Durant la Grande Dépression, un riche homme d'affaires, un entraîneur solitaire et un jockey marginal unissent leurs destins autour d'un cheval de course chétif et jugé sans avenir, Seabiscuit. Contre toute attente, ce cheval au tempérament indomptable va devenir, sous leur direction commune, l'un des plus grands champions de son époque. Son parcours extraordinaire redonne espoir à toute une Amérique meurtrie par la crise économique. Les victoires successives de Seabiscuit en font bientôt une véritable légende nationale.
Le film est adapté du livre Seabiscuit: An American Legend de Laura Hillenbrand, publié en 2001, qui retraçait avec une grande précision documentaire l'histoire réelle de ce cheval de course devenu une icône nationale durant la Grande Dépression. Gary Ross, réalisateur et scénariste, souhaitait raconter cette histoire comme une véritable fresque sur l'Amérique des années 1930, mêlant petite et grande histoire à travers le destin de trois hommes que tout opposait. L'idée d'associer un homme d'affaires ruiné puis reconstruit, un entraîneur taciturne et un jockey marginal permettait de multiplier les portraits humains autour de ce cheval hors norme. Ross voulait avant tout montrer comment ce cheval était devenu un symbole d'espoir collectif pour tout un pays en crise.
La critique salue unanimement la reconstitution soignée de l'époque, la qualité des scènes de course et les performances de l'ensemble du casting, notamment celle de Jeff Bridges. Le film est considéré comme l'un des meilleurs représentants du genre du biopic sportif hollywoodien classique. Plusieurs observateurs saluent également la manière dont le film relie le destin du cheval à celui de toute une nation en crise. Le public réserve un accueil très favorable au film, séduit par son message d'espoir et sa reconstitution grandiose de l'Amérique de la Grande Dépression. Il devient un succès commercial notable à sa sortie. Le film touche particulièrement les amateurs de courses hippiques ainsi qu'un public plus large sensible aux récits inspirants. Le film obtient sept nominations aux Oscars, notamment pour le meilleur film, la meilleure photographie et le meilleur scénario adapté, sans toutefois remporter de statuette.
Gary Ross s'est directement inspiré du livre très documenté de Laura Hillenbrand, s'appuyant sur des recherches historiques poussées pour restituer fidèlement l'ambiance des champs de courses américains des années 1930. Filmer les scènes de course avec de véritables chevaux à grande vitesse a représenté un défi technique et logistique important, nécessitant plusieurs chevaux doublures pour incarner Seabiscuit selon les différentes séquences. La reconstitution de l'Amérique de la Grande Dépression, entre décors urbains et hippodromes d'époque, a également nécessité un travail de production considérable. Tobey Maguire a dû suivre un entraînement intensif d'équitation pour incarner de façon crédible le jockey Red Pollard, dont le propre parcours personnel marqué par l'adversité fait écho à celui du cheval Seabiscuit.
Le film explore la résilience collective face à l'adversité économique, à travers le destin d'un cheval jugé sans avenir devenu symbole national d'espoir. Il aborde également la reconstruction personnelle de chacun des trois hommes réunis autour de Seabiscuit, chacun portant ses propres blessures et échecs passés. La solidarité et la confiance mutuelle, entre l'homme et l'animal comme entre les personnages eux-mêmes, traversent également tout le récit.
Après une grave blessure ayant menacé de mettre fin à sa carrière, Seabiscuit parvient à revenir sur les pistes et remporte la prestigieuse Santa Anita Handicap, consacrant définitivement sa légende auprès du public américain. Le film se termine sur cette victoire triomphale, symbole ultime de la capacité de résilience du cheval comme des hommes qui l'ont accompagné tout au long de son parcours exceptionnel.
Le titre français, Pur sang, la légende de Seabiscuit, met l'accent sur la dimension légendaire acquise par ce cheval de course réel durant son époque, tandis que le titre original, Seabiscuit, reprend simplement le nom du cheval lui-même.
La partition de Randy Newman, empreinte de nostalgie et d'ampleur symphonique, accompagne avec grandeur les scènes de course et contribue fortement à l'émotion du récit, lui valant une nomination à l'Oscar de la meilleure musique originale.
Les amateurs de ce film pourront se tourner vers Secretariat pour son traitement similaire d'un cheval de course légendaire, ou vers Cinderella Man de Ron Howard pour son évocation comparable de l'espoir populaire durant la Grande Dépression.