Une équipe de chercheurs universitaires parvient à mettre au point un sérum expérimental révolutionnaire capable de ramener les morts à la vie. Lors d'une expérience clandestine qui tourne mal, l'une des scientifiques est mortellement électrocutée dans le laboratoire. Désespéré, son fiancé décide d'utiliser le produit miracle sur elle pour tenter de la sauver. L'expérience réussit, mais la jeune femme revient à la vie dotée de facultés psychiques terrifiantes et d'une nature profondément malveillante.
Le projet s'inspire lointainement du mythe universel de Frankenstein et des récits scientifiques liés aux expériences de mort imminente. L'idée originelle est venue de la volonté de traiter le concept de la résurrection médicale sous l'angle d'un thriller horrifique contemporain et claustrophobique. Le réalisateur David Gelb, jusqu'alors connu pour ses documentaires prestigieux, a souhaité s'essayer à la fiction en insufflant une esthétique soignée et réaliste à ce projet de genre. L'inspiration est née des avancées technologiques réelles en neurosciences qui interrogent régulièrement la frontière floue séparant la vie de la mort.
La presse spécialisée a réservé un accueil globalement mitigé à ce long-métrage, saluant l'implication indéniable d'Olivia Wilde mais regrettant une seconde moitié jugée trop prévisible. Plusieurs critiques ont souligné que le film n'exploitait pas pleinement son postulat de départ scientifique fascinant, préférant se tourner vers des sursauts classiques et des jump scares faciles. L'ambiance sombre du laboratoire a toutefois été appréciée pour son efficacité visuelle angoissante. Du côté des amateurs d'horreur, le public a répondu présent dans les salles grâce à une campagne marketing efficace portée par la maison de production Blumhouse. Le film a réalisé des recettes honorables au box-office au vu de son budget de production très restreint. Il n'a cependant obtenu aucune distinction majeure dans les festivals internationaux.
Le réalisateur s'est fortement inspiré du chef-d'œuvre « L'Expérience interdite » de Joel Schumacher pour concevoir l'évolution dramatique et la paranoïa de son groupe de chercheurs. La production a dû composer avec un calendrier de tournage extrêmement serré de seulement quelques semaines, obligeant les acteurs à tourner la quasi-totalité de leurs scènes à huis clos dans un décor unique. Pour les lentilles de contact noires que porte Olivia Wilde, l'actrice a confié qu'elles bloquaient presque entièrement sa vision, la forçant à jouer certaines scènes de manière totalement aveugle. Concernant le casting, le rôle tenu par Donald Glover avait initialement suscité l'intérêt de plusieurs vedettes de séries télévisées avant que son profil atypique ne l'emporte.
Le long-métrage explore les dérives éthiques de la science moderne, la culpabilité humaine face au deuil impossible et l'existence potentielle d'un enfer psychologique. Il interroge avec force la frontière morale que l'être humain franchit lorsqu'il tente de se substituer aux lois de la nature ou à une force divine.
La fin terrifiante montre l'héroïne Zoe qui a complètement succombé à sa nature démoniaque et éliminé méthodiquement l'ensemble de ses collègues de laboratoire. Dans l'ultime séquence, elle utilise le sérum sur son fiancé décédé pour le ramener à son tour à la vie, condamnant le couple à une existence cauchemardesque et infinie.
Le titre fait directement écho au personnage biblique de Lazare, que Jésus a ressuscité d'entre les morts, transposé ici sous une forme médicale et technologique aux conséquences funestes.
Le film est régulièrement cité par les fans de la maison Blumhouse comme une petite production efficace qui s'inscrit parfaitement dans la lignée des huis clos horrifiques des années 2010.
On peut rapprocher ce film d'œuvres d'épouvante basées sur la science ou la médecine comme « Lucy » de Luc Besson ou le classique « L'Expérience interdite ».