Marty McFly et Doc Brown reprennent du service pour une nouvelle aventure temporelle qui les emmène cette fois dans le futur, plus précisément en 2015. Leur mission : empêcher le fils de Marty de commettre une erreur qui ruinera sa vie et celle de sa famille. Mais le machiavélique Biff Tannen, désormais âgé et richissime, met la main sur la DeLorean et l'almanach des sports, modifiant ainsi le passé pour créer une réalité alternative où Hill Valley est devenu un enfer. Marty et Doc doivent alors voyager entre différentes époques pour réparer les dégâts et restaurer la timeline originale, dans une course contre la montre haletante.
Le succès phénoménal du premier Retour vers le futur en 1985 pousse naturellement Universal Pictures et les créateurs à envisager une suite. Robert Zemeckis et Bob Gale, le scénariste, décident de tourner deux films simultanément pour capitaliser sur l'élan du premier et répondre à l'attente du public. L'idée originelle de Zemeckis était d'explorer les possibilités offertes par le voyage dans le temps, notamment la vision du futur et les paradoxes temporels. Le réalisateur s'inspire des films de science-fiction des années 50 et 60, tout en y ajoutant sa touche personnelle et son sens du récit. Il imagine un futur crédible mais exagéré, avec des technologies qui fascinent encore aujourd'hui. Le scénario est construit comme un puzzle complexe, où chaque modification du passé a des répercussions en cascade sur le présent. Zemeckis et Gale travaillent pendant des mois pour créer une intrigue cohérente qui respecte les règles établies dans le premier film. Finalement, Retour vers le futur 2 naît de la volonté de repousser les limites du concept original, tout en offrant un spectacle à la hauteur des attentes.
Résumé des critiques professionnelles : La critique accueille la suite avec un enthousiasme mesuré mais globalement positif, saluant l'ambition du projet et la complexité du scénario. Les journalistes louent la prouesse technique, notamment les effets spéciaux révolutionnaires pour l'époque et la vision du futur qui a marqué les esprits. Certains regrettent cependant un film qui souffre de la comparaison avec son prédécesseur, jugé plus abouti émotionnellement. Néanmoins, la majorité reconnaît le talent de Zemeckis pour maintenir le suspense et l'humour tout au long de cette aventure temporelle. Le New York Times et Variety soulignent la maîtrise narrative et la capacité du film à surprendre le public.
Réception du public : Le public mondial répond massivement présent, offrant au film un démarrage exceptionnel au box-office. Les spectateurs sont fascinés par la vision du futur et les nombreuses références au premier film qui créent un sentiment de familiarité et de nostalgie. Le bouche-à-oreille est particulièrement favorable, avec de nombreux fans qui reviennent voir le film plusieurs fois pour en saisir toutes les subtilités. Le film rapporte plus de 330 millions de dollars dans le monde, confirmant son statut de blockbuster majeur. Il devient rapidement un classique de la science-fiction et influence toute une génération de cinéastes.
Récompenses obtenues : Le film est nommé à plusieurs reprises pour ses effets spéciaux et son travail technique, témoignant de la reconnaissance de l'industrie. Il remporte un BAFTA Award pour les meilleurs effets spéciaux visuels, confirmant son innovation dans ce domaine. Bien qu'il ne rafle pas les Oscars, il reste dans les mémoires pour sa prouesse visuelle et narrative. Le film est également salué pour son montage et sa direction artistique, qui créent un univers cohérent et immersif. Cette reconnaissance technique valide le pari audacieux de tourner deux films simultanément.
Inspirations du réalisateur : Robert Zemeckis s'est inspiré des films de science-fiction classiques, notamment Metropolis de Fritz Lang et Les Temps modernes de Charlie Chaplin, pour créer sa vision du futur. Il a également étudié les tendances technologiques de l'époque pour imaginer des inventions crédibles mais exagérées. Le réalisateur a visionné des documentaires sur l'évolution des villes américaines pour concevoir un Hill Valley futuriste cohérent. Il s'est aussi inspiré des comics et des magazines de science-fiction des années 50 pour créer l'esthétique visuelle du film. Cette approche mêlant nostalgie et anticipation est au cœur de l'identité du film.
Difficultés de production : Le tournage simultané des deux suites a présenté des défis logistiques considérables, avec des acteurs qui devaient jouer des scènes dans différentes temporalités. Les effets spéciaux, notamment les séquences en hoverboard et les transformations de Hill Valley, ont nécessité des mois de travail en post-production. Le budget a atteint les 40 millions de dollars, un chiffre considérable pour l'époque, nécessitant une gestion rigoureuse. De plus, la nécessité de respecter la continuité avec le premier film a imposé des contraintes strictes aux scénaristes et aux décorateurs. Michael J. Fox a également dû gérer un emploi du temps chargé, tournant simultanément la série Family Ties.
