Anna a été conçue médicalement pour être un donneur compatible pour sa sœur aînée Kate, atteinte d'une leucémie grave depuis l'enfance. À treize ans, alors que ses parents envisagent un nouveau prélèvement, Anna décide d'engager un avocat pour obtenir la maîtrise de son propre corps et refuser les futurs dons. Son combat juridique révèle les tensions profondes au sein d'une famille aimante mais épuisée par la maladie de l'une des siennes. Le film explore avec une grande délicatesse les dilemmes éthiques, juridiques et émotionnels soulevés par cette situation sans réponse simple.
Le film est adapté du roman de Jodi Picoult, qui avait construit une fiction résolument contemporaine autour des questions éthiques posées par les enfants médicalement conçus comme donneurs compatibles. Nick Cassavetes a été séduit par la complexité morale du récit et par sa dimension familiale profondément humaine au-delà du seul débat bioéthique. Le réalisateur souhaitait traiter ce sujet grave sans jamais sombrer dans le sentimentalisme excessif, en accordant une voix authentique à chacun des personnages. Le scénario a connu des modifications significatives par rapport au roman, notamment concernant la conclusion du récit. Cameron Diaz s'est engagée dans ce projet pour son sujet, acceptant un rôle dramatique exigeant très éloigné de ses habitudes comiques. Le tournage s'est déroulé aux Etats-Unis dans des décors familiaux et hospitaliers reconstituant avec justesse le cadre quotidien du récit.
La critique a salué la performance habitée de Cameron Diaz dans un registre dramatique inhabituel, ainsi que celle d'Abigail Breslin et Sofia Vassilieva. Plusieurs observateurs ont souligné la délicatesse avec laquelle Nick Cassavetes traitait un sujet aussi sensible. Le scénario a été jugé efficace bien qu'ayant simplifié certains aspects éthiques complexes du roman. D'autres critiques ont reproché au film une tendance au sentimentalisme dans sa dernière partie. Le public a été profondément touché par les dilemmes émotionnels représentés avec sincérité dans le film. Le succès commercial a été considérable, les thèmes de la famille, de la maladie et du sacrifice trouvant un écho universel. De nombreux spectateurs ont salué les performances des actrices incarnant les deux sœurs au cœur du récit. Le film reste une référence dans le domaine du drame familial autour de la maladie. Le film n'a pas reçu de récompense institutionnelle majeure. Il a néanmoins été largement salué par les prix du public lors de plusieurs cérémonies. Cameron Diaz et Abigail Breslin ont été reconnues par plusieurs associations pour leurs performances. Il reste cité parmi les drames familiaux les plus émouvants de la fin des années 2000.
Nick Cassavetes s'est appuyé sur le roman de Jodi Picoult tout en décidant de modifier la fin du récit pour des raisons cinématographiques, une décision qui a divisé les fans du livre. Cameron Diaz a préparé son rôle de mère épuisée et déterminée en rencontrant des familles réelles confrontées à des situations médicales similaires. Sofia Vassilieva a dû se soumettre à un traitement physique conséquent pour représenter de manière authentique les effets de la leucémie sur son personnage. Abigail Breslin, jeune actrice déjà primée, a travaillé le dilemme moral de son personnage avec une maturité impressionnante pour son âge. Le tournage des scènes hospitalières a nécessité une grande sensibilité de l'équipe pour préserver le naturel et l'intensité émotionnelle des scènes.
Le film aborde les dilemmes éthiques autour de la conception médicalement assistée, le droit à l'autodétermination face à la pression familiale et l'amour maternel poussé jusqu'à ses retranchements les plus douloureux.
Le film révèle que c'est Kate elle-même qui souhaitait qu'Anna refuse d'être son donneur, lasse de souffrir, sa sœur n'ayant fait que l'honorer. Kate décède, mais la famille traverse ce deuil avec une paix nouvelle, issue d'une vérité enfin partagée.
Le titre original souligne la relation centrale entre les deux sœurs, l'une ayant été conçue pour donner potentiellement sa vie au service de l'autre, enjeu moral et affectif au cœur du récit.
Le film reste cité comme une référence du drame familial autour de la maladie et de la bioéthique.
Belles larmes, La Vie devant soi, Ne m'abandonne pas.