Après avoir enfin trouvé un équilibre familial avec Bea et Thomas, Pierre Lapin doit composer avec un sentiment persistant d'être perçu comme le "vilain lapin" de la famille. Lorsque le livre pour enfants inspiré de ses aventures rencontre un succès inattendu, il part explorer la grande ville avec ses amis, séduit par les possibilités qu'elle semble offrir. Il y croise la route d'un lapin escroc qui l'entraîne malgré lui dans des combines douteuses. Pierre Lapin devra alors choisir entre l'attrait de cette nouvelle liberté et l'amour sincère de sa famille adoptive.
Suite du long métrage de 2018 inspiré des célèbres personnages créés par l'illustratrice britannique Beatrix Potter au début du vingtième siècle, ce second volet a été pensé pour approfondir la question de l'identité du personnage principal, souvent perçu comme un fauteur de trouble malgré ses bonnes intentions. Will Gluck a souhaité faire évoluer le ton de la franchise vers une réflexion plus assumée sur l'acceptation de soi, tout en conservant l'hybridation entre prises de vue réelles et animation par ordinateur qui avait fait le succès du premier film. L'équipe créative s'est inspirée de la structure classique des récits d'apprentissage urbain, où un personnage naïf découvre les tentations et les dangers de la ville, pour construire la trame de cette suite.
Les critiques ont globalement jugé ce second volet plus abouti que le premier, saluant une intrigue plus originale et une réflexion plus fine sur l'identité du personnage principal. Certains ont toutefois estimé que le film reprenait des ressorts comiques déjà largement exploités par le genre du film familial hybride.
Le jeune public a apprécié le rythme enlevé du film ainsi que les nombreuses séquences d'action burlesque impliquant Pierre Lapin et sa bande. Les familles ont également salué le message positif du film sur l'acceptation de soi, jugé plus mature que celui du premier opus sans pour autant perdre en légèreté.
Le film n'a pas été particulièrement distingué lors des cérémonies de récompenses, restant un succès commercial familial plutôt qu'une œuvre primée par la critique spécialisée.
Will Gluck s'est inspiré des comédies urbaines classiques mettant en scène un personnage rural découvrant les excès de la ville, transposant ce schéma narratif dans l'univers animalier de Beatrix Potter.
Le tournage, prévu initialement pour une sortie en 2020, a été retardé de plusieurs mois en raison de la pandémie mondiale, ce qui a contraint l'équipe à revoir intégralement son calendrier de promotion internationale.
Les scènes urbaines nocturnes, notamment celles se déroulant sur un marché nocturne animé, ont nécessité un important travail de composition numérique afin d'intégrer de façon crédible les personnages animés aux décors filmés en prises de vue réelles.
James Corden a de nouveau prêté sa voix à Pierre Lapin, apportant une continuité vocale essentielle à la reconnaissance du personnage malgré le changement de contexte narratif.
Le film explore la question de l'identité et de la réputation, Pierre Lapin cherchant à se défaire de son image de trublion pour être reconnu comme un membre à part entière de sa famille adoptive. Il aborde également les tentations de la réussite facile et de l'argent rapide, incarnées par les combines du lapin escroc rencontré en ville. La notion de famille recomposée reste centrale, prolongeant les thématiques du premier film autour de l'amour inconditionnel malgré les différences. Le film questionne enfin la place de l'individu au sein d'un groupe, entre désir de reconnaissance personnelle et loyauté envers ses proches.
À la fin du film, Pierre Lapin réalise que la vie urbaine et l'appât du gain rapide ne peuvent remplacer l'amour sincère de sa famille, et choisit de renoncer définitivement aux combines du lapin escroc. Il retrouve Bea et Thomas après avoir mis un terme aux activités criminelles de sa nouvelle fréquentation, prouvant par ses actes qu'il mérite sa place au sein du foyer. Cette conclusion referme la boucle thématique du film autour de l'acceptation de soi, Pierre Lapin comprenant qu'il n'a pas besoin de changer de nature pour être aimé. Le happy end final réunit l'ensemble des personnages autour d'un projet commun, symbolisant la réconciliation entre son tempérament espiègle et son besoin d'appartenance.
Le titre original "Peter Rabbit 2: The Runaway" évoque la fugue du personnage principal vers la ville, tandis que le titre français "Panique en ville" met davantage l'accent sur le chaos comique généré par cette escapade urbaine, fidèle au ton burlesque de la franchise.
Aucune suite officielle n'a été confirmée depuis la sortie du film, la franchise Pierre Lapin continuant néanmoins à être exploitée à travers des produits dérivés destinés au jeune public.
Pierre Lapin (2018), Paddington 2 (2017), Les Trolls (2016), Sonic le film (2020)