Dans un futur proche, un virus dévastateur détruit progressivement toute vie végétale sur Terre, menaçant l'espèce humaine d'asphyxie à court terme. Des scientifiques découvrent une mystérieuse sphère extraterrestre, capable de générer la vie et de terraformer des planètes lointaines. Une équipe internationale d'élite est alors envoyée dans l'espace pour trouver un nouveau foyer habitable pour l'humanité. Mais au cours du voyage, l'équipage va découvrir qu'une présence hostile et inconnue a également embarqué à son bord.
Project Gemini est un film de science-fiction russe porté par le scénariste Vyacheslav Lisnevskiy, également crédité à la réalisation aux côtés de Serik Beyseu, qui a lui-même fait ses armes comme monteur avant de passer derrière la caméra. Le scénario, coécrit avec Dmitri Jigalov, s'inspire ouvertement des grands classiques du cinéma de science-fiction spatiale, en particulier Interstellar de Christopher Nolan et Alien de Ridley Scott, dont le film emprunte plusieurs éléments narratifs et visuels. L'équipe créative souhaitait proposer une production de science-fiction ambitieuse à l'échelle du cinéma russe, misant sur des effets spéciaux numériques soignés malgré un budget resserré par rapport aux standards hollywoodiens. Le tournage s'est déroulé à Moscou et au Kazakhstan, sur des lieux choisis pour leur architecture délibérément futuriste, avec la collaboration de consultants ayant travaillé auprès d'astronautes russes à la Cité des étoiles.
Le film a reçu un accueil critique très défavorable, de nombreux observateurs lui reprochant un scénario convenu multipliant les emprunts évidents à Interstellar et Alien sans jamais parvenir à développer une identité propre. Le jeu des acteurs et les dialogues ont également été jugés particulièrement faibles par plusieurs critiques internationaux, qui n'ont généralement salué que la qualité des effets visuels au regard du budget limité du film. Le public s'est montré tout aussi sévère, certains spectateurs reconnaissant toutefois un divertissement honnête pour les amateurs de science-fiction peu exigeants. Project Gemini n'a été distingué par aucune récompense notable lors de sa sortie.
L'équipe du film a pu bénéficier de consultations avec des astronautes russes lors d'une visite à la Cité des étoiles, centre d'entraînement historique du programme spatial soviétique puis russe, afin de rendre plus crédible la vie à bord du vaisseau. Le tournage a nécessité près de deux mois de prises de vues entre Moscou et le Kazakhstan, les décors ayant été choisis pour leur architecture futuriste, notamment un centre d'affaires récemment construit dans le quartier de Moscow-City. Les effets spéciaux numériques, particulièrement soignés pour une production russe de ce budget, ont représenté l'essentiel des dépenses de production du film.
Project Gemini interroge la survie de l'espèce humaine face à une catastrophe environnementale majeure, ainsi que les sacrifices individuels nécessaires pour assurer l'avenir collectif. Le film aborde également la coopération internationale face à une menace existentielle, ainsi que la confrontation avec l'inconnu et la peur de ce qui échappe à la compréhension humaine.
À la fin du film, l'équipage parvient à neutraliser la menace hostile qui s'était introduite à bord du vaisseau, mais au prix de lourds sacrifices humains parmi les membres de la mission. Le message final de terraformation est finalement transmis vers la Terre malgré les épreuves traversées, laissant entrevoir un espoir de survie pour l'humanité restée sur la planète mère. Le film se termine sur une note en demi-teinte, entre le sacrifice des personnages et l'espoir ténu que leur mission n'aura pas été vaine.
Le titre Project Gemini fait référence au nom de code de la mission spatiale internationale au cœur du récit, chargée de trouver une nouvelle planète habitable pour l'humanité. Le terme « Gemini », qui signifie « jumeaux » en latin, évoque également le principe de duplication de la sphère extraterrestre utilisée par l'équipage pour tenter de recréer les conditions de la vie sur une autre planète.
Les amateurs de Project Gemini pourront se tourner vers Interstellar de Christopher Nolan et Alien, le huitième passager de Ridley Scott, deux références assumées dont le film reprend de nombreux éléments narratifs et visuels.