Dans une ancienne région minière du Nord de la France frappée par le chômage, deux chômeurs de longue date ont une idée lumineuse mais complètement folle pour sauver leur dignité. Ils décident de réouvrir une ancienne mine désaffectée pour la transformer en un parc d'attractions touristique dédié à l'histoire de la mine. Contre l'avis des autorités locales et malgré le scepticisme général, ils rassemblent une bande de copains pour construire ce projet artisanal. Cette aventure collective va redonner vie et fierté à toute une communauté oubliée.
Le réalisateur Mathias Mlekuz s'est inspiré de sa propre enfance passée dans le bassin minier du Nord et de l'histoire de sa famille d'immigrés yougoslaves venus travailler dans les mines. Il a voulu réaliser une comédie sociale qui, loin d'être misérabiliste, rendrait un hommage joyeux et fier à la culture ouvrière. L'idée du parc d'attractions est une métaphore de la réinvention nécessaire de ces territoires sinistrés.
La presse a accueilli le film comme une comédie humaine tendre et profondément bienveillante, dans la lignée du cinéma social britannique à la française. Les critiques ont loué l'alchimie du duo Arnaud Ducret et Philippe Rebbot, ainsi que la galerie de personnages secondaires hauts en couleur. L'humour tendre et le sens du collectif ont été soulignés comme les points forts d'un scénario généreux. Le public a ri et a été ému par cette aventure pleine d'espoir, saluant la fierté retrouvée des ouvriers du Nord à l'écran. Les spectateurs ont particulièrement apprécié l'absence de cynisme et la sincérité de la démarche du réalisateur. Les critiques des spectateurs sur le web évoquent un film qui fait du bien au moral et réchauffe le cœur. Le long-métrage a remporté le prestigieux Prix du Public au Festival International du Film de Comédie de l'Alpe d'Huez, confirmant son immense capital de sympathie.
Pour la tonalité générale, le metteur en scène s'est beaucoup inspiré de films cultes comme The Full Monty ou Virtuoses pour équilibrer humour et drame social. Le tournage s'est déroulé dans le bassin minier de Lens, notamment autour des terrils authentiques classés au patrimoine de l'UNESCO. Les difficultés majeures ont consisté à sécuriser les anciens puits de mine pour permettre l'accès de l'équipe de tournage en toute conformité. Une anecdote raconte que les anciens mineurs de la région sont venus rendre visite à l'équipe sur le plateau pour s'assurer de la fidélité des décors et des termes techniques utilisés. Le casting initial a été pensé pour réunir des visages populaires du cinéma français capables de porter cette gouaille populaire si particulière.
Le film aborde la désindustrialisation, la solidarité ouvrière, le chômage, la réinvention économique, la transmission intergénérationnelle et l'amitié.
La fin triomphante montre l'inauguration festive du parc par les habitants eux-mêmes, démontrant que la solidarité humaine est plus forte que la fatalité économique.
Le titre est un jeu de mots poétique qui associe l'expression de la modestie à l'univers de la mine, signifiant que de grandes choses peuvent naître de presque rien.
Le film est devenu une référence positive dans le Nord de la France, souvent projeté lors de rassemblements associatifs culturels.