Liu Jian, agent d'élite chinois, est envoyé à Paris pour aider la police française à démanteler un vaste réseau de trafic de drogue. Mais l'opération tourne au piège lorsque son contact policier, Jean-Pierre Richard, l'implique dans le meurtre d'un baron de la drogue chinois pour mieux le faire accuser à sa place. Traqué par toute la police parisienne, Liu Jian doit compter sur Jessica, une prostituée américaine elle-même otage de Richard, pour espérer prouver son innocence. Ensemble, ils vont devoir démasquer la corruption qui gangrène les plus hautes sphères de la police avant qu'il ne soit trop tard.
Le Baiser mortel du dragon n'est pas tiré d'un livre mais d'un scénario original coécrit par Luc Besson, Robert Mark Kamen et Jet Li lui-même, conçu spécifiquement pour offrir à la star des arts martiaux chinoise un premier grand rôle occidental à la mesure de sa notoriété internationale. Luc Besson, alors producteur phare du cinéma d'action français à travers sa société EuropaCorp, souhaitait proposer une relecture du polar parisien mêlant chorégraphies d'arts martiaux et intrigue de corruption policière, dans la continuité du style qu'il avait développé avec Nikita ou Léon. Le réalisateur Chris Nahon, ancien chef opérateur devenu réalisateur, a été choisi pour mettre en scène ce projet porté par la volonté de Besson de lancer véritablement Jet Li sur le marché occidental après ses débuts remarqués dans L'Arme fatale 4. Jet Li a lui-même participé activement à l'écriture des scènes de combat, insistant pour que son personnage utilise des objets du quotidien comme armes improvisées plutôt que les armes à feu traditionnelles du cinéma d'action américain. Le tournage s'est déroulé à Paris, offrant un décor inhabituel pour ce type de film d'action mettant en scène une star asiatique dans un contexte typiquement français.
Les critiques ont été partagées, saluant les chorégraphies de combat spectaculaires portées par Jet Li tout en jugeant le scénario assez convenu dans sa mécanique de policier corrompu traquant un homme innocent. Plusieurs observateurs ont souligné l'efficacité de la mise en scène de Chris Nahon, capable de renouveler visuellement les scènes d'action grâce à l'inventivité martiale de Jet Li, tout en reprochant au film une noirceur parfois gratuite dans le traitement de certains personnages secondaires. D'autres ont salué la performance de Tchéky Karyo dans le rôle du policier corrompu, jugée suffisamment inquiétante pour porter la dimension antagoniste du récit. Le public a réservé un bon accueil au film, séduit par les prouesses martiales de Jet Li et par le cadre parisien inhabituel pour ce type de production d'action. De nombreux spectateurs ont salué le style visuel léché caractéristique des productions Besson de l'époque, ainsi que l'énergie des scènes de combat chorégraphiées par Jet Li lui-même. Le film a rencontré un succès commercial correct, confirmant l'attrait du public occidental pour les films d'arts martiaux portés par des stars asiatiques au début des années 2000. Le Baiser mortel du dragon n'a pas été distingué par de récompense cinématographique majeure, mais a confirmé la percée de Jet Li sur le marché occidental, ouvrant la voie à ses rôles suivants dans des productions hollywoodiennes de plus grande envergure.
Jet Li a personnellement participé à l'écriture des scènes de combat du film, insistant pour que son personnage utilise des objets du quotidien comme armes improvisées plutôt que les armes à feu traditionnelles du cinéma d'action américain. Le tournage s'est déroulé à Paris, un choix de décor inhabituel pour ce type de film d'action mettant en scène une star asiatique, nécessitant une adaptation des chorégraphies martiales habituelles de Jet Li à un cadre urbain européen plutôt qu'asiatique. Luc Besson, alors producteur phare du cinéma d'action français, a conçu ce projet spécifiquement pour lancer Jet Li sur le marché occidental après ses débuts remarqués dans L'Arme fatale 4, un pari qui s'est avéré payant pour la suite de la carrière de l'acteur.
Le film explore la corruption policière et l'abus de pouvoir au sein des institutions censées protéger les citoyens, ainsi que l'isolement d'un homme injustement accusé, contraint de se débrouiller seul dans un pays étranger dont il ne maîtrise pas tous les codes. Il aborde également l'exploitation des femmes à travers le trafic sexuel orchestré par l'antagoniste, ainsi que la solidarité qui se noue entre deux victimes que tout semblait opposer initialement.
Après avoir découvert l'ampleur de la corruption orchestrée par Jean-Pierre Richard, Liu Jian parvient à le confronter lors d'un ultime affrontement où il utilise un dernier baiser empoisonné, littéralement mortel, pour neutraliser son ennemi sans jamais employer d'arme à feu conventionnelle. Cette conclusion souligne la cohérence du personnage jusqu'au bout, fidèle à sa philosophie martiale consistant à ne jamais recourir aux armes à feu même dans le combat le plus décisif. Le film se referme sur la libération de Jessica et la reconnaissance de l'innocence de Liu Jian, dont la réputation est enfin rétablie après avoir démasqué la corruption policière à l'origine de tous ses ennuis.
Le titre Le Baiser mortel du dragon renvoie à la technique de combat finale employée par Liu Jian contre son ennemi, un baiser empoisonné littéralement mortel, tout en évoquant le surnom du dragon souvent associé aux arts martiaux chinois et à la puissance discrète mais dévastatrice du personnage principal.
Le succès du film a confirmé la place de Jet Li parmi les stars d'action les plus recherchées d'Hollywood au début des années 2000, l'acteur ayant depuis multiplié les collaborations internationales entre cinéma asiatique et productions occidentales.
Les amateurs du film pourront se tourner vers L'Arme fatale 4, précédent film ayant révélé Jet Li au public occidental, ou vers Nikita et Léon de Luc Besson, qui partagent avec Le Baiser mortel du dragon cette même esthétique de polar parisien stylisé propre aux productions du réalisateur français.