Un jeune enseignant bhoutanais qui rêve de partir en Australie pour devenir chanteur se voit muté pour sa dernière année de service dans l'école la plus reculée du monde, à Lunana. Après un voyage à pied éprouvant de plusieurs jours à travers l'Himalaya, il découvre un village privé d'électricité et de fournitures scolaires élémentaires. D'abord désespéré par ces conditions rustiques, il s'attache profondément à la pureté spirituelle des enfants et des villageois. Cette expérience transformative va bouleverser sa vision du bonheur et de la réussite personnelle.
Le projet s'inspire de la réalité du système éducatif au Bhoutan, où de jeunes fonctionnaires urbains sont régulièrement envoyés dans des communautés montagnardes isolées. Le réalisateur a voulu capter le contraste saisissant entre la modernité technologique galopante recherchée par la jeunesse et le mode de vie ancestral des hauts plateaux. L'inspiration lui est venue lors de ses propres voyages dans la région secrète de Lunana, touché par la résilience des habitants. Il a conçu le film comme une lettre d'amour à sa terre natale et une quête spirituelle sur la notion d'utilité collective.
La presse internationale a été unanimement bouleversée par la pureté, la simplicité et la profonde humanité qui émanent de cette œuvre lumineuse. Les critiques ont encensé la beauté picturale des décors naturels de l'Himalaya et la justesse extraordinaire des comédiens non professionnels. Le film a été décrit comme un antidote parfait au cynisme contemporain, offrant une immersion culturelle rare et d'une immense poésie. La délicatesse de la mise en scène a valu au cinéaste des éloges appuyés à travers le monde. Le public a réservé un accueil extrêmement chaleureux à ce long-métrage, touché par la tendresse de la relation entre l'instituteur et ses jeunes élèves. Les spectateurs ont massivement partagé leur émotion sur les réseaux sociaux, louant le dépaysement total et la philosophie apaisante du récit. Le bouche-à-oreille a fonctionné à merveille, permettant au film de rester de longues semaines à l'affiche dans les cinémas d'art et d'essai. Beaucoup ont confié être ressortis de la salle avec un sentiment profond de sérénité. Le film a marqué l'histoire du cinéma en devenant le tout premier film bhoutanais à être nommé à l'Oscar du meilleur film international en 2022. Il a également remporté de nombreux prix du public dans les festivals du monde entier.
Le réalisateur s'est inspiré du bouddhisme tibétain et du concept de Bonheur National Brut pour insuffler une atmosphère de paix et de contemplation à sa réalisation. Les conditions de production ont été d'une difficulté extrême, le tournage s'étant déroulé sur place à plus de 4 800 mètres d'altitude sans électricité ni réseau cellulaire. Toute l'équipe a dû acheminer le matériel technique à dos de mule pendant plus d'une semaine de marche forcée à travers les montagnes. L'énergie nécessaire pour alimenter les caméras reposait entièrement sur des batteries solaires rudimentaires, limitant le nombre de prises quotidiennes. Une anecdote touchante concerne la présence d'un véritable yak au fond de la classe, qui est une coutume locale réelle pour réchauffer la pièce et collecter la bouse séchée comme combustible. Les enfants du village, qui n'avaient pour la plupart jamais vu d'appareil photo ou de film, jouaient leur propre rôle avec une spontanéité totale.
Le long-métrage explore la quête identitaire, le conflit entre tradition et modernité, et le concept philosophique du bonheur véritable. Il aborde l'importance de la transmission des savoirs, le respect profond de la nature et l'apprentissage du renoncement face aux ambitions matérielles égoïstes.
La fin montre le protagoniste chanter une chanson traditionnelle bhoutanaise dans un bar australien bondé et indifférent, réalisant la vacuité de son rêve occidental. Son esprit est resté à Lunana, prouvant que la richesse spirituelle qu'il y a trouvée a transformé son âme à jamais. C'est un dénouement teinté de nostalgie qui invite à réfléchir sur le sens profond du mot chez-soi.
Le titre français évoque poétiquement l'isolement géographique absolu de cette communauté humaine nichée au sommet des montagnes de l'Himalaya. Il souligne la pureté d'un apprentissage déconnecté des artifices de la civilisation industrielle, où l'essentiel se réinvente au bout du monde.
La bande originale met magnifiquement en valeur le chant traditionnel bhoutanais appelé Psha, qui sert de lien émotionnel et mystique entre les personnages. Ces complaintes a cappella résonnent de manière spectaculaire à travers l'immensité des vallées alpines.
Suite au succès historique du film, le village de Lunana a vu ses infrastructures scolaires grandement améliorées grâce à des dons internationaux collectés par l'équipe de production.
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