Nicky Larson, détective privé aussi doué pour le combat que maladroit en amour, se voit confier une mission délicate : récupérer le Parfum de Cupidon, un élixir légendaire capable de rendre irrésistible quiconque le porte. Entouré de son fidèle partenaire Mammouth et d'une galerie de personnages hauts en couleur, il va se lancer dans une course-poursuite déjantée à travers Paris. *Nicky Larson et le Parfum de Cupidon* est une adaptation live et décomplexée du manga culte *City Hunter*, portée par l'énergie communicative de Philippe Lacheau et son équipe habituelle. Un vrai film de fan, bardé de clins d'œil à l'œuvre originale, qui a réservé à ses spectateurs l'une des plus belles surprises comiques de l'année 2019.
Nicky Larson et le Parfum de Cupidon est né de la passion sincère et de longue date de Philippe Lacheau pour le manga City Hunter de Tsukasa Hojo, dont les aventures ont bercé sa jeunesse comme celles de toute une génération d'enfants des années 1980-1990. L'idée d'en proposer une adaptation française en prises de vues réelles était un rêve de gosse que le cinéaste, fort du succès de ses précédentes comédies (Babysitting, Alibi.com), a décidé de concrétiser. La démarche était risquée : adapter un manga aussi culte impliquait de satisfaire des fans exigeants et attachés à l'œuvre originale tout en proposant quelque chose d'accessible au grand public. Lacheau a fait le choix d'une fidélité maximale à l'esprit du manga — la comédie, l'action, le côté pervers assumé de Nicky — tout en ancrant l'action dans un Paris contemporain. Les droits d'adaptation ont été acquis auprès de Tsukasa Hojo lui-même, qui a donné sa bénédiction au projet après avoir visionné les films précédents de Lacheau et apprécié la tonalité comique de son cinéma. La bande musicale iconique du dessin animé, composée par Tatsumi Yano, a été intégrée au film, signe de l'attachement profond du réalisateur à l'œuvre source.
Résumé des critiques professionnelles : La presse a réservé à Nicky Larson et le Parfum de Cupidon un accueil partagé mais globalement bienveillant. Les critiques spécialisés en cinéma ont reconnu l'efficacité comique du film et la générosité de la mise en scène, tout en notant que l'humour potache et répétitif de Lacheau n'était pas forcément leur tasse de thé. Les journalistes ayant une connaissance du manga original ont en revanche été souvent enthousiastes, soulignant la fidélité remarquable à l'esprit de City Hunter et la qualité des chorégraphies d'action. Le consensus critique était que le film accomplit parfaitement ce qu'il promet : un divertissement populaire généreux et un hommage sincère à une œuvre culte.
Réception du public : Le triomphe public a été sans appel : Nicky Larson et le Parfum de Cupidon a attiré plus de 2,3 millions de spectateurs en salles françaises, en faisant l'un des plus grands succès comiques de l'année 2019. Les fans du manga ont massivement répondu présent, mais le film a également conquis un public plus jeune qui découvrait le personnage pour la première fois. L'ambiance dans les salles, avec des spectateurs qui chantaient le générique mythique du dessin animé, a été décrite comme exceptionnellement festive et communautaire. Le bouche-à-oreille enthousiaste a été déterminant dans ce succès.
Récompenses obtenues : Le film n'a pas été récompensé lors des cérémonies professionnelles, mais il a reçu le César du public en 2020, récompense décernée sur la base des votes des spectateurs, consécration méritée pour un film qui a clairement su toucher et rassembler son public autour d'une passion commune.
Inspirations du réalisateur : Philippe Lacheau a grandi avec le dessin animé Nicky Larson diffusé sur TF1 dans les années 1990 et a voulu que chaque fan ressente en regardant le film le même plaisir nostalgique qu'il a éprouvé en l'écrivant. Il a relu l'intégralité du manga original avant d'écrire le scénario, répertoriant les gags, les situations et les personnages incontournables qu'il tenait absolument à intégrer. Le soin apporté aux détails — le costume de Nicky, le marteau de l'éclatante, les poses iconiques — témoigne d'un travail de fan méticuleux et amoureux.
Difficultés de production : Intégrer des séquences d'action crédibles dans un film à vocation comique a représenté l'un des défis techniques majeurs du tournage. Lacheau a recruté des coordinateurs de cascades expérimentés pour chorégraphier des séquences de combat qui soient à la fois impressionnantes et en accord avec le style graphique du manga. Le tournage à Paris, avec les contraintes habituelles de la capitale, a également demandé une organisation logistique importante.
Anecdote sur une scène particulière : La scène d'ouverture du film, dans laquelle Nicky Larson fait irruption dans une soirée déguisé et enchaîne les gags visuels et les combats en quelques minutes, a été tournée en dernier lors du tournage. Lacheau voulait que cette séquence concentre tout l'esprit du film et serve de carte de visite immédiate, et a préféré la tourner une fois que toute l'équipe était parfaitement rodée et que les acteurs avaient pleinement intégré leurs personnages.
