En 1965, le lieutenant-colonel Hal Moore prend le commandement d'un bataillon d'élite envoyé au Viêt Nam dans la terrifiante vallée de la mort. Accompagné de jeunes recrues inexpérimentées, il se retrouve rapidement encerclé par une armée ennemie nettement supérieure en nombre. S'ensuit une bataille féroce et sanglante de trois jours qui marquera le premier affrontement majeur du conflit. À des milliers de kilomètres de là, leurs épouses angoissées attendent désespérément les télégrammes officiels.
L'œuvre est l'adaptation fidèle du livre autobiographique écrit par le général Moore lui-même et un journaliste présent lors des combats. Le scénariste et réalisateur voulait rendre un hommage sincère et réaliste aux soldats des deux camps sans verser dans la propagande politique. L'idée maîtresse était de montrer la brutalité brute de la guerre à hauteur d'homme, au plus près du sol. Les inspirations visuelles viennent des archives militaires réelles et des témoignages poignants des survivants de la vallée d'Ia Drang.
Les commentateurs de la presse ont salué l'intensité dramatique insoutenable et le réalisme bluffant des scènes de combat de la première moitié du film. L'accent mis sur la psychologie des familles restées à la maison a été vu comme une perspective touchante bien que parfois un peu mélodramatique. Le public a été captivé par cette reconstitution historique immersive, saluant le courage dépeint à l'écran. Les spectateurs américains ont particulièrement résonné avec cet hommage vibrant à leurs vétérans. Le film a été honoré par quelques prix soulignant la qualité de son montage sonore et ses effets visuels.
Pour préparer leurs rôles, les acteurs principaux ont suivi un entraînement militaire intensif de deux semaines dans un véritable camp de l'armée. La production a utilisé d'authentiques hélicoptères de l'époque de la guerre du Viêt Nam pour renforcer l'immersion historique des séquences de débarquement. Pendant le tournage des scènes d'explosions, la sécurité a dû être renforcée au maximum en raison de la proximité des comédiens avec les charges pyrotechniques. Plusieurs grands acteurs réputés pour leurs rôles physiques avaient postulé pour mener cette troupe fictive avant le choix final.
Le film traite de la fraternité d'armes absolue, du sens du devoir, du commandement héroïque et du deuil destructeur des familles. Il met en lumière l'absurdité de la guerre tout en respectant le sacrifice des hommes envoyés au front. Le respect mutuel implicite entre chefs de guerre ennemis y est également esquissé.
Après d'effroyables pertes, les forces américaines parviennent à sécuriser la zone et repousser l'ennemi, permettant l'évacuation des survivants. Hal Moore, fidèle à sa promesse, est le dernier à quitter le champ de bataille vivant, l'esprit marqué à jamais. Des années plus tard, le film montre le vieux général se recueillant devant le mémorial de Washington, pleurant ses camarades tombés au combat.
Le titre met l'accent sur l'humanité partagée des combattants plongés dans l'enfer de la guerre, rappelant qu'avant d'être des pions politiques, ils étaient des pères, des fils et des frères. C'est un rappel de la solidarité indéfectible qui unit les hommes face à la mort.
La musique composée par Nick Glennie-Smith utilise des chœurs tragiques et des thèmes militaires poignants pour souligner la tristesse des pertes humaines subies au combat.
Le long-métrage demeure une référence importante pour les historiens du cinéma de guerre pour son exactitude tactique concernant les premières tactiques d'assaut héliporté.
Dans le registre des grands drames de guerre réalistes, on peut citer La Chute du faucon noir, Platoon ou Il faut sauver le soldat Ryan.