En juin 1990, Lucas et sa bande de lycéens s'apprêtent à passer le baccalauréat. Le dernier jour de cours, il ne peut s'empêcher de dire ses quatre vérités à son détestable professeur de philosophie, monsieur Martineau, qui se venge en le convoquant aux oraux de rattrapage. Le soir même, lors d'une fête, Lucas rencontre Clémence, dont il tombe immédiatement amoureux sans connaître son identité. Entre révisions mouvementées et quête de la jeune fille mystérieuse, Lucas va vivre un été inoubliable, jusqu'à découvrir que Clémence n'est autre que la fille de son professeur honni.
Nos 18 ans est un remake français de la comédie italienne à succès Notte prima degli esami, réalisée par Fausto Brizzi en 2006, elle-même inspirée par la chanson du même nom d'Antonello Venditti évoquant l'angoisse et l'insouciance de la génération italienne des années 1980. Frédéric Berthe reprend la trame originale en la transposant dans la France du début des années 1990, autour de l'épreuve rituelle du baccalauréat. Le film s'inscrit dans la veine nostalgique des comédies sur le passage à l'âge adulte, en jouant sur les codes musicaux et vestimentaires de l'époque pour toucher un public désireux de retrouver l'ambiance de sa propre jeunesse.
À sa sortie, le film reçoit un accueil critique mitigé, les observateurs saluant la nostalgie assumée de la reconstitution des années 1990 tout en regrettant un scénario assez convenu qui ne se démarque guère des nombreuses comédies adolescentes du genre. La performance de Michel Blanc dans le rôle du professeur acariâtre est en revanche largement remarquée et appréciée. Le public réserve un accueil correct sans pour autant transformer le film en grand succès populaire, la comédie touchant surtout un public nostalgique de cette période et des chansons qui l'ont marquée. Les jeunes spectateurs de l'époque du tournage se retrouvent volontiers dans les portraits d'adolescents dressés par le film. Nos 18 ans n'a pas été distingué par des récompenses majeures, restant une comédie populaire de facture classique plutôt qu'une œuvre primée dans les cérémonies du cinéma français.
Le réalisateur Frédéric Berthe a confié que Michel Blanc avait accepté le projet car le scénario lui plaisait et qu'il n'avait encore jamais interprété un rôle de père de famille jusque-là. L'acteur est décrit par le cinéaste comme quelqu'un de généreux sur le plateau, mettant à l'aise les jeunes comédiens souvent impressionnés de partager l'affiche avec lui. Le tournage a nécessité une reconstitution soignée du début des années 1990, notamment à travers les décors, les costumes et la bande-son, afin de restituer une ambiance fidèle à l'époque du baccalauréat 1990. Le casting du film a permis de repérer plusieurs jeunes acteurs alors en tout début de carrière, à l'image de Pierre Niney, aperçu ici dans un second rôle avant qu'il ne devienne l'une des figures majeures du cinéma français.
Le film aborde le passage symbolique de l'adolescence à l'âge adulte à travers l'épreuve du baccalauréat, envisagée comme un rite initiatique collectif. Il traite également du premier amour et de ses maladresses, de l'amitié adolescente et de la difficulté à se projeter dans l'avenir, le tout enveloppé d'une nostalgie assumée pour la culture populaire du début des années 1990.
Le film se conclut sur une note résolument optimiste : après une série de quiproquos liés à sa relation naissante avec la fille de son professeur, Lucas parvient finalement à réussir ses oraux de rattrapage et à assumer ses sentiments pour Clémence, scellant ainsi la réconciliation entre les deux intrigues du récit.
Le titre Nos 18 ans renvoie à l'âge charnière des personnages, celui du passage à la majorité et de la fin du lycée, symbolisé par l'épreuve du baccalauréat qui structure l'ensemble du récit.
Le film est régulièrement rediffusé à la télévision, porté par la nostalgie des années 1990 et par la notoriété acquise depuis par certains membres de son casting, notamment Pierre Niney.
LOL, Les Beaux Gosses, La Boum.