Dory, le célèbre poisson chirurgien bleu souffrant de troubles de la mémoire immédiate, vit désormais paisiblement sur le récif corallien aux côtés de Marin et Nemo. À la suite d'un flash mémoriel soudain, elle se rappelle brusquement qu'elle a une famille qui l'attend quelque part sur la côte californienne. Déterminée à retrouver ses parents, elle traverse l'océan pour se rendre au prestigieux Institut de Biologie Marine de Californie. Aidée par de nouveaux compagnons d'infortune, elle va surmonter son handicap pour accomplir sa quête familiale.
Cette suite tant attendue du chef-d'œuvre de l'animation « Le Monde de Nemo » est née de l'inquiétude personnelle du réalisateur Andrew Stanton concernant le destin à long terme de Dory. L'idée originelle a surgi en retombant sur le premier film et en réalisant que le personnage du poisson bleu pouvait facilement se perdre à nouveau en raison de son amnésie. L'inspiration est venue de la volonté d'explorer le passé tragique du personnage et de montrer comment son handicap est devenu sa plus grande force d'adaptation. Les studios Pixar ont développé des technologies d'animation révolutionnaires pour restituer de manière hyperréaliste la lumière sous-marine et la texture des pieuvres. Le scénario a été construit comme un voyage d'émancipation touchant et drôle.
La presse professionnelle mondiale a réservé un accueil extrêmement chaleureux et enthousiaste à ce film d'animation lors de sa sortie sur les écrans. Les critiques ont salué l'intelligence du scénario qui évite la simple redite du premier opus en déplaçant astucieusement l'action dans un institut marin. De nombreux journalistes ont encensé l'introduction du personnage d'Hank la pieuvre, qualifié de prouesse d'animation technique absolue. Du côté des spectateurs, les familles et les fans de la première heure ont plébiscité l'émotion omniprésente et l'humour irrésistible des situations. Le long-métrage a rencontré un succès phénoménal au box-office mondial, dépassant le milliard de dollars de recettes.
Le metteur en scène s'est inspiré des techniques des films d'évasion classiques pour concevoir les séquences rythmées où les animaux naviguent à travers l'institut public. Les équipes d'animateurs ont passé des mois à étudier le comportement réel des pieuvres et des bélugas dans des aquariums pour reproduire fidèlement leurs mouvements. Une anecdote de tournage rapporte que le personnage d'Hank a été si complexe à concevoir en raison de ses tentacules que sa première scène a nécessité un an de travail graphique complet. Les doubleurs de la version française ont retrouvé leurs personnages avec une immense joie nostalgique. Concernant le casting vocal original, Ellen DeGeneres a mené une campagne humoristique de plusieurs années dans son show pour que cette suite voie enfin le jour.
Le film traite avec une grande délicatesse de la tolérance face au handicap mental, de la persévérance et de l'importance absolue des racines familiales. Il aborde également l'entraide entre marginaux, la protection de la faune maritime et l'acceptation de soi.
La fin du film est marquée par des retrouvailles bouleversantes où Dory retrouve enfin ses parents biologiques grâce à un chemin de coquillages qu'ils ont patiemment disposé pour elle pendant des années. Après avoir sauvé ses amis marins d'un camion de transport grâce à une cascade mémorable orchestrée avec Hank, toute la petite troupe retourne vivre sur le récif. La scène finale montre Dory contempler l'immensité de l'océan, désormais sereine, autonome et pleinement entourée par sa famille d'origine et sa famille de cœur.
Le titre déplace le focus narratif du premier volet pour mettre en avant l'univers mental et intime de Dory, signifiant que le récit adopte pleinement son point de vue unique.
Le long-métrage est devenu un classique incontournable des catalogues d'animation familiale et continue de figurer en excellente place parmi les plus grands succès de l'histoire des studios Pixar.
On peut naturellement lier ce long-métrage d'animation à d'autres chefs-d'œuvre de Pixar axés sur les voyages initiatiques et l'amitié comme « Le Monde de Nemo » ou « Toy Story ».