À travers des images d'une beauté à couper le souffle, ce documentaire grandiose explore les profondeurs mystérieuses des océans de notre planète. Des banquises polaires aux récifs tropicaux, la caméra plonge au cœur des bancs de poissons, suit les courses folles des dauphins et observe la majesté des grandes baleines. Ce voyage sensoriel unique montre la diversité incroyable de la faune marine et la fragilité de cet écosystème crucial. En interrogeant la relation complexe que l'homme entretient avec la mer, le film livre un plaidoyer écologique vibrant pour la préservation des mondes sous-marins.
Après l'immense succès mondial du Peuple migrateur, le producteur et réalisateur Jacques Perrin a voulu poursuivre son exploration du monde vivant en se tournant vers l'écosystème le plus vaste et le moins connu de la Terre : les océans. L'idée originelle était de filmer la mer non pas de l'extérieur, mais de l'intérieur, en volant au milieu des vagues et en nageant au rythme des créatures marines. Le réalisateur a trouvé son inspiration dans le désir de sensibiliser le grand public à l'urgence de la protection de l'environnement face au changement climatique et à la surpêche. Le développement du projet a nécessité plusieurs années de recherches scientifiques et technologiques pour concevoir des caméras capables de stabiliser l'image sous l'eau et au ras des flots déchaînés.
La critique professionnelle s'est montrée dithyrambique lors de la sortie de ce chef-d'œuvre du documentaire animalier. Les journalistes ont unanimement salué les prouesses techniques révolutionnaires qui permettent de vivre une expérience immersive totale et inédite au milieu des prédateurs marins. La poésie visuelle du montage et le message écologique subtil, jamais moralisateur mais profondément marquant, ont été célébrés comme une immense réussite artistique. Certains spécialistes ont qualifié le film d'œuvre d'utilité publique indispensable pour l'éducation des générations futures. Le grand public a réservé un accueil triomphal au film dans les salles de cinéma du monde entier, attirant des millions de spectateurs de tous âges. Les familles ont été captivées par la beauté des images et la bande-son enveloppante qui transforme la projection en un spectacle inoubliable. Le film est devenu l'un des documentaires français les plus rentables de l'histoire à l'international, notamment aux États-Unis et au Japon. L'impact émotionnel sur les spectateurs a renforcé de nombreuses initiatives citoyennes pour la protection de l'environnement. Le long-métrage a été couronné par le prestigieux César du Meilleur Film Documentaire en 2011, récompensant le travail titanesque de toute l'équipe de production.
Jacques Perrin s'est inspiré des écrits de Jules Verne et de l'esprit d'exploration du commandant Cousteau pour concevoir ce voyage visuel extraordinaire à travers les mers du globe. Les difficultés de production ont été colossales, le tournage s'étalant sur plus de quatre ans à travers cinquante sites différents à travers le monde. L'équipe a dû inventer des engins de tournage spécifiques, comme une caméra hydrodynamique tractée par un navire pour suivre les thons en pleine course à plus de cinquante kilomètres par heure. Une anecdote de tournage mémorable raconte la patience infinie des cameramans qui ont dû attendre des semaines dans des conditions polaires extrêmes pour capter quelques secondes de la danse des baleines bleues. Pour le casting des voix off, Jacques Perrin a assuré la narration en français, tandis que l'acteur Pierce Brosnan a prêté sa voix célèbre pour la version distribuée sur le territoire américain.
Le documentaire explore la biodiversité marine extraordinaire, la symbiose entre les différentes espèces et la beauté sauvage des paysages sous-marins. Il aborde de manière frontale la responsabilité humaine face à la pollution plastique, le massacre des requins et la destruction programmée des récifs coralliens. Le film insiste sur la nécessité de redéfinir notre relation avec la nature pour assurer notre propre survie.
La fin du film montre un enfant marchant au bord de la plage au coucher du soleil, contemplant l'immensité de l'horizon marin, tandis que la voix off rappelle que l'avenir de ces mondes mystérieux dépend entièrement des choix de l'humanité. Cette conclusion pleine d'espoir invite à la transmission intergénérationnelle du respect de la nature. Elle souligne que la mer n'est pas une ressource infinie à exploiter, mais un trésor vivant à léguer aux enfants de demain.
Le titre choisi au pluriel insiste sur la diversité et l'immensité des différentes mers du globe, unifiant ces territoires sauvages sous une seule et même entité vivante à protéger.
La musique symphonique somptueuse a été entièrement composée par Bruno Coulais, qui alterne les mélodies lyriques et les silences sous-marins profonds pour épouser à la perfection le ballet gracieux des animaux marins.
L'œuvre reste une référence absolue dans le domaine du cinéma environnemental et continue d'être projetée dans les écoles et lors des sommets internationaux sur la biodiversité.
Le Peuple migrateur de Jacques Perrin, Un jour sur Terre de Alastair Fothergill, La Marche de l'empereur de Luc Jacquet.