Dimanche, 12 juillet 2026
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Moonwalker

Moonwalker

1988 États-Unis
Synopsis

Michael est une superstar de la musique dotée de pouvoirs magiques extraordinaires qui voyage à travers le temps et l'espace pour répandre la joie parmi les enfants du monde entier. Sa route croise celle du redoutable et machiavélique Frankie Lideo, un chef de cartel excentrique qui projette de droguer la jeunesse de la Terre entière pour asseoir sa domination mondiale. Accompagné de ses trois jeunes amis fidèles, Katie, Sean et Zeke, Michael va devoir utiliser ses talents artistiques et ses transformations fantastiques pour déjouer ce complot criminel. Une succession de tableaux musicaux mémorables va guider le héros dans son combat épique contre les forces du mal.

Genèse du film

La genèse de cet objet cinématographique unique provient directement de la volonté absolue du Roi de la Pop, Michael Jackson, de créer un long-métrage à la gloire de son univers visuel au sommet de son succès après l'album Bad. L'idée originelle était de concevoir une anthologie combinant des clips musicaux révolutionnaires, des segments en pâte à modeler et un fil narratif d'aventure fantastique pour ses jeunes fans. Le chanteur s'est énormément impliqué dans le processus de création artistique, s'entourant de réalisateurs visionnaires comme Jerry Kramer et Colin Chilvers pour donner vie à ses rêves d'enfant. L'inspiration de Michael Jackson découle de son amour immodéré pour le cinéma classique de Walt Disney, les bandes dessinées de super-héros et les grandes comédies musicales de Fred Astaire. Le projet n'est absolument pas tiré d'un livre ou d'une histoire vraie, mais se présente comme un voyage onirique et surréaliste dans la psyché créative de la star. La production a duré plusieurs mois en raison de la complexité des innovations visuelles demandées par l'artiste.

Critiques et réception

Au moment de sa sortie sur les écrans à la fin de l'année 1988, le long-métrage a dérouté une grande partie de la critique professionnelle qui y a vu un projet mégalomaniaque sans véritable cohérence narrative classique. Les journalistes américains ont été particulièrement sévères avec la structure en patchwork du film, bien que l'Europe se soit montrée beaucoup plus fascinée par sa virtuosité technique. La réception du public de fans a été quant à elle un immense triomphe de dévotion populaire, particulièrement lors de sa sortie en format vidéo qui a brisé tous les records de vente historiques de l'époque. Le film a rapporté d'excellents revenus commerciaux mondiaux grâce aux marchés internationaux où l'engouement pour Jackson était à son paroxysme. Côté distinctions artistiques, le segment d'animation de pâte à modeler a été nommé de façon prestigieuse aux prestigieux Saturn Awards pour les meilleurs effets visuels en 1990.

Anecdotes de tournage

Le tournage s'est étalé sur de longs mois dans différents studios hollywoodiens et extérieurs californiens pour accommoder l'emploi du temps de la star de la musique. Une anecdote de tournage mémorable concerne la participation de l'acteur Joe Pesci, qui a accepté d'incarner le grand méchant Frankie Lideo juste avant de tourner dans Les Affranchis de Scorsese, apportant un charisme unique à cette caricature de gangster de bande dessinée. Les difficultés de production comprenaient le secret absolu exigé par Michael Jackson autour du plateau pour éviter les fuites des chorégraphies dans la presse. Une anecdote sur une scène particulière concerne la séquence légendaire du clip de ""Smooth Criminal"", où Michael et ses danseurs exécutent l'incroyable inclinaison anti-gravité à quarante-cinq degrés. Pour réaliser ce tour de force technique en direct à la caméra, un système de fentes spéciales et de piquets rétractables avait été méticuleusement breveté dans le sol pour accrocher les chaussures modifiées des danseurs.

Thèmes abordés

Le long-métrage explore de manière obsessionnelle les thèmes de la protection absolue de l'innocence enfantine face à la cruauté et à la corruption du monde des adultes. L'œuvre met en scène le combat universel et manichéen du bien contre le mal, où l'art, la danse et la musique sont présentés comme des armes pacifiques et magiques capables de vaincre les armes à feu. Le mythe du super-héros sauveur et la solitude de la célébrité mondiale traversent en filigrane le personnage de Michael, qui passe son temps à fuir des hordes de fans en délire au début du film. Enfin, l'importance du rêve et de l'imagination créative est célébrée comme la valeur suprême de l'existence.

⚠️ Attention : cette section révèle les éléments majeurs de l'intrigue.

Explication de la fin

La fin du film montre le combat final apocalyptique dans le repaire du méchant Frankie Lideo, où Michael Jackson se retrouve acculé par des dizaines de soldats armés jusqu'aux dents. C'est alors qu'il utilise sa magie fantastique pour se transformer successivement en une voiture de sport futuriste blindée, puis en un robot géant surpuissant et enfin en un vaisseau spatial majestueux pour anéantir les forces du mal. Après avoir sauvé ses trois jeunes amis des griffes du cartel, le vaisseau s'envole dans le ciel nocturne sous les yeux émerveillés des enfants en larmes. Michael réapparaît finalement sous sa forme humaine normale au milieu de la brume pour ramener les enfants chez eux en toute sécurité. La scène de conclusion se déroule dans les coulisses d'un concert géant où Michael interprète la chanson ""Come Together"" des Beatles devant un public en transe, symbolisant le triomphe définitif de l'harmonie et de l'amour universel.

Signification du titre

Le titre fait directement référence au pas de danse de breakdance légendaire et mondialement célèbre popularisé par l'artiste : le ""Moonwalk"". En se qualifiant de ""Moonwalker"" (le marcheur de lune), Michael Jackson se positionne comme un être céleste et poétique, un astronaute de l'imaginaire dont les mouvements magiques défient les lois de la gravité terrestre pour emmener son public vers les étoiles.

Bande Originale

La bande originale du film bénéficie d'une mention spéciale absolument stratosphérique puisqu'elle intègre les plus grands chefs-d'œuvre musicaux de l'album Bad, notamment ""Man in the Mirror"", ""The Way You Make Me Feel"" et le chef-d'œuvre chorégraphique absolu ""Smooth Criminal"" dont l'ambiance jazzy des années trente reste gravée dans l'histoire mondiale du clip vidéo.

Actualités

Le long-métrage demeure aujourd'hui un témoignage visuel unique et précieux de l'apogée artistique et de la ferveur populaire mondiale entourant Michael Jackson à la fin des années quatre-vingt, régulièrement célébré lors des commémorations de la star.

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