En 1327, dans une abbaye bénédictine du nord de l'Italie, le moine Guillaume de Baskerville et son jeune disciple Adso enquêtent sur une série de meurtres mystérieux. Alors qu'ils explorent les secrets de la bibliothèque labyrinthique, ils découvrent des vérités qui menacent les fondements de la foi et du pouvoir. Une enquête médiévale captivante où la raison affronte le dogme, dans une adaptation fidèle du roman d'Umberto Eco.
Genèse du film Adaptation du roman éponyme d'Umberto Eco (1980), considéré comme un chef-d'œuvre de la littérature mondiale. Porporati et Williams ont voulu rendre hommage à l'œuvre originale tout en la modernisant pour un public contemporain. Scénario écrit avec des historiens et des théologiens pour garantir une authenticité des débats philosophiques et des détails médiévaux. Budget important pour des décors élaborés (l'abbaye a été reconstruite en studio) et des costumes fidèles à l'époque. Tournage dans des abbayes et châteaux médiévaux en Europe (Italie, Allemagne) pour une immersion totale. Les réalisateurs ont insisté pour capturer à la fois le mystère et la profondeur intellectuelle du roman.
Critiques et réception Résumé des critiques professionnelles : Acclamé pour son adaptation fidèle et intelligente du roman d'Eco. John Turturro (Guillaume de Baskerville) et Rupert Everett (Bernard de Clairvaux) ont été salués pour leurs performances subtiles. Réalisation qualifiée de minutieuse et érudite, recréant l'atmosphère mystérieuse du livre. Décors et costumes d'une authenticité impressionnante, universellement acclamés. Certains critiques ont souligné que le film captait parfaitement l'esprit du roman, avec ses débats philosophiques et ses énigmes complexes. Réception du public : Public captivé, suscitant des discussions sur la foi, la raison et le pouvoir. Les amateurs de films historiques et de mystères ont apprécié l'atmosphère et les dialogues intelligents. Fidélité au roman original plébiscitée. Succès modeste au box-office, mais public fidèle parmi les cinéphiles. Récompenses obtenues : Prix des meilleurs décors aux David di Donatello Awards (César italiens). Nommé pour plusieurs autres prix (meilleur film, meilleur réalisateur). Turturro nommé pour le Prix du meilleur acteur dans plusieurs festivals. Prix du public au Festival du film historique de Rome. Photographie et BO saluées.
Anecdotes de tournage Inspirations des réalisateurs : Porporati et Williams, fans de longue date du roman, ont voulu créer un hommage visuel à l'œuvre d'Eco. Collaboration avec des historiens médiévaux pour recréer l'atmosphère de l'époque. Insistance pour que les dialogues reflètent la complexité des débats théologiques. La bibliothèque labyrinthique a été conçue comme un personnage à part entière. Difficultés de production : Recréation du Moyen Âge : décors et costumes nécessitant un budget important. Scènes dans la bibliothèque complexes à organiser (éclairage, mouvements de caméra). Coordination entre les départements (décors, costumes, accessoires) constante. Tournage dans des lieux historiques protégés, avec des contraintes strictes. Anecdote sur une scène particulière : La scène où Guillaume et Adso découvrent un indice clé dans la bibliothèque a nécessité 5 prises pour l'éclairage. Les acteurs ont étudié des textes médiévaux pour leurs répliques. Scène mémorable, symbolisant le cœur de l'enquête. Les débats philosophiques entre les moines ont été improvisés en partie. Casting initialement prévu : Turturro choisi pour son charisme et son expérience dans les rôles intellectuels. Everett pour son interprétation charismatique de l'antagoniste. Bentivoglio a apporté une touche d'authenticité au rôle de l'abbé.
Thèmes abordés La foi et la raison sont au cœur du film, avec des personnages naviguant entre le dogme religieux et la quête de vérité. Le pouvoir et la connaissance : qui contrôle l'accès au savoir ? L'hérésie et la tolérance : comment les idées nouvelles menacent les structures établies. La quête de vérité, avec Guillaume et Adso utilisant leur intelligence pour résoudre le mystère. Enfin, la peur et l'ignorance : comment la méconnaissance peut mener à la violence.
Explication de la fin Les meurtres étaient liés à un livre interdit (le De risu d'Aristote), symbole de la connaissance dangereuse pour l'Église. Guillaume et Adso découvrent que la vérité peut être destructrice. Le film se termine sur une note ambiguë : l'abbaye en flammes, et les deux moines quittent les lieux, porteurs d'un savoir qui les a changés. Cette conclusion montre que la quête de vérité a un prix. Le dernier plan, où ils s'éloignent de l'abbaye en ruines, symbolise la fin d'un chapitre et le début d'un nouveau voyage.
Signification du titre Le Nom De La Rose fait référence au roman d'Eco, dont le titre est une énigme. "La Rose" symbolise la beauté, la complexité, ou le mystère (comme la rose des cathédrales). Dans le film, le titre évoque la quête de sens cachée. "Le Nom" suggère que la vérité est souvent voilée, et que le langage peut être un outil de dissimulation. Enfin, il reflète l'atmosphère mystérieuse et poétique du film, où chaque détail a une signification profonde.
Bande Originale Composée par Ennio Morricone (l'une de ses dernières œuvres avant sa mort). Mélange de thèmes orchestraux somptueux et de chants grégoriens, créant une atmosphère médiévale et intemporelle. Instruments anciens et techniques d'enregistrement spécialisées pour recréer le son du Moyen Âge. La musique souligne les moments de mystère et de réflexion. Le thème principal, Le Labyrinthe de la Connaissance, est remarquable pour sa capacité à évoquer curiosité et mélancolie. La BO a été saluée pour sa beauté et sa capacité à capturer l'esprit intellectuel du film.
Actualités Sélectionné pour une rétrospective du cinéma historique au Festival de Venise 2023. Une série TV basée sur le roman est en développement. Succès sur les plateformes de streaming. Version restaurée publiée en 2024 pour son 2e anniversaire. Turturro a exprimé son intérêt pour reprendre son rôle dans de futurs projets liés à l'univers du roman.
Le Nom de la Rose (1986), Le Parfum: Histoire d'un meurtrier (2006), Les Piliers de la Terre (2010), Le 13e Guerrier (1999), Brother Cadfael (série)