Dimanche, 12 juillet 2026
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Les Bidasses s'en vont en Guerre

Les Bidasses s'en vont en Guerre

1974 France, Italie, Allemagne
Synopsis

Gérard, Jean, Phil et Jean-Guy poursuivent leur service militaire sous la surveillance constante du sergent Bellec, bien décidé à ne pas leur laisser une minute de répit. Multipliant les bêtises, les quatre compères passent le plus clair de leur temps en cellule plutôt qu'à leurs corvées habituelles. Chargés un jour de réchauffer la piscine du colonel, ils provoquent par erreur une inondation de mazout qui les contraint à s'évader. Réfugiés dans une ferme menacée de réquisition par l'armée, ils vont devoir aider ses occupants avant de se retrouver malgré eux au pied de l'autel.

Genèse du film

Le film constitue la suite directe des Bidasses en folie, premier long métrage de Claude Zidi ayant révélé Les Charlots au grand public français en 1971. Fort du succès inattendu du premier volet, Claude Zidi retrouve la troupe pour approfondir l'univers de la comédie militaire déjà exploré, en donnant cette fois davantage de place à l'intrigue et aux personnages secondaires. Luis Rego, qui avait quitté le groupe après le premier film, n'apparaît pas dans cette suite, la troupe se recentrant alors sur son noyau historique. Le tournage doit composer avec un accident de moto survenu à Jean Sarrus peu avant le début du film, nécessitant l'intervention d'une doublure pour toutes les scènes où le personnage se déplace. Le scénario, coécrit par Claude Zidi avec Jean Bouchaud et Jean-Paul Farré, prolonge la veine comique et antimilitariste du premier opus tout en l'enrichissant d'une dimension plus romanesque autour de la ferme et de ses occupants.

Critiques et réception

Le film reçoit un accueil critique plus favorable que son prédécesseur, plusieurs observateurs saluant un scénario plus abouti et un meilleur équilibre entre les scènes de caserne et les péripéties extérieures vécues par les quatre compères. La presse souligne notamment la montée en puissance comique de la seconde partie du film, jugée supérieure à celle du premier volet. Le film est aujourd'hui considéré par de nombreux observateurs comme le meilleur représentant de la saga des bidasses. Le public réserve un accueil triomphal au film, qui dépasse les quatre millions d'entrées en France et rencontre également un succès retentissant à l'international, notamment en Union soviétique où il attire plus de cinquante millions de spectateurs. Ce succès confirme la popularité durable des Charlots auprès du public populaire français et étranger. Le film reste depuis l'un des plus grands succès commerciaux de la troupe. Le film n'a pas obtenu de récompense notable lors de sa sortie.

Anecdotes de tournage

Claude Zidi et Les Charlots ont voulu prolonger et approfondir l'univers comique installé par Les Bidasses en folie, en donnant cette fois davantage de place à l'intrigue romanesque autour de la ferme menacée de réquisition. Le tournage a dû composer avec un accident de moto survenu à Jean Sarrus peu de temps avant le début du film, obligeant l'équipe à recourir à une doublure pour l'ensemble des scènes nécessitant des déplacements du personnage. Une scène du film reproduit fidèlement, en clin d'œil assumé, la célèbre séquence des Valseuses où un personnage est jeté dans un canal, hommage au film de Bertrand Blier sorti quelques mois auparavant. Jacques Seiler, déjà présent dans Les Bidasses en folie et dans d'autres films des Charlots, reprend son rôle de sergent Bellec, assurant ainsi une continuité appréciée par les fans de la saga.

Thèmes abordés

Le film prolonge la satire de l'institution militaire et de sa rigidité face à l'esprit frondeur des quatre jeunes appelés. Il questionne également la solidarité et l'entraide envers les plus démunis, à travers l'épisode de la ferme menacée par l'armée. Le mariage et l'engagement, traités sur un mode comique, closent également le récit sur une note plus romanesque que le premier volet de la saga.

⚠️ Attention : cette section révèle les éléments majeurs de l'intrigue.

Explication de la fin

Après leur évasion et leur séjour dans la ferme menacée, les quatre compères parviennent à sauver les occupants de la réquisition militaire avant de se retrouver, contre toute attente, face au maire pour un mariage improvisé. Le film se referme sur cette conclusion résolument comique et rocambolesque, fidèle à l'esprit d'ensemble de la saga. Cette issue légère privilégie le pur divertissement plutôt qu'une quelconque morale sur l'institution militaire dépeinte tout au long du récit.

Signification du titre

Le titre annonce avec ironie le départ des quatre bidasses vers de nouvelles péripéties, le terme « guerre » étant à prendre au second degré puisque le film ne met en scène aucun véritable conflit armé, mais plutôt une succession de mésaventures militaires burlesques.

Films Similaires

Les amateurs de ce film apprécieront Les Bidasses en folie, premier volet de la saga, ainsi que Le Grand Bazar et Les Fous du stade, autres comédies populaires des Charlots réalisées par Claude Zidi durant la même période.