Aurore est une femme de cinquante ans séparée qui voit son quotidien s'accélérer brusquement lorsqu'elle perd son emploi et apprend qu'elle va devenir grand-mère. En pleine crise de la ménopause, elle se sent de plus en plus invisible dans une société qui semble vouloir écarter les femmes de sa génération. C'est alors qu'elle croise par hasard la route de Christophe, son grand amour de jeunesse. Cette rencontre inattendue va lui donner la force de se réinventer et de croquer sa nouvelle vie à pleines dents.
Ce projet est né de la volonté farouche de la réalisatrice Blandine Lenoir de porter à l'écran un sujet presque totalement tabou au cinéma : la ménopause et la vie des femmes de cinquante ans. L'idea originelle est venue en constatant la rareté des premiers rôles féminins attribués à des actrices d'âge mûr dans le paysage cinématographique français. La cinéaste a puisé son inspiration dans de nombreux témoignages de femmes de son entourage pour écrire un scénario à la fois réaliste, drôle et militant. La production a tout de suite pensé à Agnès Jaoui pour incarner cette héroïne du quotidien. Le film a été conçu comme une œuvre lumineuse, optimiste et profondément solidaire.
La presse professionnelle française a réservé un accueil très chaleureux et enthousiaste à cette comédie dramatique lors de sa sortie en salles. Les critiques ont unanimement salué la performance d'Agnès Jaoui, louant sa justesse, sa drôlerie et sa générosité à l'écran. De nombreux journalistes ont apprécié l'habileté avec laquelle la réalisatrice traite des sujets sociétaux profonds sans jamais tomber dans le pathos. Du côté des spectateurs, le public féminin s'est massivement reconnu dans les situations traversées par Aurore, saluant un film réconfortant et d'utilité publique. Les retours ont mis en avant la tendresse des relations amicales dépeintes dans le script. Le film a connu un joli succès d'estime et d'entrées sur le territoire national.
La metteuse en scène s'est inspirée de la liberté de ton du cinéma féministe des années soixante-dix pour réaliser son projet. Le tournage s'est déroulé principalement dans la ville de Rochefort, offrant une ambiance provinciale douce et lumineuse parfaitement adaptée au récit. Une anecdote raconte que l'équipe du film était composée en grande majorité de femmes aux postes clés pour garantir une sensibilité partagée en coulisses. Agnès Jaoui a beaucoup collaboré aux dialogues pour y injecter sa verve naturelle et son sens de la réplique humaine. Concernant la distribution, le choix de Thibault de Montalembert s'est imposé après son succès marquant dans la série Dix pour cent.
Le film traite de front de la ménopause, du sentiment d'invisibilité sociale des femmes mûres et de la précarité professionnelle après cinquante ans. Il aborde également la solidarité féminine, les joies de la grand-maternité et la possibilité d'un renouveau amoureux tardif.
La conclusion du film s'avère joyeuse, dansante et résolument tournée vers l'avenir. Aurore parvient à assumer pleinement les transformations de son corps et de sa vie de famille, acceptant son nouveau statut de grand-mère avec fierté. Elle s'autorise enfin à vivre son histoire d'amour avec Christophe sans se soucier du regard des autres. La dernière séquence la montre entourée de ses amies dans un élan de liberté festive et collective.
Le titre fait référence au prénom de l'héroïne, mais porte également une symbolique forte d'aube et de renouveau, signifiant que cinquante ans est le début d'une nouvelle vie.
Le film est devenu une œuvre de référence pour les associations féministes et fait régulièrement l'objet de projections-débats à travers toute la France autour du thème du vieillissement au féminin.
On peut inscrire ce long-métrage dans la lignée de comédies féministes et bienveillantes comme « Annie Colère » ou « Tout pour être heureux ».