Depuis les origines, une déesse chargée de protéger la Terre, Athéna, est demeurée cachée des forces du Mal qui menacent l'équilibre du monde. Lorsque sa vie se trouve mise en danger, Seiya et ses compagnons, les Chevaliers de Bronze, endossent leurs armures pour devenir ses protecteurs, les Chevaliers du Zodiaque. Pour sauver leur déesse et l'avenir de la Terre, ils doivent atteindre le Sanctuaire du Grand Pope et y affronter, maison par maison, la légendaire armée des douze Chevaliers d'Or. Une bataille titanesque s'annonce, la plus grande jamais menée par les Chevaliers du Zodiaque.
Le film adapte en images de synthèse l'arc narratif du Sanctuaire, considéré comme le plus populaire et le plus emblématique du manga culte Saint Seiya de Masami Kurumada, également producteur exécutif du projet. Keichi Sato, réalisateur déjà connu pour son travail sur les séries Tiger & Bunny et Black Butler, ainsi que pour le dernier chapitre télévisé de la saga consacré à Hadès, est choisi pour mener à bien cette adaptation cinématographique en 3D. Le défi consiste à condenser en à peine une heure et demie l'intrigue développée sur plus de soixante-dix épisodes de vingt minutes dans la série télévisée originale des années 1980. Ce projet, porté par le studio Toei Animation, célèbre les quarante ans de carrière de Masami Kurumada et s'adresse à la fois aux fans historiques de la première heure et à un nouveau public plus jeune. Le choix de l'animation en images de synthèse constitue une rupture esthétique assumée avec le style de dessin animé traditionnel de la série originale.
Le film reçoit un accueil critique mitigé à sa sortie, plusieurs observateurs saluant la qualité technique de l'animation en images de synthèse tout en pointant la précipitation narrative inhérente à la condensation d'une œuvre aussi vaste en un format aussi court. La presse souligne notamment le manque de temps accordé à l'introduction des personnages principaux, nuisant à l'implication émotionnelle du spectateur non familier de la saga. Certains critiques comparent favorablement le film à d'autres adaptations cinématographiques de licences d'animation japonaise, le jugeant plus abouti que certaines tentatives précédentes du genre. Le public se montre partagé, les fans historiques de la saga exprimant des réserves sur les libertés prises avec le matériau original, tandis qu'une partie du public plus jeune apprécie le spectacle visuel proposé par le film. Les spectateurs saluent notamment la qualité du doublage français, jugé fidèle à l'esprit de la série culte diffusée dans les années 1980 et 1990. Le film reste un objet de discussion nostalgique pour toute une génération de spectateurs ayant grandi avec la série originale. Le film n'a pas obtenu de récompense notable lors de sa sortie.
Keichi Sato s'est appuyé sur son expérience acquise lors de la réalisation du dernier chapitre télévisé de la saga consacré à Hadès pour mener à bien cette adaptation cinématographique en images de synthèse, cherchant à moderniser l'esthétique de la franchise tout en respectant son héritage. La production a représenté un défi technique considérable, l'équipe devant condenser plus de soixante-dix épisodes de la série télévisée originale en un long métrage d'à peine une heure et demie, contrainte ayant nécessité d'importants choix de simplification narrative. Les seiyūs, comédiens de doublage japonais, ont été dévoilés progressivement au public entre février et avril 2014, suscitant un fort engouement parmi les fans de la première heure impatients de découvrir cette nouvelle interprétation des personnages. Masami Kurumada, auteur original du manga, a personnellement participé au projet en tant que producteur exécutif, garantissant une forme de continuité avec l'œuvre originale malgré le changement radical de style visuel.
Le film explore le courage et le dépassement de soi face à des adversaires bien plus puissants, thème central de l'ensemble de la saga Saint Seiya. Il questionne également la loyauté et le sacrifice au nom d'une cause juste, incarnés par les Chevaliers de Bronze prêts à tout pour protéger leur déesse. La quête initiatique, structurée par la progression des héros à travers les douze maisons du zodiaque, traverse aussi tout le récit comme une allégorie du parcours vers la maturité.
Après avoir affronté un par un les puissants Chevaliers d'Or gardant les douze maisons du Sanctuaire, Seiya et ses compagnons parviennent à atteindre le Grand Pope et à déjouer ses plans visant à s'emparer du pouvoir d'Athéna. Le film se referme sur la victoire des Chevaliers de Bronze, confirmant leur statut de protecteurs légitimes de la déesse malgré leur infériorité apparente face aux Chevaliers d'Or. Cette conclusion ouvre la voie à de possibles prolongements de la saga sur grand écran, sans qu'une suite n'ait finalement vu le jour.
Le titre fait référence au Sanctuaire, lieu sacré gardé par les douze Chevaliers d'Or que les héros doivent traverser maison par maison pour atteindre le Grand Pope, cœur de l'intrigue de ce film centré sur cet arc narratif emblématique de la saga.
Les amateurs de ce film apprécieront la série télévisée originale Les Chevaliers du Zodiaque dont il est adapté, ainsi que Dragon Ball Z: Battle of Gods et d'autres adaptations cinématographiques de grandes sagas de l'animation japonaise.