Vincent, jeune directeur inexpérimenté, prend la tête d'une colonie de vacances aux méthodes pédagogiques douteuses, encadrant une équipe d'animateurs plus préoccupés par leurs histoires de cœur que par le bien-être des enfants. Entre organisateurs dépassés, moniteurs désinvoltes et enfants livrés à eux-mêmes, le séjour tourne rapidement à la catastrophe organisée. Malgré le chaos ambiant, des liens sincères se tissent progressivement entre les animateurs et les jeunes vacanciers. Le film dresse un portrait tendre et hilarant de l'univers si particulier des colonies de vacances françaises.
Éric Toledano et Olivier Nakache s'inspirent directement de leurs propres souvenirs d'animateurs de colonies de vacances durant leur jeunesse pour construire ce premier long métrage choral. Les deux réalisateurs, qui ont fait connaissance en tant que moniteurs de colonie, souhaitent restituer avec tendresse et humour l'ambiance particulière de ces séjours, faits d'improvisation, de solidarité et de désorganisation chronique. L'idée originelle du film consiste à multiplier les points de vue, entre les enfants, les animateurs et l'encadrement, pour dresser une fresque collective plutôt qu'un récit centré sur un seul protagoniste. Le duo de réalisateurs, déjà auteurs de courts métrages remarqués, s'entoure d'un casting mêlant comédiens confirmés et jeunes talents alors en début de carrière. Le tournage se déroule dans un authentique centre de vacances, offrant un cadre naturel propice à la reconstitution fidèle de l'atmosphère de colonie. Toledano et Nakache veillent à équilibrer humour potache et tendresse sincère envers leurs personnages, qu'ils ne cherchent jamais à ridiculiser complètement malgré leur incompétence apparente.
Le film reçoit un accueil critique très favorable pour un premier long métrage, salué pour sa tendresse et son sens de l'observation sociale, ainsi que pour la révélation de plusieurs jeunes talents alors peu connus du grand public. Plusieurs critiques soulignent la justesse du ton, entre comédie potache et émotion sincère, ainsi que la qualité de l'écriture chorale du scénario. Le film est également apprécié pour sa capacité à évoquer avec nostalgie un univers familier à de nombreux spectateurs ayant fréquenté des colonies de vacances. Le public réserve un accueil enthousiaste au film, qui devient un joli succès pour un film français porté par un casting alors peu connu. Le bouche-à-oreille très positif permet au film de s'installer durablement dans les salles, confirmant le potentiel des deux réalisateurs débutants. Le film reste aujourd'hui une référence appréciée de la comédie chorale française des années 2000. Le film n'a pas obtenu de récompense cinématographique majeure lors de sa sortie, mais il a permis de révéler plusieurs comédiens qui allaient par la suite connaître une carrière importante, contribuant à sa reconnaissance rétrospective.
Éric Toledano et Olivier Nakache, tous deux anciens animateurs de colonies de vacances, ont puisé directement dans leurs souvenirs personnels pour nourrir l'écriture du scénario, ce qui explique la justesse et l'authenticité de nombreuses situations vécues par les personnages. Le tournage s'est déroulé dans un authentique centre de vacances, permettant à l'équipe de bénéficier d'un cadre naturel propice à la reconstitution fidèle de l'ambiance si particulière de ces séjours collectifs. Le casting du film a par ailleurs permis de révéler plusieurs jeunes acteurs qui allaient connaître par la suite des carrières importantes dans le cinéma français.
Le film explore la solidarité et l'apprentissage collectif à travers le prisme d'une expérience de colonie de vacances chaotique, où chacun doit composer avec ses propres maladresses et celles des autres. Il aborde également le passage à l'âge adulte de jeunes animateurs peu préparés aux responsabilités qui leur sont confiées, entre désinvolture juvénile et prise de conscience progressive. La nostalgie d'un univers estival typiquement français, fait d'improvisation et de camaraderie, traverse également l'ensemble du récit.
Malgré une accumulation de catastrophes organisationnelles tout au long du séjour, la colonie de vacances se termine finalement sur une note chaleureuse, les liens tissés entre les animateurs et les enfants s'étant révélés plus solides que le chaos apparent aurait pu le laisser craindre. Vincent, le jeune directeur dépassé par les événements, parvient à trouver une forme de légitimité et de maturité au fil du séjour, malgré ses erreurs initiales. Le film se conclut sur le départ des enfants, marqué par une émotion sincère qui contraste avec la légèreté comique de l'ensemble du récit, soulignant la valeur humaine de cette expérience collective malgré son désordre apparent.
Le titre Nos jours heureux reprend, avec une ironie tendre, l'expression associée aux souvenirs enchantés de l'enfance et des vacances, tout en soulignant que le bonheur de cette colonie chaotique tient justement à son désordre et à l'authenticité des liens qui s'y créent malgré tout.
Éric Toledano et Olivier Nakache ont depuis connu un succès international considérable avec Intouchables, ce qui a contribué à une redécouverte de leur premier long métrage par un public plus large. Plusieurs des jeunes comédiens révélés dans Nos jours heureux, notamment Omar Sy, sont depuis devenus des figures majeures du cinéma français.
Les amateurs du film apprécieront Camping pour son immersion comique dans un autre univers de vacances collectives françaises, Le Petit Nicolas pour sa nostalgie de l'enfance, ou encore Intouchables, autre grand succès du même duo de réalisateurs, Éric Toledano et Olivier Nakache.