Casting initialement prévu : Philippe Lacheau a toujours su qu'il jouerait lui-même Nicky Larson, le personnage correspondant parfaitement à sa personnalité comique de séducteur maladroit. Pour le rôle de Mammouth, son fidèle partenaire Tarek Boudali s'est imposé naturellement, les deux acteurs partageant une complicité à l'écran forgée par plusieurs films communs. Mylène Demongeot, icône du cinéma français, a accepté avec enthousiasme un caméo qui constitue l'un des clins d'œil les plus émouvants du film.
Nicky Larson et le Parfum de Cupidon joue sur plusieurs registres thématiques avec une légèreté assumée. La nostalgie et le rapport à l'enfance et à la culture pop constituent la dimension la plus évidente du film : il s'agit avant tout d'un acte d'amour envers une œuvre générationnelle, d'une invitation à retrouver la joie simple des samedis matin devant le dessin animé. L'amour et la séduction — thèmes centraux du manga City Hunter — sont traités sur le mode de la comédie, avec un héros qui désire toutes les femmes mais reste fondamentalement incapable d'assumer ses vrais sentiments. L'amitié masculine et la loyauté du duo Nicky-Mammouth sont au cœur du film, proposant un modèle de solidarité indéfectible et touchante sous les gags. Le film aborde également, avec humour et sans lourdeur, la question du consentement et du harcèlement, en prenant soin de cadrer les comportements de Nicky dans une logique clairement comique et fictionnelle plutôt que normative.
La fin de Nicky Larson et le Parfum de Cupidon résout l'intrigue du MacGuffin — le parfum — tout en offrant à Nicky la résolution émotionnelle que les fans du manga attendaient : une reconnaissance de ses vrais sentiments, cachés derrière sa façade de séducteur compulsif. Le dénouement est fidèle à l'esprit de City Hunter, qui a toujours joué sur la tension entre la comédie potache et la sincérité émotionnelle du personnage. La scène post-générique, particulièrement savoureuse, offre aux fans les plus attentifs un dernier clin d'œil qui a provoqué des cris de joie dans les salles lors de la sortie du film.
Le titre Nicky Larson et le Parfum de Cupidon associe le nom du héros mythique du manga City Hunter de Tsukasa Hojo — connu sous le nom de Nicky Larson dans la version française du dessin animé diffusé sur TF1 — à un MacGuffin original créé pour le film. Le « Parfum de Cupidon » est un élixir amoureux fictif dont la quête constitue le moteur de l'intrigue, permettant d'explorer les thèmes de la séduction et de l'amour chers à l'œuvre originale. Le titre annonce clairement la nature du film : une aventure de Nicky Larson, pour les fans, avec le ton comique et romanesque qui caractérise le personnage depuis sa création.
La bande originale de Nicky Larson et le Parfum de Cupidon mérite une mention toute particulière, car elle constitue l'un des atouts les plus puissants du film sur le plan émotionnel. Philippe Lacheau a tenu à intégrer les thèmes musicaux iconiques composés pour le dessin animé original japonais City Hunter, et notamment le générique légendaire Get Wild du groupe TM Network, dont les premières notes ont déclenché des frissons de nostalgie collective dans toutes les salles françaises. Cette décision de conserver la musique originale plutôt que de la remplacer par une composition nouvelle témoigne du respect profond du réalisateur pour l'œuvre source et a constitué l'un des moments les plus forts de l'expérience en salle.
Le succès de Nicky Larson et le Parfum de Cupidon a confirmé Philippe Lacheau comme l'une des valeurs les plus sûres de la comédie française populaire. Une suite a été rapidement envisagée, et Philippe Lacheau a laissé entendre à plusieurs reprises son souhait de poursuivre l'aventure avec le personnage, sans qu'un projet officiel ait été confirmé à ce jour. Le film est disponible sur les principales plateformes de streaming françaises et continue de trouver de nouveaux spectateurs parmi les amateurs du manga original. L'équipe Lacheau-Boudali-Arruti a depuis continué à travailler ensemble sur d'autres projets, confirmant la pérennité de cette complicité à l'écran.
Les fans de Nicky Larson et le Parfum de Cupidon retrouveront une énergie similaire dans Babysitting (Philippe Lacheau, 2014) et Alibi.com (Philippe Lacheau, 2017), les précédentes comédies de la même équipe. Deadpool (Tim Miller, 2016) partage le même esprit méta et décomplexé d'un héros conscient d'être dans un film. Lupin III : The First (Takashi Yamazaki, 2019) propose une autre adaptation réussie d'un manga culte dans un registre d'aventure. Detective Conan : The Scarlet Bullet (Chika Nagaoka, 2021) permettra aux amateurs de manga policier de retrouver des sensations proches. Enfin, Scott Pilgrim contre le monde (Edgar Wright, 2010) incarne le même amour sincère et inventif de la culture pop transposée au cinéma.