À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Jan Nowak-Jezioranski, courageux héros de la résistance polonaise, sert d'agent de liaison entre les commandants de l'Armée de l'intérieur polonaise et le gouvernement polonais en exil à Londres. Traqué par l'ensemble des services secrets de l'Axe, il doit regagner Varsovie au péril de sa vie avec des informations déterminantes pour l'issue de la guerre. Sa mission, aussi périlleuse que décisive, pourrait influencer le sort du soulèvement de Varsovie contre l'occupant allemand. Inspiré d'une histoire vraie, le film retrace le parcours de cet espion polonais surnommé le « James Bond polonais ».
Resistance Fighter, connu sous son titre original Kurier, retrace l'histoire vraie de Jan Nowak-Jezioranski, figure héroïque de la résistance polonaise durant la Seconde Guerre mondiale, surnommé de son vivant le « James Bond polonais » pour ses exploits d'agent de liaison. Le réalisateur Wladyslaw Pasikowski, connu pour ses films d'action et de guerre polonais à succès comme la saga Pitbull, a souhaité rendre hommage à cette figure historique méconnue en dehors de la Pologne, à l'occasion de l'anniversaire du soulèvement de Varsovie, plus vaste opération de résistance en Europe occupée par l'Allemagne nazie. Pasikowski explique avoir voulu raconter cette histoire vraie et rocambolesque avec les codes modernes du film d'espionnage et d'action, considérant que même les scénaristes de James Bond n'auraient pas osé imaginer un parcours aussi extraordinaire. Le film s'appuie sur les mémoires et les témoignages laissés par Jan Nowak-Jezioranski lui-même, décédé en 2005, pour retracer avec fidélité historique les principales étapes de sa mission.
Le film a reçu un accueil critique mitigé, certains observateurs saluant la reconstitution historique soignée et l'aspect spectaculaire du récit, d'autres reprochant au personnage principal un comportement d'espion parfois peu crédible et à l'intrigue de manquer de tension dramatique compte tenu d'une issue historique déjà connue du public. Le public s'est montré plus indulgent envers cette production, appréciant la dimension patriotique du récit et la volonté de faire connaître cette figure historique polonaise au-delà des frontières du pays. Resistance Fighter n'a pas été distingué par des récompenses internationales majeures, mais a bénéficié d'une reconnaissance particulière en Pologne, où l'histoire de Jan Nowak-Jezioranski reste profondément ancrée dans la mémoire collective.
Le réalisateur Wladyslaw Pasikowski, également scénariste du film, a mené d'importantes recherches historiques pour reconstituer avec précision le contexte de l'occupation allemande en Pologne durant la Seconde Guerre mondiale. Le tournage a impliqué une distribution internationale, notamment l'acteur polonais Philippe Tłokiński dans le rôle principal aux côtés de comédiens allemands et britanniques, afin de représenter fidèlement les différents théâtres d'opérations traversés par le héros, de Varsovie à Londres en passant par l'Allemagne occupée. La reconstitution du soulèvement de Varsovie de 1944, point culminant historique évoqué dans le film, a nécessité des moyens de production considérables pour l'industrie cinématographique polonaise.
Resistance Fighter explore le courage et le sacrifice individuel au service d'une cause collective, à travers le parcours d'un homme prêt à risquer sa vie pour transmettre des informations vitales à ses alliés. Le film interroge également les rapports de force complexes entre les grandes puissances alliées et le sort réservé à la Pologne à l'issue de la guerre, ainsi que la mémoire de la résistance polonaise face à l'occupation nazie.
À la fin du film, Jan Nowak-Jezioranski parvient à accomplir sa mission périlleuse et à transmettre les informations cruciales concernant la situation de la résistance polonaise aux autorités alliées à Londres. Le film se conclut sur une note douce-amère, rappelant que malgré l'héroïsme du personnage, le sort de la Pologne d'après-guerre sera in fine décidé par les grandes puissances sans réel égard pour les sacrifices de la résistance polonaise. Cette conclusion historique confère au récit une dimension tragique qui dépasse le simple exploit individuel du héros.
Le titre original polonais, Kurier, signifie littéralement « le messager » ou « le courrier », en référence directe à la fonction occupée par Jan Nowak-Jezioranski, chargé de transmettre des messages vitaux entre la résistance polonaise et le gouvernement en exil à Londres. Le titre anglais et français, Resistance Fighter, met davantage l'accent sur l'engagement héroïque du personnage au sein de la résistance polonaise plutôt que sur sa fonction précise de messager.
Les amateurs de Resistance Fighter pourront se tourner vers Katyn d'Andrzej Wajda, autre grand film polonais consacré aux tragédies de la Seconde Guerre mondiale, ou vers Le Pianiste de Roman Polanski, pour son évocation poignante de l'occupation allemande à Varsovie.