Pendant la Seconde Guerre mondiale en Bretagne, le réseau de résistance Shelburn est mis en place pour évacuer les pilotes alliés abattus vers l'Angleterre. Sous le nez des forces allemandes d'occupation, des villageois courageux, menés par des femmes et des hommes ordinaires, organisent des filières d'évasion secrètes. Le film retrace l'histoire vraie de ces résistants de l'ombre qui risquent leur vie à chaque instant pour convoyer les aviateurs jusqu'aux plages des Côtes-d'Armor, où des navires britanniques viennent les récupérer de nuit.
Le réalisateur Nicolas Guillou, originaire de Bretagne, a voulu rendre hommage à cette page glorieuse et authentique de la résistance locale souvent oubliée des livres d'histoire nationaux. Inspiré par les témoignages des derniers survivants et les écrits de l'époque, il a passé des années à documenter les faits pour livrer une reconstitution historique rigoureuse. L'idée était de mettre en lumière l'héroïsme des gens simples de la région.
La presse régionale a chaleureusement accueilli le film, saluant l'effort remarquable de reconstitution historique et le devoir de mémoire accompli par la production. Les critiques ont apprécié le réalisme des costumes et l'utilisation des décors naturels bretons qui confèrent une grande authenticité à l'œuvre. Certains critiques nationaux ont toutefois regretté un classicisme formel un peu rigide dans la narration. Le public, particulièrement en Bretagne, s'est déplacé en nombre dans les salles de cinéma pour découvrir ce récit patrimonial émouvant. Les spectateurs ont salué le courage des personnages dépeints et la tension dramatique liée aux risques d'arrestation par la Gestapo. Les avis en ligne soulignent la ferveur qui se dégage de cette aventure humaine collective. Le long-métrage a reçu des distinctions honorifiques de la part d'associations d'anciens combattants et de mémoire historique pour son exactitude factuelle.
Le cinéaste s'est basé sur les carnets de bord du réseau Shelburn et les configurations géographiques des plages d'évasion pour orchestrer ses plans. Le tournage s'est déroulé sur les lieux exacts des événements en Bretagne, notamment sur la célèbre plage de l'Anse de Cochat, rebaptisée Plage Alphonse. La production a dû faire face aux marées complexes de la côte bretonne pour tourner les scènes d'évacuation nocturnes en mer. Une anecdote rapporte que de nombreux bénévoles locaux et descendants de résistants ont participé comme figurants, apportant une émotion palpable sur le plateau. Le casting a délibérément privilégié des acteurs de théâtre régionaux pour préserver la vérité historique des visages et des accents locaux.
Le long-métrage explore la résistance héroïque, la solidarité villageoise, le courage face à l'occupant nazi, le sacrifice de soi et la mémoire historique.
La conclusion du film met en avant le succès des dernières opérations d'évacuation juste avant la Libération, rendant un hommage solennel aux membres du réseau arrêtés et déportés.
Le titre reprend fidèlement le nom de code de la filière d'évasion créée par les services secrets britanniques en collaboration avec la résistance bretonne.
Le film est régulièrement diffusé dans le cadre de commémorations historiques et de projections pédagogiques dans les lycées et collèges de l'Ouest de la France.