Peter, dix ans, est ravi lorsque son grand-père vient s'installer dans la maison familiale. Son enthousiasme retombe vite lorsqu'il apprend qu'il doit céder sa chambre au nouvel arrivant et s'installer, à contrecœur, dans le grenier. Bien décidé à récupérer son territoire, le garçon déclare la guerre à son aïeul avec l'aide de sa bande de copains. Mais le grand-père, bien plus malicieux qu'il n'y paraît, n'a pas l'intention de se laisser faire et riposte avec autant d'espièglerie.
Le film est adapté du roman jeunesse éponyme de l'auteur américain Robert Kimmel Smith, publié dans les années 1980 et devenu un classique de la littérature pour enfants aux États-Unis. Le scénario a connu un développement particulièrement long, passant entre plusieurs mains sur près de deux décennies avant d'aboutir à la version portée à l'écran par Tim Hill. Le projet doit en partie sa concrétisation à un jeune producteur exécutif, Tre Peart, qui n'avait alors qu'une douzaine d'années lorsqu'il a découvert le livre dans le cadre scolaire et s'est activement engagé pour qu'il soit adapté au cinéma. Robert De Niro, longtemps hésitant à s'engager sur un projet de comédie familiale aussi légère, a fini par accepter le rôle du grand-père facétieux, entouré d'un casting choral réunissant plusieurs générations d'acteurs populaires. Le film s'inscrit dans la veine des comédies familiales sur le conflit intergénérationnel, cherchant à réunir un public large autour d'un humour bon enfant et de gags visuels accessibles à tous les âges.
La critique s'est montrée largement sévère envers le film, lui reprochant un scénario convenu et des ressorts comiques jugés trop prévisibles pour un public adulte. Plusieurs observateurs ont néanmoins salué la performance de Robert De Niro, capable selon eux de transcender la minceur du script par son abattage comique, en particulier dans les scènes réunissant sa bande d'amis interprétée par Christopher Walken et Cheech Marin. D'autres critiques ont exprimé une certaine gêne à voir des acteurs aussi renommés que De Niro se prêter à un divertissement jugé mineur. Le public familial a en revanche accueilli le film de façon beaucoup plus chaleureuse, appréciant son ton léger, ses gags de slapstick et son message final sur la réconciliation intergénérationnelle. De nombreux spectateurs ont comparé l'expérience à celle de comédies familiales plus anciennes, évoquant une nostalgie assumée pour ce type de divertissement familial simple et efficace. Le film n'a pas été retenu dans les sélections de récompenses prestigieuses et n'a pas fait l'objet d'une campagne de nominations notable, sa vocation étant avant tout commerciale et familiale plutôt que critique.
Le projet a mis près de vingt ans à voir le jour, porté notamment par la ténacité d'un très jeune producteur exécutif, Tre Peart, qui avait découvert le roman à l'école et milité pour son adaptation. Robert De Niro s'est longtemps montré réticent à intégrer le projet, avant de se laisser convaincre par le potentiel comique de la confrontation entre un grand-père facétieux et son petit-fils déterminé. La sortie du film a été fortement perturbée par la pandémie de Covid-19 : initialement programmée pour septembre 2020, elle a dû être repoussée de plusieurs semaines en raison de la fermeture puis de la réouverture progressive des salles de cinéma aux États-Unis.
Le film aborde avec légèreté le thème du conflit de générations, en mettant en scène l'affrontement malicieux entre un enfant et son grand-père autour de l'occupation d'un espace symbolique, la chambre familiale. Derrière la guerre des farces se dessine une réflexion sur le deuil, le grand-père venant s'installer chez sa fille après la perte de son épouse, et sur la difficulté de trouver sa place dans une nouvelle configuration familiale. Le film explore également l'importance de l'amitié intergénérationnelle, le grand-père retrouvant sa bande de vieux complices tandis que Peter s'appuie sur ses propres copains pour mener sa guerre. Enfin, la question du respect mutuel entre jeunes et aînés traverse tout le récit, jusqu'à une résolution qui valorise l'écoute et la complicité plutôt que l'affrontement permanent.
Après une escalade de farces de plus en plus spectaculaires, Peter et son grand-père finissent par comprendre que leur guerre a pris une tournure disproportionnée et risque de blesser réellement l'un ou l'autre. Le point culminant du conflit, marqué par un accident qui aurait pu tourner au drame, sert de déclencheur à une prise de conscience commune. Les deux protagonistes déposent alors les armes et choisissent de se réconcilier, chacun reconnaissant les qualités de l'autre : l'énergie et l'imagination de Peter d'un côté, l'expérience et la résilience du grand-père de l'autre. Le film se conclut sur une note chaleureuse, la famille retrouvant son équilibre et le grand-père trouvant enfin sa juste place au sein du foyer, non plus comme un intrus mais comme un allié précieux pour son petit-fils.
Le titre original, The War with Grandpa, annonce d'emblée le ton comique et l'enjeu central du récit : une guerre, certes bon enfant, mais bien réelle dans l'esprit de ses deux protagonistes, qui rivalisent d'ingéniosité pour reconquérir la fameuse chambre. Le titre français, Mon Grand-Père Et Moi, adopte une tonalité plus douce et familiale, mettant l'accent sur la relation duelle entre l'enfant et son aïeul plutôt que sur l'aspect conflictuel, sans doute pour élargir l'attrait du film auprès d'un public familial en quête de tendresse autant que d'humour.
Maman, j'ai raté l'avion de Chris Columbus, pour son humour de farces en cascade dans un cadre familial. Grumpy Old Men (Deux Vieux Grincheux) de Donald Petrie, pour sa distribution de vétérans hollywoodiens dans une comédie de conflit. Daddy's Home de Sean Anders, pour son ressort comique autour de la cohabitation familiale forcée.