Le test est formel : Nicole, bientôt cinquante ans et pilier discret d'une famille nombreuse dont tout le monde dépend, est enceinte. Alors qu'elle pensait vivre les premiers symptômes de la ménopause, cette découverte inattendue bouleverse totalement son existence et celle de ses proches. Entre son mari Jean-Pierre pris au dépourvu, ses enfants adultes déstabilisés et sa propre mère qui a son mot à dire, toute la famille se retrouve sens dessus dessous face à cette grossesse tardive. Nicole devra composer avec le regard des autres et ses propres doutes pour accueillir sereinement ce "petit locataire" inattendu.
Le Petit Locataire est le premier long métrage de la réalisatrice Nadège Loiseau, qui a eu l'idée du terme de "locataire" pour désigner une grossesse alors qu'elle attendait elle-même son premier enfant, confrontée à la difficulté de concevoir cet état nouveau de son corps. Bien que l'histoire ne soit pas autobiographique, cette expérience personnelle nourrit directement le regard tendre et sensible que porte la réalisatrice sur la maternité tardive de son personnage principal. Le scénario, coécrit avec Fanny Burdino et l'écrivaine Mazarine Pingeot, choisit délibérément l'angle de la comédie pour aborder des questions plus sérieuses liées à la maternité, comme la définition de ce qu'est une bonne mère selon l'âge auquel on a ses enfants, ou encore la question de la transmission entre générations. C'est l'actrice principale Karin Viard elle-même qui a suggéré à Nadège Loiseau de confier le rôle du mari à Philippe Rebbot, marquant pour ce dernier son premier grand rôle au cinéma.
À sa sortie, Le Petit Locataire reçoit un accueil critique favorable, la presse saluant la fraîcheur et la sincérité du ton adopté par Nadège Loiseau pour aborder le sujet de la grossesse tardive, ainsi que la performance touchante de Karin Viard dans le rôle principal. Le public réserve un accueil chaleureux à cette comédie familiale, qui parvient à mêler légèreté et questions plus profondes sur la maternité sans jamais tomber dans le mélodrame appuyé. Le film est sélectionné dans plusieurs festivals internationaux après sa sortie française, notamment en Suisse, en Allemagne, en Grèce et aux États-Unis en 2017, confirmant un joli succès d'estime pour ce premier long métrage.
Nadège Loiseau a eu l'idée du terme de "locataire" pour désigner sa propre grossesse lorsqu'elle attendait son premier enfant, ressentant la présence d'une vie déjà autonome à l'intérieur d'elle-même, une expérience personnelle qui a directement inspiré le titre et le ton du film. C'est Karin Viard elle-même qui a suggéré à Nadège Loiseau de confier à Philippe Rebbot le rôle du mari de son personnage, ce dernier trouvant ainsi dans Le Petit Locataire son tout premier grand rôle au cinéma. À l'origine, Philippe Rebbot faisait partie du casting du film mais dans un tout autre rôle, avant que Karin Viard n'intervienne pour lui proposer finalement d'incarner le mari de Nicole.
Le Petit Locataire aborde avec légèreté et tendresse la question de la maternité tardive, interrogeant ce que signifie être une bonne mère selon l'âge auquel on devient parent et la manière dont chaque génération transmet à la suivante ses propres repères. Le film explore également l'équilibre familial d'une femme habituée à être le pilier discret de tous les siens, brutalement bousculée dans son propre rôle par cette grossesse inattendue.
Après avoir traversé les doutes, les remous familiaux et le regard parfois pesant de son entourage, Nicole finit par accepter pleinement cette grossesse tardive et par trouver, avec le soutien de sa famille recomposée autour de cet événement, une nouvelle forme d'équilibre. Le film se termine sur une note résolument positive et chaleureuse, célébrant la capacité de cette famille à se réinventer face à l'imprévu.
Le titre Le Petit Locataire désigne, avec tendresse et humour, l'enfant à naître que porte Nicole, terme affectueux inventé par la réalisatrice elle-même pour évoquer cette présence nouvelle et autonome qui s'installe dans le corps et la vie de son personnage principal.
Tanguy (2001), En liberté ! (2018), 9 mois ferme (2013).