Le voyage de Sacha et ses amis les mène à Alamos Town, une magnifique cité qui abrite les tours de l'Espace-Temps. Très vite, des perturbations étranges secouent la ville, provoquant la panique chez les habitants et les Pokémon sauvages. Alors que le mystérieux Darkrai est pointé du doigt, les forces titanesques de Dialga et Palkia s'affrontent dans une dimension parallèle. Sacha et ses compagnons doivent tout mettre en œuvre pour sauver la ville d'une destruction totale.
L'idée originelle de ce long-métrage est née de la volonté d'explorer plus en profondeur la mythologie de la quatrième génération de Pokémon introduite dans les jeux Diamant et Perle. Le réalisateur Kunihiko Yuyama a puisé son inspiration visuelle lors d'un voyage de repérage en Espagne, notamment à Barcelone, pour concevoir l'architecture unique d'Alamos Town. Les structures massives de la ville et ses jardins s'inspirent directement des œuvres d'Antoni Gaudí. Cette fusion entre fantastique japonais et architecture européenne a permis de poser les bases d'un récit plus sombre et épique que les précédents.
Les critiques professionnelles ont globalement salué l'ambition visuelle de ce dixième opus, soulignant la qualité de l'animation lors des combats dantesques entre les divinités de l'espace et du temps. Le ton plus mature et l'introduction du personnage tragique de Darkrai ont également été perçus comme une évolution bienvenue pour la franchise. Du côté du public, les fans de la première heure ont accueilli le film avec un immense enthousiasme, louant l'atmosphère mystérieuse et touchante de l'intrigue. Le film a réalisé d'excellentes performances au box-office japonais, se positionnant parmi les plus grands succès de l'année. Bien qu'il n'ait pas remporté de prix cinématographiques majeurs, il a consolidé sa réputation comme l'un des meilleurs films Pokémon de sa génération.
Pour nourrir l'ambiance gothique du film, l'équipe de production s'est imprégnée de l'art architectural catalan pour concevoir les fameuses tours de l'Espace-Temps. Les animateurs ont rencontré d'importantes difficultés techniques pour modéliser de manière fluide les pouvoirs de distorsion de la réalité induits par l'affrontement de Palkia et Dialga. Une scène particulièrement mémorable montre Darkrai surgissant des ombres du jardin, une séquence minutieusement travaillée pour susciter une tension presque horrifique chez les spectateurs. Au départ, le design de Darkrai devait être encore plus effrayant, mais le casting graphique a été adouci pour ne pas trop heurter la sensibilité du jeune public.
Le film abrite des thématiques profondes telles que l'incompréhension face à la différence et le danger des jugements hâtifs incarnés par le rejet de Darkrai. Il explore également l'équilibre fragile de la nature et du cosmos, malmené par l'orgueil et les conflits de puissances supérieures.
La fin du film se résout grâce à la musique de l'Oracion, jouée depuis le sommet des tours, qui parvient à apaiser la colère destructrice de Dialga et Palkia. Alamos Town est finalement restaurée dans sa dimension d'origine, et Darkrai, que l'on croyait disparu après son sacrifice héroïque, réapparaît discrètement dans l'ombre, confirmant son rôle de gardien protecteur de la cité.
Le titre met en avant la figure centrale de Darkrai et son ascension spirituelle, passant du statut de paria redouté à celui de héros protecteur et respecté par la communauté.
La bande originale se distingue de manière exceptionnelle par l'inclusion du morceau classique 'Oracion', une mélodie envoûtante au carillon et à l'orgue qui transcende le dénouement du film.
Le film reste régulièrement célébré lors des rétrospectives officielles de la franchise Pokémon et continue d'être rendu disponible sur les plateformes de streaming pour les nouvelles générations de fans.
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