Walter est un jeune homme qui a toujours adoré les Muppets depuis l'enfance — il faut dire qu'il en est lui-même un, tout en vivant avec des humains. Avec son frère humain Gary et la petite amie de celui-ci Mary, il part en pèlerinage à Hollywood pour visiter le Muppet Theater. Là, il apprend qu'un milliardaire du pétrole s'apprête à démolir le théâtre pour forer du pétrole en dessous. La seule façon de sauver le lieu : réunir les Muppets dispersés et organiser un grand spectacle pour récolter dix millions de dollars en moins de deux semaines.
Les Muppets, le retour est le septième film de la franchise Muppets et le premier à ne pas avoir été initié par le studio Disney seul — c'est Jason Segel, acteur et scénariste connu pour How I Met Your Mother et Forgetting Sarah Marshall, qui a poussé le projet. Grand fan des Muppets depuis l'enfance, Segel a approché Disney avec l'idée d'un film qui traiterait frontalement l'absence de popularité des Muppets depuis des décennies et leur besoin de se réinventer. Co-écrit avec Nicholas Stoller (Yes Man, Get Him to the Greek), le scénario est une déclaration d'amour à la franchise tout en la nourrissant d'une ironie contemporaine sur la nostalgie et le show business. Le réalisateur James Bobin, venu de la série Flight of the Conchords, était le choix parfait pour cette comédie musicale décalée.
Résumé des critiques professionnelles : Les Muppets, le retour a été accueilli comme un triomphe par la critique, obtenant 96 % sur Rotten Tomatoes. La presse a unanimement célébré ce retour en forme d'une franchise qu'on croyait définitivement essoufflée, saluant l'humour méta, la générosité et la sincérité du film.
Réception du public : Le film a rapporté 151 millions de dollars aux États-Unis seuls pour un budget de 45 millions — le plus grand succès de la franchise depuis The Muppet Movie (1979). Une nouvelle génération d'enfants a découvert les Muppets, tandis que les adultes retrouvaient leur enfance.
Récompenses obtenues : Le film a remporté l'Oscar de la meilleure chanson originale pour «Man or Muppet», composée et interprétée par Brett McKenzie des Flight of the Conchords. Il a également remporté le Golden Globe de la meilleure chanson de film.
Inspirations du réalisateur : James Bobin et Jason Segel voulaient un film qui assume pleinement son amour des Muppets tout en se moquant gentiment de lui-même — la tradition du «breaking the fourth wall» et de l'humour méta qui avait toujours été au cœur de l'univers Muppets depuis Jim Henson.
Anecdote sur une scène particulière : La scène de la réunion des Muppets — chaque personnage retrouvé dans un contexte absurde correspondant à ce qu'il est devenu après des années de retraite — est un tour de force comique qui résume l'esprit du film : touchant et drôle simultanément.
Les Muppets, le retour est une réflexion sur la nostalgie et la réinvention — peut-on raviver une flamme culturelle des décennies après son apogée ? Le film aborde l'identité à travers Walter — un Muppet qui a grandi en croyant être humain et doit accepter qui il est vraiment. La solidarité et la communauté contre les forces de l'argent et de la cupidité sont au cœur du récit. Enfin, le film est un hommage à la comédie musicale et à l'art du spectacle comme moyen de rassembler les gens.
Le grand show de réunion des Muppets réunit dix millions de spectateurs en télédiffusion mondiale... mais ne rapporte pas la somme nécessaire pour sauver le théâtre. Les Muppets «perdent» techniquement — mais la redécouverte de leur amitié et l'accueil du public montrent que leur place dans le cœur des gens n'a jamais vraiment disparu. Une donation de dernière minute sauve finalement le théâtre, dans un happy end qui célèbre les valeurs communautaires contre le capitalisme cynique.
Les Muppets, le retour (simplement The Muppets en version originale) dit la chose essentielle : les Muppets sont de retour. Ce titre minimaliste est lui-même un acte de confiance dans la force du nom — pas besoin d'expliquer, juste annoncer le retour. Le sous-titre français «le retour» est plus explicite sur la dimension de résurrection culturelle que le film revendique.
La bande originale de Les Muppets, le retour a été composée par Christophe Beck et contient plusieurs chansons originales écrites par Brett McKenzie des Flight of the Conchords. La chanson «Man or Muppet» a remporté l'Oscar de la meilleure chanson originale, et «Life's a Happy Song» qui ouvre le film est devenue un classique instantané de la franchise. La BO réussit le défi de sonner à la fois comme un hommage aux numéros musicaux d'origine de Jim Henson et comme une production contemporaine fraîche et inventive.
Les Muppets, le retour a relancé avec succès la franchise pour Disney, qui a produit une suite, une série télévisée et de nombreux produits dérivés. La mort de Jim Henson en 1990 avait semblé sonner le glas de la franchise — ce film a prouvé que les Muppets pouvaient survivre à leur créateur. Disponible sur Disney+ et en VOD.
Les Muppets, le retour est le recommencement de la franchise, suivi de Muppets Most Wanted (2014), également de James Bobin. Pour les films d'animation ou de spectacle à l'esprit communautaire, The Greatest Showman (2017) ou Moulin Rouge (2001) partagent l'énergie théâtrale du film. Toy Story 3 (2010) explore la même nostalgie de personnages qu'on croyait oubliés qui reviennent à la vie grâce à l'amour de leur public.