En mer du Nord, une exploitation d'envergure exploite les fonds marins pour y stocker du dioxyde de carbone, présentée comme une solution prometteuse et lucrative face au réchauffement climatique. Lorsqu'une série de disparitions mystérieuses commence à frapper la zone, une équipe de scientifiques est dépêchée pour comprendre l'origine de ce phénomène inquiétant. Leurs recherches révèlent bientôt l'existence d'un dangereux typhon sous-marin, prélude à un gigantesque tsunami qui menace de s'abattre sur les côtes environnantes. Course contre la montre, l'équipe doit tout faire pour alerter les populations avant la catastrophe.
Le téléfilm allemand souhaitait s'inscrire dans la veine des films catastrophe écologiques populaires au tournant des années 2010, en s'appuyant sur les préoccupations grandissantes autour du réchauffement climatique et des technologies de captage du carbone. Le scénariste Simon X. Rost a construit une intrigue mêlant thriller scientifique et catastrophe naturelle, transposant le mythe du triangle des Bermudes dans les eaux de la mer du Nord pour ancrer le récit dans un contexte européen plus familier au public visé. Le réalisateur Nick Lyon, habitué aux productions de genre à budget modéré destinées à la télévision, souhaitait offrir un divertissement accessible mêlant tension scientifique et spectacle catastrophe. Le projet voulait également sensibiliser le public aux risques potentiels liés à l'exploitation industrielle des fonds marins.
La critique reste très mesurée face à ce téléfilm catastrophe, pointant un rythme jugé trop lent sur une grande partie du récit ainsi que des effets spéciaux limités par le budget modeste de la production. Plusieurs observateurs soulignent néanmoins une photographie soignée malgré ces contraintes budgétaires. Le film est généralement considéré comme un divertissement mineur typique des productions catastrophe destinées à la télévision européenne de cette période. Le public réserve un accueil mitigé au téléfilm, certains spectateurs saluant néanmoins un scénario mieux construit que la moyenne du genre, avec un dénouement jugé surprenant par plusieurs critiques. Le film trouve principalement son public via sa diffusion télévisée en Allemagne puis dans plusieurs pays européens. Il reste un divertissement modeste apprécié des amateurs de films catastrophe européens. Le film n'a pas obtenu de récompenses cinématographiques.
Nick Lyon s'est inspiré des préoccupations contemporaines liées au réchauffement climatique et aux technologies de captage du carbone pour ancrer son récit catastrophe dans une actualité environnementale reconnaissable par le public. Le tournage, réalisé avec un budget modeste typique des productions télévisuelles allemandes de genre, a nécessité une gestion efficace des ressources pour recréer les effets spéciaux de tsunami et de typhon sous-marin. La reconstitution des installations industrielles de captage de carbone en mer du Nord a représenté un défi de production pour une équipe technique aux moyens limités. Le casting réunit plusieurs acteurs reconnus de la télévision allemande, dont Hannes Jaenicke, habitué des rôles engagés sur des thématiques environnementales, apportant une crédibilité supplémentaire au propos écologique du film.
Le film explore les risques potentiels liés à l'exploitation industrielle des fonds marins, présentée comme une solution séduisante mais potentiellement dangereuse face au changement climatique. Il aborde également la responsabilité scientifique et industrielle face aux conséquences imprévues du progrès technologique. La course contre la montre pour alerter les populations avant une catastrophe naturelle imminente traverse également tout le récit, thème classique du genre catastrophe.
Après avoir découvert que l'exploitation industrielle du dioxyde de carbone sous les fonds marins est directement responsable du typhon sous-marin menaçant de déclencher un tsunami dévastateur, l'équipe de scientifiques parvient de justesse à alerter les autorités et à limiter les dégâts sur les côtes environnantes. Le film se termine sur cette catastrophe évitée de justesse, non sans avoir clairement pointé la responsabilité humaine dans le déclenchement de ce phénomène naturel exceptionnel.
Le titre, Le Triangle de l'Apocalypse, reprend le titre original allemand faisant référence au mythe du triangle des Bermudes, ici transposé en mer du Nord pour désigner cette zone maritime devenue le théâtre de phénomènes mystérieux et potentiellement apocalyptiques.
Les amateurs de ce film pourront se tourner vers 2012 de Roland Emmerich pour son traitement également catastrophe des dérèglements climatiques, ou vers Le Jour d'après pour son évocation comparable des conséquences dramatiques du réchauffement climatique.