Amine est un brillant professeur de civilisation arabe à l'université de Bordeaux, parfaitement intégré à sa vie urbaine et intellectuelle. Sa routine est perturbée lorsqu'il doit retourner dans son village d'origine, situé au cœur du Sud-Ouest de la France, pour régler des affaires familiales urgentes. Sur place, son père, président de la communauté musulmane locale, tente par tous les moyens de le convaincre de devenir le nouvel imam de la petite mosquée de quartier. Entre quiproquos culturels, pressions de la communauté et choc des générations, Amine se retrouve au centre d'une joyeuse zizanie locale.
Ce projet de comédie sociale trouve ses racines dans le désir de son réalisateur Zangro de proposer un regard tendre, humoristique et profondément humain sur la vie des musulmans de province en France. L'idée originelle est née de l'observation de situations vécues au sein de petites communautés religieuses locales où le bon sens l'emporte souvent sur les dogmes rigides. L'inspiration est venue des grandes comédies de mœurs à la française qui parviennent à traiter de sujets de société complexes par le biais du rire et de la bienveillance. L'auteur a conçu cette fable contemporaine pour abattre les préjugés et célébrer le vivre-ensemble en milieu rural.
Les critiques professionnelles ont chaleureusement salué cette fiction lors de sa diffusion, louant la finesse d'écriture du scénario et l'absence totale de clichés grossiers sur son sujet sensible. Plusieurs journalistes ont souligné le jeu exceptionnel et nuancé de Lyes Salem ainsi que l'humanisme global qui se dégage du récit. Le public a réservé un accueil très enthousiaste au long-métrage, appréciant la drôlerie des situations et l'attachement profond suscité par les différents personnages du village. Les spectateurs ont particulièrement applaudi la manière dont le film désamorce les tensions culturelles par l'humour de situation. Sur le plan des distinctions, le film a été récompensé par le prestigieux Prix de la meilleure fiction comique au Festival de la fiction TV de La Rochelle.
Le réalisateur Zangro s'est inspiré du cinéma italien d'après-guerre pour équilibrer la légèreté des dialogues avec une vraie profondeur sociale ancrée dans les paysages de province. Le tournage s'est déroulé dans la convivialité en région Nouvelle-Aquitaine, les habitants locaux participant activement en tant que figurants lors des scènes de rassemblement du village. Une anecdote de tournage raconte que plusieurs scènes de débats théologiques entre le père et le fils ont été enrichies par les improvisations spontanées des comédiens principaux. Pour le casting initialement prévu, le réalisateur tenait absolument à engager des figures fortes du cinéma franco-algérien pour garantir la justesse du ton et la sincérité des relations familiales.
Le film aborde avec intelligence les thèmes de l'identité culturelle, de la transmission spirituelle intergénérationnelle et de l'intégration républicaine. Il traite également de la laïcité au quotidien, de la vie associative en milieu rural et de la réconciliation nécessaire entre modernité intellectuelle et traditions familiales.
À la fin de l'histoire, Amine parvient à trouver un compromis astucieux qui respecte à la fois ses aspirations personnelles et les attentes affectueuses de son père. En acceptant d'apporter sa vision moderne et érudite de la culture arabe au village, il pacifie les esprits et resserre les liens entre les habitants du bourg. Le film s'achève sur une note d'espoir et de fraternité festive, illustrant le triomphe du dialogue et de la tolérance sur l'intolérance.
Le titre est un jeu de mots astucieux qui télescope le mot arabe Ramadan avec l'expression familière française ramdam qui signifie faire du bruit ou créer du désordre, résumant parfaitement l'ambiance burlesque du film.
L'œuvre est régulièrement projetée dans le cadre de festivals citoyens et de débats associatifs pour sa capacité unique à favoriser le dialogue interculturel et l'apaisement social à travers l'humour.