ripoux contre ripoux est la suite du film à succès Les Ripoux sorti en 1984, qui avait remporté un triomphe critique et populaire considérable en proposant une vision décalée et tendrement cynique de la corruption policière ordinaire dans les commissariats parisiens. Claude Zidi, fort du succès retentissant du premier opus qui avait également remporté plusieurs César, a souhaité prolonger l'aventure de ce duo de policiers atypiques en explorant de nouvelles situations comiques tout en conservant l'esprit tendrement subversif qui avait fait le charme de l'original. Le retour de Philippe Noiret et Thierry Lhermitte dans leurs rôles respectifs garantissait la continuité de cette alchimie comique particulière qui avait tant séduit le public français quelques années auparavant. Zidi cherchait à approfondir la relation entre ces deux personnages tout en les confrontant à de nouveaux défis professionnels et personnels, notamment l'émergence d'une nouvelle génération de policiers aux méthodes plus rigoureuses qui menacent directement leur fonctionnement habituel basé sur la complicité et les petits arrangements officieux avec le milieu criminel parisien.

Critiques et réception

Résumé des critiques professionnelles : Ripoux contre ripoux a reçu un accueil critique plus mitigé que son prédécesseur, les journalistes reconnaissant l'efficacité comique persistante du duo Noiret-Lhermitte tout en regrettant que cette suite ne parvienne pas à retrouver totalement la fraîcheur et l'originalité de surprise qui avaient fait le succès du premier film. Certains critiques ont noté que la formule, bien qu'efficace, montrait certains signes d'essoufflement par rapport à l'innovation comique de l'œuvre originale.

Réception du public : Le film a néanmoins connu un succès commercial très solide auprès du public français, la popularité du duo Noiret-Lhermitte et l'attachement du public pour ces personnages familiers ayant largement contribué à attirer les spectateurs en salles. Les fans du premier film ont généralement apprécié de retrouver leurs personnages favoris dans de nouvelles aventures, même si certains ont exprimé une légère déception comparative avec l'original.

Récompenses obtenues : Ripoux contre ripoux n'a pas reçu de distinctions majeures comparables à celles obtenues par le premier film, les suites étant traditionnellement moins primées que les œuvres originales qui les ont précédées, mais le succès commercial du film a confirmé la solidité de cette franchise populaire dans le paysage cinématographique français.

Anecdotes de tournage

Inspirations du réalisateur : Claude Zidi s'est appuyé sur le succès et la formule établie du premier film pour développer cette suite, cherchant à approfondir la psychologie et les relations entre ses deux personnages principaux tout en introduisant de nouveaux éléments comiques et narratifs pour éviter la simple répétition de situations déjà exploitées précédemment.

Difficultés de production : Le défi principal de cette suite résidait dans la nécessité de proposer suffisamment de nouveauté et de surprise pour justifier son existence tout en préservant les éléments qui avaient fait le succès du premier opus, un équilibre délicat que de nombreuses suites peinent traditionnellement à atteindre avec la même réussite que l'œuvre originale.

Anecdote sur une scène particulière : Les retrouvailles entre les deux personnages principaux et leur complicité retrouvée malgré les années écoulées ont été particulièrement soignées par Zidi, qui souhaitait que le public reconnaisse immédiatement la chimie comique caractéristique qui avait fait tout le charme du film original sorti six ans auparavant.

Thèmes abordés

Ripoux contre ripoux poursuit l'exploration tendrement cynique de la corruption policière ordinaire initiée dans le premier film, questionnant avec humour les frontières floues entre intégrité professionnelle et arrangements officieux dans le quotidien des forces de l'ordre françaises. Le conflit générationnel entre une vieille garde de policiers aux méthodes traditionnelles et une nouvelle génération plus rigoureuse et intègre constitue le moteur comique principal de cette suite, illustrant les mutations institutionnelles que connaît la police française. L'amitié et la loyauté entre les deux personnages principaux, malgré leurs petites combines et leurs compromissions morales, demeure le cœur émotionnel de cette franchise, célébrant une forme de fraternité masculine complice et touchante. Enfin, le film aborde avec légèreté la question de l'adaptation au changement et de la résistance aux nouvelles normes professionnelles imposées par une époque en pleine évolution.

⚠️ Attention : cette section révèle les éléments majeurs de l'intrigue.

Explication de la fin

La résolution du film voit généralement René et François parvenir à préserver leur position et leur mode de fonctionnement particulier malgré les tentatives de la nouvelle génération de policiers de les démasquer et de mettre fin à leurs pratiques peu orthodoxes, leur ingéniosité et leur expérience leur permettant une fois encore de se sortir des situations les plus délicates. Cette conclusion, fidèle à l'esprit du premier film, célèbre la résilience de ce duo atypique et leur capacité à naviguer entre les eaux troubles de la corruption ordinaire et une forme d'efficacité policière bien réelle, démontrant que leurs méthodes, bien que contestables sur le plan de la stricte légalité, produisent malgré tout des résultats tangibles dans la lutte contre la criminalité parisienne.

Signification du titre

Ripoux contre ripoux reprend le néologisme verlan créé pour le premier film, "ripoux" étant la transformation argotique du mot "pourri" appliqué aux policiers corrompus, tout en ajoutant l'idée d'une confrontation suggérée par le terme "contre". Ce titre annonce ainsi un possible affrontement ou une rivalité au sein même de cette catégorie de policiers aux pratiques douteuses, jouant sur l'ambiguïté entre la continuité de l'univers établi par le premier film et l'introduction de nouveaux conflits internes à explorer dans cette suite.

Actualités

Ripoux contre ripoux reste une suite appréciée par les amateurs du genre, bien que généralement considérée comme légèrement inférieure au premier opus qui avait marqué les esprits par son originalité et son succès critique exceptionnel. Le duo Noiret-Lhermitte demeure associé dans la mémoire collective française à cette franchise comique policière emblématique des années 1980 et 1990. Philippe Noiret, décédé en 2006, reste l'une des grandes figures du cinéma populaire français, et cette franchise constitue l'un des rôles les plus appréciés de sa filmographie tardive.

Films Similaires

Les Ripoux de Claude Zidi (1984) est le premier film de la franchise et reste indispensable pour comprendre l'origine de cette dynamique comique entre les deux personnages principaux. Ripoux 3 de Claude Zidi (2003) constitue le troisième et dernier volet de cette trilogie consacrée aux aventures de ce duo de policiers atypiques. La Totale de Claude Zidi (1991) partage avec ce film le même esprit de comédie policière française décalée. Les Tontons Flingueurs de Georges Lautner (1963) appartient à la même tradition du polar comique français à la dialogue savoureux. Enfin, L.627 de Bertrand Tavernier (1992) offre un contrepoint plus dramatique et plus réaliste sur les pratiques parfois discutables de la police française, dans un registre radicalement différent de la comédie.