Elena, une jeune femme d'origine grecque vivant en France, retourne sur l'île de Lesbos avec ses deux amis de banlieue, Nassim et Sekou, pour régler la succession de sa mère décédée. Les trois jeunes s'attendent à passer des vacances estivales farniente, rythmées par la plage et les fêtes locales. Cependant, leur séjour bascule lorsqu'ils croisent la route d'un jeune réfugié syrien clandestin qui tente de retrouver sa famille en Europe. Cette rencontre inattendue bouscule leurs certitudes de citoyens européens et transforme radicalement leur vision du monde et de l'amitié.
Le réalisateur franco-grec Basile Doganis a eu l'idée du film en se rendant lui-même à Lesbos au moment où l'île devenait le centre névralgique de la crise migratoire européenne. Marqué par le contraste violent entre la beauté touristique des lieux et la tragédie humaine qui se jouait sur les mêmes plages, il a voulu écrire une chronique de jeunesse percutante. Son intention était de croiser la crise d'identité de la jeunesse française issue de l'immigration avec le drame universel des réfugiés.
La critique de cinéma a salué la fraîcheur et l'énergie communicative du trio d'acteurs principaux qui apportent une grande vérité au récit. Les journalistes ont apprécié la façon dont le metteur en scène évite le piège du misérabilisme moralisateur en adoptant un ton de chronique estivale lumineuse mais lucide. La justesse des dialogues et la beauté solaire de la photographie ont été régulièrement mises en avant. Le public a été touché par cette confrontation humaniste et d'une brûlante actualité, louant l'équilibre réussi entre légèreté adolescente et gravité dramatique. Les spectateurs ont souligné la force symbolique de cette jeunesse française qui se découvre solidaire face à un drame mondial. Sur le web, les commentaires valorisent un film généreux et nécessaire pour éveiller les consciences. Le film a été présenté dans plusieurs compétitions de festivals nationaux et européens, recevant un accueil chaleureux de la part des jurys de jeunes.
Le cinéaste s'est inspiré du style réaliste du cinéma de genre initié par la Nouvelle Vague pour conserver un aspect spontané et brut à ses images. Le tournage s'est déroulé entièrement en décors naturels sur l'île de Lesbos, à une période où la réalité du drame migratoire se déroulait sous les yeux de l'équipe. Cette proximité immédiate avec le sujet a profondément influencé le jeu des comédiens et l'ambiance générale sur le plateau. Une anecdote rapporte que certaines scènes de fête sur la plage ont impliqué des habitants et des touristes locaux, mêlant fiction et réalité documentaire. Pour le casting, le réalisateur tenait absolument à ce que les acteurs passent du temps ensemble avant le tournage pour construire une complicité amicale authentique.
Le long-métrage explore la crise des réfugiés, la recherche des origines, l'amitié interculturelle, le deuil maternel et la conscience politique des adolescents.
La scène finale montre le trio transformé par cette aventure, reprenant le bateau vers la France avec la certitude d'avoir laissé leur insouciance derrière eux pour embrasser une maturité nouvelle.
Le titre fait référence au Meltem, un vent d'été puissant et imprévisible qui souffle sur la mer Égée, métaphore des bouleversements intérieurs qui secouent les personnages.
Le long-métrage est régulièrement projeté par des réseaux associatifs et des ciné-clubs pour ouvrir le débat sur la solidarité et l'accueil des migrants en Europe.