Carole est une informaticienne introvertie et Caroline une pickpocket rebelle qui ne se connaissent pas et découvrent avec stupeur qu'elles sont demi-sœurs. Leur père, Patrick, un voleur de haut vol recherché internationalement, réapparaît soudainement après des années d'absence pour sceller leurs retrouvailles. Il leur propose de l'aider à réaliser le casse de sa vie : dérober un violon Stradivarius de grande valeur à Courchevel. Pour ces deux sœurs que tout oppose, la cohabitation criminelle s'annonce particulièrement explosive.
Le projet est né de la volonté des producteurs de concevoir une comédie d'action familiale et rythmée dans la pure tradition des films de casse à la française. L'idée originelle était de bâtir un récit autour d'un conflit de génération et d'une reconstruction familiale inattendue par le biais d'un cambriolage. Le réalisateur Pascal Bourdiaux s'est inspiré de la dynamique des comédies américaines comme « Ocean's Eleven » tout en y insufflant un humour typiquement hexagonal. L'inspiration est venue des magnifiques paysages enneigés des Alpes, offrant un cadre luxueux et spectaculaire pour l'intrigue criminelle. Le scénario a été écrit sur mesure pour Jean Reno, ravi de jouer un père filou et attachant.
La presse professionnelle s'est montrée globalement mitigée voire réservée envers cette comédie d'action lors de sa sortie sur les écrans. De nombreux critiques ont regretté le manque d'originalité du scénario et des ficelles narratives jugées un peu trop prévisibles pour le public averti. Quelques journalistes ont tout de même salué l'abattage comique du duo formé par Reem Kherici et Camille Chamoux, qui apporte une vraie fraîcheur au film. Du côté des spectateurs, le public familial a accueilli le divertissement avec sympathie, appréciant le rythme soutenu et les gags visuels en haute montagne. Le film a réalisé un score modeste au box-office français, souffrant d'une concurrence féroce lors de sa sortie hivernale. Il n'a pas obtenu de récompense dans les festivals.
Le metteur en scène s'est fortement inspiré de l'ambiance feutrée des stations de ski de luxe pour poser ses caméras dans les chalets somptueux de Courchevel. La production a connu d'importantes difficultés logistiques dues aux conditions climatiques changeantes de la montagne, obligeant l'équipe à tourner plusieurs scènes d'action sous des tempêtes de neige réelles. Lors des scènes de vol de haute technologie, les actrices ont dû apprendre des gestes de prestidigitation complexes avec un professionnel pour paraître crédibles à l'écran. Une anecdote raconte que Jean Reno a pris un grand plaisir à guider les deux jeunes comédiennes sur les scènes physiques. Concernant le casting initial, d'autres duos d'actrices comiques de la télévision avaient été envisagés avant le choix final.
Le long-métrage explore de manière légère le thème de la fraternité tardive, de la réconciliation paternelle et de la confiance retrouvée au sein d'une famille éclatée. Il s'amuse des contrastes de personnalités entre une intellectuelle coincée et une aventurière libérée.
La conclusion du casse montre que le vol du Stradivarius n'était qu'un prétexte élaboré par le père pour tester la solidarité de ses deux filles et les forcer à s'aimer. Après avoir réussi à doubler les véritables criminels, la famille s'enfuit unie et réconciliée, Patrick contemplant avec fierté ses deux « trésors » désormais inséparables face à l'avenir.
Le titre possède un double sens affectif, désignant à la fois les objets précieux précieux que le voleur convoite et, de manière beaucoup plus intime, ses deux filles retrouvées.
Le film fait l'objet de diffusions régulières à la télévision pendant les vacances d'hiver, s'assurant une audience familiale friande de paysages enneigés et de comédie légère.
On peut associer ce divertissement à des comédies de braquage familiales comme « La Panthère Rose » ou des comédies fraternelles à l'image de « Tout pour être heureux ».