L'inspecteur Harry Callahan, muté au service du personnel de la police de San Francisco après une intervention jugée une nouvelle fois trop musclée lors d'une prise d'otages, se voit contraint de siéger dans un jury chargé de recruter de nouveaux inspecteurs. Lorsqu'un groupe terroriste appelé la Force de Frappe du Peuple, mené par un vétéran du Vietnam rayé de l'armée pour schizophrénie, exige deux millions de dollars à la ville sous peine d'attentats, Callahan est rappelé en urgence sur le terrain. Contraint d'accepter une nouvelle coéquipière, Kate Moore, inspectrice enthousiaste mais inexpérimentée que ses supérieurs lui ont imposée, le policier misogyne va devoir revoir en profondeur ses préjugés pour affronter cette menace terroriste inédite.
L'Inspecteur ne renonce jamais constitue le troisième volet de la franchise policière L'Inspecteur Harry, initiée en 1971 par Don Siegel. Le scénario, écrit par Stirling Silliphant et Dean Riesner à partir d'une histoire originale de Gail Morgan Hickman et S. W. Schurr, aborde des thèmes résolument contemporains pour l'époque, entre terrorisme domestique et politique des quotas dans le recrutement de la fonction publique, incarnée par l'introduction d'une coéquipière féminine aux côtés de Callahan. Clint Eastwood, qui avait initialement envisagé de réaliser lui-même le film après avoir achevé Josey Wales hors-la-loi, a finalement confié la mise en scène à James Fargo, son ancien assistant réalisateur ayant notamment travaillé sur Duel et Sugarland Express de Steven Spielberg. Fargo, bien qu'enthousiasmé par cette opportunité inattendue, s'est montré initialement hésitant face à un calendrier de production particulièrement resserré, le film ayant été mis en chantier dans l'urgence. Le titre original du film, The Enforcer, a suscité une controverse pour plagiat, un auteur reprochant à Eastwood d'avoir repris le titre d'un film de gangsters de 1951 avec Humphrey Bogart, une accusation à laquelle l'acteur a répondu en évoquant un hommage assumé plutôt qu'un emprunt frauduleux.
L'Inspecteur ne renonce jamais a été généralement considéré par la critique comme l'opus le plus faible de la trilogie originale des Inspecteur Harry, jugé moins abouti et plus conventionnel que les deux films précédents, en particulier le premier volet réalisé par Don Siegel. Plusieurs observateurs ont néanmoins salué l'humour noir distillé tout au long du film, notamment lors d'une scène d'autopsie devenue mémorable, ainsi que l'alchimie inattendue entre Clint Eastwood et Tyne Daly, dont le personnage féminin apporte une dimension nouvelle et bienvenue à la saga. D'autres critiques ont regretté un scénario recyclant largement les mêmes ressorts que les films précédents, autour d'une nouvelle histoire d'enlèvement et de rançon. Le public a réservé un accueil commercial exceptionnel au film, qui a rapporté plus de huit millions de dollars lors de sa première semaine d'exploitation américaine, un record pour un film de Clint Eastwood à l'époque, avant de totaliser plus de quarante-six millions de dollars aux États-Unis et au Canada, le classant neuvième film le plus rentable de l'année 1976. En France, le film a en revanche connu le résultat le plus modeste de la franchise, avec un peu plus de trois cent mille entrées. L'Inspecteur ne renonce jamais n'a pas été distingué par une récompense notable lors de sa sortie, son succès reposant avant tout sur sa performance commerciale exceptionnelle plutôt que sur une reconnaissance critique particulière.
Clint Eastwood avait initialement envisagé de réaliser lui-même le film après avoir achevé le tournage de Josey Wales hors-la-loi, mais a finalement confié la mise en scène à James Fargo, son ancien assistant réalisateur, une opportunité que celui-ci a accueillie avec un mélange d'enthousiasme et d'appréhension compte tenu du calendrier de production particulièrement resserré imposé par le studio. Le titre original du film, The Enforcer, a suscité une controverse pour plagiat de la part d'un auteur reprochant à Clint Eastwood d'avoir repris celui d'un film de gangsters de 1951 mettant en scène Humphrey Bogart, une accusation à laquelle Eastwood a répondu en évoquant un hommage assumé, les deux films étant par ailleurs tous deux produits par la Warner Bros., ce qui a facilité cette reprise de titre. Le film comporte une scène évoquant un attentat fictif visant la centrale nucléaire française de Fessenheim, une référence anachronique puisque le premier réacteur de cette centrale n'a en réalité été mis en service qu'en 1977, soit après la sortie du film.
L'Inspecteur ne renonce jamais explore le terrorisme domestique naissant aux États-Unis dans les années 1970, incarné par un groupe révolutionnaire prêt à toute forme de violence pour financer sa cause. Le film aborde également, de façon frontale pour l'époque, la question des quotas et de l'égalité de genre au sein des forces de police, à travers l'imposition d'une coéquipière féminine à un inspecteur profondément misogyne. La méfiance de Callahan envers sa propre hiérarchie, jugée davantage préoccupée par son image publique que par l'efficacité réelle du travail policier, traverse également l'ensemble du récit. Le film explore enfin la construction progressive d'un respect mutuel entre deux partenaires que tout semblait initialement opposer, préfigurant une évolution du personnage de Callahan vers davantage d'humanité.
Le film se conclut sur l'assaut final mené par Callahan pour libérer la fille du maire, prise en otage par les terroristes de la Force de Frappe du Peuple retranchés sur l'île d'Alcatraz. Kate Moore, la coéquipière de Callahan qu'il avait d'abord rejetée avant d'apprendre à la respecter, trouve la mort au cours de cet assaut final, un sacrifice qui marque profondément l'inspecteur et souligne l'évolution de leur relation tout au long du film. Callahan parvient néanmoins à neutraliser les terroristes et à sauver l'otage, mettant fin à la menace, mais le dénouement se teinte d'une amertume inhabituelle pour la franchise, la victoire de Callahan étant assombrie par la perte de sa partenaire, dont il avait fini par reconnaître les qualités et le courage.
Le titre original, The Enforcer, désigne littéralement celui qui fait appliquer et respecter une loi ou une règle, au besoin par la contrainte, un terme forgé à partir du verbe anglais « to enforce ». Ce titre reflète la philosophie du personnage d'Harry Callahan tout au long de la franchise, prêt à imposer sa propre conception de la justice bien au-delà du cadre légal habituel, y compris face à ses propres supérieurs hiérarchiques. Le titre français, L'Inspecteur ne renonce jamais, met davantage l'accent sur la détermination inébranlable du personnage face à l'adversité.
L'Inspecteur ne renonce jamais demeure aujourd'hui considéré comme l'épisode le plus modeste de la trilogie originale des Inspecteur Harry, bien qu'il ait marqué à sa sortie un record de recettes en première semaine pour un film de Clint Eastwood. La franchise s'est prolongée par la suite avec Sudden Impact en 1983 et La Dernière Cible en 1988, concluant les aventures cinématographiques du personnage.
L'Inspecteur Harry, premier volet de la franchise réalisé par Don Siegel et largement considéré comme le plus abouti de la série, demeure la référence incontournable pour comprendre l'évolution du personnage de Callahan au fil des films. Magnum Force, second volet de la saga, permet de mesurer la continuité thématique entre les différents épisodes centrés sur les méthodes radicales de l'inspecteur. Sudden Impact, quatrième volet réalisé par Clint Eastwood lui-même quelques années plus tard, prolonge l'exploration du personnage dans un registre encore plus sombre et vengeur.