Will Freeman est un trentenaire londonien, riche, paresseux et farouchement célibataire, vivant des royalties d'une chanson de Noël écrite par son père. Pour faire de nouvelles rencontres amoureuses faciles, il s'invente un fils imaginaire et s'incruste dans un groupe de parents célibataires. C'est là qu'il croise Marcus, un jeune garçon timide et harcelé à l'école, dont la mère souffre d'une grave dépression. Contre toute attente, un lien unique et touchant va se tisser entre l'adulte immature et l'enfant précoce.
L'intrigue est tirée du roman à succès mondial d'un célèbre écrivain britannique, réputé pour ses chroniques contemporaines douces-amères. Les producteurs voulaient adapter cette œuvre en conservant son humour typiquement anglais tout en lui donnant une portée émotionnelle universelle. L'idée de départ repose sur la collision fortuite entre deux solitudes que tout sépare en apparence dans le Londres moderne. L'inspiration des cinéastes est venue de la volonté de montrer que la famille ne se limite pas aux liens du sang directs.
La critique professionnelle a encensé cette comédie dramatique, louant l'intelligence de son écriture et l'alchimie parfaite de son duo d'acteurs. Les spécialistes ont applaudi la performance nuancée du comédien principal, qui cassait là son image habituelle de séducteur superficiel. Le public a été massivement charmé par la drôlerie constante et la tendresse bouleversante de cette histoire de vie. Les spectateurs ont plébiscité l'équilibre délicat trouvé entre les moments de pure comédie et les sujets plus graves. Le long-métrage a reçu une prestigieuse nomination à l'Oscar du meilleur scénario adapté.
Le réalisateur s'est inspiré du style des comédies de mœurs européennes pour filmer les rues et le quotidien de la banlieue londonienne. Durant le tournage, la jeune révélation qui incarnait Marcus a impressionné toute l'équipe par sa maturité et sa capacité à improviser face aux adultes. Une scène mémorable de concert scolaire a nécessité deux jours de répétitions pour capter l'émotion et le malaise comique parfaits. Au tout début des réflexions, le studio pensait confier le projet à un réalisateur américain de blockbusters avant de choisir des cinéastes plus intimistes.
Le film aborde la peur de l'engagement, l'immaturité chronique des adultes modernes et l'importance de s'ouvrir aux autres pour briser l'isolement. Il traite avec une grande sensibilité de la dépression parentale vue à travers les yeux protecteurs d'un enfant. La reconstruction d'une cellule familiale alternative est au cœur du propos.
Lors du spectacle de fin d'année, Will monte courageusement sur scène pour chanter aux côtés de Marcus afin de lui éviter l'humiliation publique. Ce geste désintéressé marque sa maturité définitive et son intégration émotionnelle dans la vraie vie. Le film se termine sur un repas de Noël chaleureux où chacun a trouvé sa place au sein de cette famille d'adoption.
Le titre original fait référence à la célèbre citation poétique affirmant qu'aucun homme n'est une île isolée du reste du monde. Il souligne le parcours de Will qui réalise qu'il a besoin de s'attacher aux autres pour donner un sens à sa propre existence.
La bande originale entièrement composée par l'artiste folk Badly Drawn Boy apporte une signature sonore acoustique, douce et mélancolique indispensable à l'atmosphère chaleureuse du film.
Le long-métrage est régulièrement rediffusé et salué comme l'une des meilleures adaptations littéraires de sa décennie, ayant révélé le jeune Nicholas Hoult au grand public.
Si vous aimez les comédies dramatiques anglaises piquantes et tendres, vous apprécierez High Fidelity, Love Actually ou Little Miss Sunshine.