Dimanche, 12 juillet 2026
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Le cerveau

Le cerveau

1969 France, Italie
Synopsis

Un maître cambrioleur français et son partenaire maladroit tentent de dévaliser le train de l'OTAN transportant des fonds secrets, sans savoir qu'un mystérieux génie du crime surnommé le Cerveau a le même plan en tête. Pendant ce temps, deux gangsters américains de la Mafia cherchent eux aussi à s'emparer du butin, semant une confusion générale entre les différentes bandes rivales. Gérard Oury orchestre un ballet comique impeccable de quiproquos et de courses-poursuites à travers l'Europe. Le film est une comédie policière à grand spectacle qui confirme le duo triomphant Belmondo-Bourvil.

Genèse du film

Gérard Oury souhaitait renouveler la formule comique à grand spectacle éprouvée avec La Grande Vadrouille en y ajoutant une dimension de film de casse international. L'idée originale de trois équipes distinctes tentant de voler simultanément le même train blindé permettait de construire une mécanique comique d'une précision redoutable. Le réalisateur a voulu réunir à nouveau Belmondo et Bourvil, dont l'alchimie comique avait déjà été éprouvée, en leur adjoignant cette fois le prestige international de David Niven. Le scénario s'inspirait vaguement de faits divers réels concernant des cambriolages de convois militaires. David Niven, star internationale reconnue, accepte ce rôle du Cerveau pour son élégance comique et la dimension internationale que lui confère le projet. Le tournage s'est étendu à plusieurs pays européens pour restituer la dimension internationale du casse.

Critiques et réception

La critique a salué l'efficacité de la mise en scène d'Oury et le talent de ses acteurs, même si certains ont jugé le film en deçà de La Grande Vadrouille. Plusieurs observateurs ont souligné le plaisir de retrouver Belmondo et Bourvil dans un registre légèrement différent. Le film a été apprécié pour ses séquences d'action comiques bien orchestrées et sa galerie de personnages savoureux. D'autres critiques ont salué la performance internationale de David Niven, parfaitement intégré dans l'univers de Gérard Oury. Le public français a massivement plébiscité le film, retrouvant avec bonheur le duo Belmondo-Bourvil. Le succès commercial a été important, confirmant la popularité durable des comédies d'Oury. De nombreux spectateurs ont salué les séquences de poursuite spectaculaires et l'humour bien calibré. Il reste l'une des plus grandes comédies populaires françaises de la fin des années 1960. Le film n'a pas reçu de récompense institutionnelle majeure, le genre de la comédie populaire étant peu valorisé par les cérémonies. Il a néanmoins connu un succès commercial exceptionnel. Sa reconnaissance reste essentiellement populaire et nostalgique. Il est régulièrement cité parmi les grandes comédies de l'âge d'or du cinéma populaire français.

Anecdotes de tournage

Gérard Oury a construit le scénario autour de la mécanique parfaite de trois équipes poursuivant simultanément le même objectif sans le savoir, chaque rebondissement de l'une entraînant des conséquences comiques pour les autres. Le tournage dans plusieurs pays européens a représenté un défi logistique important mais nécessaire pour donner l'ampleur internationale recherchée. Bourvil, dont la santé se dégradait déjà à l'époque, a fourni une performance physiquement exigeante avec un courage et un professionnalisme salués par toute l'équipe. David Niven a apporté son élégance naturelle et son sens du timing comique british, contribuant à une dimension internationale rare dans le cinéma populaire français de l'époque. Plusieurs séquences de cascade automobile impliquant Belmondo ont été réalisées avec le concours direct de l'acteur, fidèle à sa réputation de performer ses propres cascades. Le film a été tourné en partie dans le tunnel sous la Manche alors en construction, avant même son ouverture au public.

Thèmes abordés

Le film aborde la rivalité comique entre plusieurs camps cherchant le même butin, la vanité des plans les mieux préparés et l'inévitable désordre que génère la cupidité collective.

⚠️ Attention : cette section révèle les éléments majeurs de l'intrigue.

Explication de la fin

Le Cerveau et ses rivaux finissent tous par se retrouver les mains vides, victimes de leurs propres plans trop élaborés et de la confusion générale qu'ils ont eux-mêmes engendrée, le butin s'évaporant dans une ultime ironie comique.

Signification du titre

Le titre désigne le surnom donné au mystérieux génie du crime incarné par David Niven, figure centrale du complot dont les plans d'une sophistication remarquable se heurtent à l'imprévisibilité des événements réels.

Actualités

Le film reste régulièrement cité parmi les grandes comédies populaires françaises de la fin des années 1960.

Films Similaires

La Grande Vadrouille, L'As des As, Le Corniaud.