Dimanche, 12 juillet 2026
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OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire

OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire

2021 France
Synopsis

En pleine guerre froide, l'agent secret Hubert Bonisseur de La Bath, alias OSS 117, est envoyé en Afrique pour retrouver un dossier compromettant volé aux services secrets français. Il y retrouve un jeune agent ambitieux, Alex Bonisseur de La Bath, présenté comme un possible frère caché, avec lequel il doit collaborer malgré leur rivalité. Leur enquête les mène au cœur d'intrigues politiques post-coloniales, entre anciens réseaux d'espionnage et mouvements d'indépendance. Le duo doit composer avec ses egos respectifs pour mener à bien une mission semée d'embûches et de quiproquos.

Genèse du film

Après le succès des deux premiers volets réalisés par Michel Hazanavicius, la franchise OSS 117 est restée en sommeil pendant plus d'une décennie avant que Nicolas Bedos ne reprenne les rênes de la saga. Le projet est né de la volonté de Jean Dujardin de retrouver ce personnage emblématique tout en confiant une nouvelle vision à un réalisateur extérieur à la duologie originale. Bedos a souhaité conserver l'esprit satirique de la série, moquant les clichés de l'espionnage des années 1960, tout en y ajoutant sa propre sensibilité comique et une réflexion plus appuyée sur l'héritage colonial français en Afrique. L'introduction du personnage d'un possible frère, incarné par Pierre Niney, a permis de renouveler la dynamique du duo tout en respectant l'ADN absurde de la franchise. Le choix du continent africain comme décor a été pensé pour prolonger la dimension satirique de la saga en s'attaquant directement aux mythologies de la Françafrique.

Critiques et réception

L'accueil critique a été partagé, certains saluant l'audace de Nicolas Bedos à s'attaquer frontalement au passé colonial français à travers la comédie, quand d'autres ont jugé le film plus inégal et moins maîtrisé que les précédents volets. La performance de Pierre Niney en miroir comique de Jean Dujardin a généralement été appréciée pour son énergie et sa précision burlesque.

Le public français a réservé un bon accueil au film lors de sa sortie, retrouvant avec plaisir l'humour absurde de la franchise après une longue absence des écrans. Les scènes de duo entre les deux agents secrets ont particulièrement marqué les spectateurs, portées par la complicité comique entre les deux acteurs principaux. Le film a néanmoins suscité des débats sur la pertinence de traiter certains sujets sensibles liés au colonialisme sur le ton de la comédie.

Le film n'a pas été particulièrement mis en avant lors des grandes cérémonies de récompenses françaises, restant davantage un succès populaire qu'un phénomène primé. Il a toutefois confirmé la place de la franchise OSS 117 comme une référence durable de la comédie d'espionnage à la française.

Anecdotes de tournage

Nicolas Bedos s'est inspiré des grands films d'espionnage rétro ainsi que de l'esthétique flamboyante du cinéma d'aventure des années 1970 pour construire l'identité visuelle du film, tout en conservant les codes parodiques installés par Michel Hazanavicius dans les précédents opus.

Le tournage en Afrique du Sud, utilisée pour représenter plusieurs décors africains fictifs, a représenté un défi logistique important compte tenu de l'ampleur des décors et de la multiplication des figurants nécessaires aux scènes d'action.

Une scène de poursuite impliquant des véhicules d'époque a nécessité plusieurs jours de tournage et une coordination millimétrée entre les cascadeurs, jugée l'une des séquences les plus techniques de la franchise à ce jour.

Pierre Niney a dû travailler une gestuelle et une diction spécifiques pour incarner un double comique crédible de Jean Dujardin, les deux acteurs ayant multiplié les répétitions afin d'ajuster leur alchimie à l'écran avant le début du tournage.

Thèmes abordés

Le film s'attaque frontalement à l'héritage colonial français en Afrique, tournant en dérision le paternalisme et l'arrogance des anciens réseaux d'influence hexagonaux sur le continent. Il interroge également la notion de filiation et de rivalité fraternelle à travers la relation ambiguë entre les deux agents secrets. La satire de l'espionnage de guerre froide reste un fil conducteur, moquant les clichés du genre et l'absurdité de certaines opérations secrètes. Le film aborde aussi, sur le ton de la comédie, les rapports de pouvoir entre anciennes puissances coloniales et pays africains en quête d'indépendance réelle. La masculinité toxique et le narcissisme du personnage principal continuent d'être une source constante d'autodérision comique.

⚠️ Attention : cette section révèle les éléments majeurs de l'intrigue.

Explication de la fin

Le film se conclut par la résolution de l'intrigue politique, les deux agents parvenant à déjouer le complot visant à déstabiliser la région, non sans provoquer au passage un chaos diplomatique considérable. La véritable nature du lien entre Hubert et Alex Bonisseur de La Bath est éclaircie, apportant une touche d'émotion inattendue au sein d'un récit par ailleurs très comique. Les deux hommes, d'abord rivaux, finissent par développer un respect mutuel malgré leurs différences de méthode et de génération. Cette conclusion laisse la porte ouverte à une possible poursuite de la franchise avec ce duo renouvelé. Le ton final reste fidèle à l'esprit de la saga, refusant tout sérieux excessif au profit d'une pirouette comique.

Signification du titre

Le titre "Alerte rouge en Afrique noire" reprend les codes typographiques et sonores des titres d'espionnage vintage des années 1960, jouant volontairement sur des formulations datées et connotées pour souligner la dimension satirique du film à l'égard du regard occidental de l'époque sur le continent africain.

Actualités

Le succès du film a relancé les spéculations autour d'un quatrième volet de la franchise, Jean Dujardin ayant exprimé à plusieurs reprises son attachement au personnage et son envie de poursuivre l'aventure OSS 117.

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