La famille Tuche, originaire du petit village de Bouzolles, est de retour pour de nouvelles aventures extravagantes. Cette fois-ci, le jeune Donald, alias Coin-Coin, part étudier un semestre dans une prestigieuse université aux États-Unis. Ne supportant pas l'éloignement, son père Jeff décide d'embarquer toute la tribu pour une visite surprise en Californie. Débarqués au pays de la démesure, les Tuche vont bousculer les codes américains avec leur simplicité légendaire et leur amour indéfectible pour les frites.
Le succès surprise du premier volet en vidéo a poussé le réalisateur Olivier Baroux et le comédien Jean-Paul Rouve à imaginer une suite. L'idée d'envoyer cette famille typiquement française aux États-Unis est venue de la volonté de créer un choc culturel maximal. Les auteurs voulaient confronter l'esprit de Bouzolles au strass et aux paillettes d'Hollywood pour générer des situations comiques inédites. L'écriture s'est faite collectivement pour préserver l'ADN absurde et touchant des personnages. Le film n'est inspiré d'aucune œuvre littéraire, reposant entièrement sur les personnages créés pour le premier opus. Le projet a été conçu comme une déclaration d'amour à la comédie populaire française sans prétention.
Les critiques de la presse professionnelle ont été globalement sévères, reprochant souvent au film un humour facile et un scénario un peu décousu. Néanmoins, quelques journalistes ont salué l'abattage comique des acteurs principaux et la bienveillance globale du projet. La presse spécialisée y a vu un pur produit de divertissement populaire.
Le public, en revanche, a réservé un accueil triomphal au film dans les salles de cinéma françaises. Le long-métrage a largement dépassé les scores du premier volet, attirant des millions de spectateurs hilares. Les répliques de Jeff Tuche sont instantanément devenues cultes auprès de la jeunesse.
Le film n'a pas reçu de récompenses majeures dans les grands festivals ou lors des cérémonies académiques du cinéma. Sa véritable récompense reste son immense succès populaire au box-office national, qui l'a placé au sommet des comédies de l'année.
Olivier Baroux s'est inspiré des grandes comédies américaines basées sur le choc des cultures pour filmer les péripéties de la famille à Los Angeles. Il a cherché à utiliser la lumière californienne pour donner une esthétique de grand spectacle à cette comédie.
Le tournage aux États-Unis a représenté un défi logistique important pour l'équipe technique française qui a dû collaborer avec des équipes locales. Les règles syndicales américaines, très strictes, ont parfois ralenti le rythme des prises de vues à Los Angeles. De plus, les acteurs ont dû composer avec des températures élevées lors des scènes extérieures dans le désert américain.
Une scène particulièrement drôle montre Jeff Tuche tenter de commander des frites dans un fast-food américain avec son anglais très approximatif. Cette séquence a donné lieu à de nombreux éclats de rire sur le plateau en raison des improvisations constantes de Jean-Paul Rouve.
Le casting principal étant déjà solidement établi depuis le premier film, aucun changement majeur n'était prévu pour la famille. Les auditions se sont concentrées sur les rôles secondaires américains, notamment pour trouver les interprètes de la belle-famille de Donald.
Le film aborde avec humour le choc des cultures, l'amour familial inconditionnel et la résistance aux artifices de la richesse. Il montre que malgré le luxe environnant, les valeurs de simplicité et de solidarité restent les plus importantes. La confrontation entre le rêve américain et la réalité populaire française traverse tout le récit.
Après avoir provoqué une série de catastrophes mémorables, les Tuche parviennent finalement à réconcilier Donald avec sa petite amie américaine. Jeff achète une équipe de football américain pour le plaisir et la famille finit par rentrer célébrer ses exploits à Bouzolles. La fin confirme que peu importe l'endroit du monde où ils se trouvent, les Tuche restent fidèles à eux-mêmes.
Le titre indique simplement la continuité des aventures de la célèbre famille en y ajoutant le cadre géographique de cette suite. Il parodie ironiquement le concept du rêve américain en y opposant la philosophie de vie très terre-à-terre des protagonistes.
Ce deuxième opus a définitivement installé la marque dans le paysage cinématographique français, ouvrant la voie à une franchise lucrative et de futures suites.
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