Anecdote sur une scène particulière : La scène où Marty rencontre son fils et sa fille dans le futur a été particulièrement complexe à tourner en raison des effets spéciaux nécessaires pour vieillir ou rajeunir les acteurs. Michael J. Fox a dû porter des prothèses et des maquillages élaborés pour incarner son propre fils et sa propre fille. L'équipe a utilisé des techniques de morphing innovantes pour l'époque, créant des transitions fluides entre les différentes versions des personnages. Il a fallu plusieurs mois de travail en post-production pour que ces scènes paraissent crédibles. Cette séquence est devenue iconique et a marqué l'imaginaire collectif sur la représentation du futur.
Casting initialement prévu : Le rôle de Jennifer Parker, initialement interprété par Claudia Wells dans le premier film, a été repris par Elisabeth Shue en raison de l'indisponibilité de Wells. Crispin Glover, qui jouait George McFly dans le premier opus, n'a pas souhaité revenir pour la suite en raison de désaccords financiers. Son personnage a donc été réécrit et remplacé par Jeffrey Weissman, portant des prothèses faciales pour ressembler à Glover. Cette controverse a conduit à une modification des contrats des acteurs pour les suites, afin d'éviter ce type de problème à l'avenir. Lea Thompson et Thomas F. Wilson reviennent quant à eux pour incarner leurs rôles dans différentes temporalités.
Le film explore avec ingéniosité les thèmes du voyage dans le temps, des paradoxes temporels et des conséquences de nos actions sur le futur. À travers la vision de 2015, Zemeckis interroge notre rapport à la technologie et à l'évolution de la société. On y aborde aussi la famille, la transmission et la responsabilité de nos choix, à travers les relations entre Marty et ses descendants. Le film questionne également la notion de destin et la possibilité de changer son avenir, tout en maintenant un ton léger et aventureux.
La fin du film voit Marty et Doc réussir à restaurer la timeline originale en récupérant l'almanach des sports des mains de Biff. Cependant, alors qu'ils s'apprêtent à retourner en 1985, la DeLorean est frappée par la foudre et Doc est envoyé accidentellement en 1885. Marty reçoit alors une lettre de Doc, datée de 1885, l'informant qu'il est vivant et bloqué dans le passé. Le film se termine sur ce cliffhanger, laissant Marty face à un nouveau défi : sauver son ami du Far West. Cette fin ouverte prépare directement le troisième volet et maintient le suspense jusqu'à la sortie du film suivant.
Le titre Retour vers le futur 2 indique clairement qu'il s'agit de la suite directe du premier film, poursuivant les aventures temporelles de Marty et Doc. L'expression Retour vers le futur, déjà présente dans le premier opus, évoque le paradoxe du voyage dans le temps : on retourne vers le futur en modifiant le passé. Le chiffre 2 annonce une continuation de l'aventure, avec de nouveaux défis et de nouvelles époques à explorer. Ce titre simple et efficace ancre le film dans la continuité de la saga tout en promettant une aventure renouvelée.
La bande originale, composée par Alan Silvestri, reprend les thèmes iconiques du premier film tout en les développant pour cette suite ambitieuse. Silvestri crée de nouveaux motifs musicaux pour accompagner les séquences dans le futur et les différentes temporalités. Le score mêle habilement orchestre symphonique et synthétiseurs, créant une atmosphère à la fois nostalgique et futuriste. Les chansons des années 80, notamment Power of Love de Huey Lewis and the News, viennent ponctuer le film et renforcer son ancrage dans son époque. Cette BO est devenue iconique et contribue largement à l'identité sonore de la saga.
Le film reste une référence absolue de la science-fiction et est régulièrement rediffusé à la télévision, notamment en 2015 lorsque l'année du futur est enfin atteinte. De nombreux médias ont célébré l'anniversaire de cette date en comparant les prédictions du film avec la réalité, créant un buzz médiatique important. Des produits dérivés, notamment des répliques de la DeLorean et des hoverboards, continuent de se vendre avec succès. La trilogie complète a été restaurée en 4K et ressortie en Blu-ray, permettant aux nouvelles générations de découvrir ce classique. Robert Zemeckis et Bob Gale ont participé à de nombreuses conventions et documentaires pour revenir sur la création de cette saga iconique.
Les amateurs de ce film apprécieront évidemment le premier Retour vers le futur et sa suite directe, Retour vers le futur 3. On peut également citer Terminator 2 : Le Jugement dernier, autre suite qui repousse les limites de la science-fiction et des effets spéciaux. Du côté des voyages dans le temps, on retrouvera L'Armée des 12 singes de Terry Gilliam ou Looper de Rian Johnson. Les fans de Zemeckis se tourneront aussi vers Forrest Gump ou Seul au monde, qui partagent ce sens du récit et de l'émotion.