Riggs et Murtaugh sont de retour, plus complices que jamais, et se retrouvent mêlés à une affaire de trafic de drogue impliquant des diplomates sud-africains protégés par l'immunité diplomatique — et donc intouchables par la loi américaine. Leur enquête prend un tour personnel et violent lorsque Riggs tombe amoureux de l'assistante d'un des suspects. L'immunité diplomatique va se révéler le seul obstacle que les deux policiers ne savent pas comment contourner — jusqu'à un certain point. La suite introduit également Leo Getz, l'informateur comique qui va compléter le trio pour les films suivants.
Le succès phénoménal du premier L'Arme fatale rendait une suite inévitable, et Warner Bros. a rapidement mis en chantier L'Arme fatale 2 en confiant à nouveau le film à Richard Donner. Le scénario, développé par Jeffrey Boam à partir d'une histoire de Shane Black et Warren Murphy, cherchait à la fois à reproduire les éléments qui avaient fait le succès du premier — le duo, l'humour, l'action — tout en introduisant des nouveaux personnages et des enjeux plus larges. Le choix de placer les méchants sous immunité diplomatique était une idée forte qui permettait de donner au film une dimension politique — le racisme institutionnel de l'apartheid sud-africain — tout en créant une frustration dramatique nouvelle. L'introduction de Leo Getz, joué par Joe Pesci dans un registre comique décalé, ajoutait une troisième voix qui allait enrichir la dynamique du duo pour les suites. La participation de Patsy Kensit dans le rôle de l'intérêt amoureux de Riggs permettait d'apporter une dimension sentimentale plus profonde que dans le premier film.
Résumé des critiques professionnelles : La critique a accueilli le film avec enthousiasme, beaucoup de journalistes estimant que cette suite surpassait l'original grâce à un scénario plus ambitieux, une dimension émotionnelle plus développée et l'apport comique de Joe Pesci. La mort du personnage féminin principal a été jugée courageuse pour un blockbuster d'action, donnant au film une résonance tragique inhabituelle dans le genre.
Réception du public : Le film a été un succès encore plus important que le premier, récoltant plus de 227 millions de dollars dans le monde. Le public avait adopté le duo et accueilli avec chaleur l'introduction de Leo Getz. L'Arme fatale 2 est souvent cité par les fans de la franchise comme leur volet préféré.
Récompenses obtenues : Le film n'a pas reçu de nominations dans les grandes catégories cinématographiques. Il a cependant été reconnu dans des cérémonies populaires pour le jeu de Joe Pesci et pour les séquences d'action.
Inspirations du réalisateur : Richard Donner a voulu que ce deuxième volet ait une dimension politique plus affirmée que le premier, en ancrant les méchants dans la réalité de l'apartheid sud-africain — un contexte d'actualité brûlante en 1989. Il voulait que l'immunité diplomatique soit ressentie comme une injustice viscérale par le spectateur, pour justifier la transgression finale de Riggs.
Difficultés de production : L'une des décisions les plus discutées de la production a été de tuer le personnage de Rika Van Den Haas, l'intérêt romantique de Riggs, à la fin du film. Cette décision, qui allait à l'encontre des conventions du genre, a été défendue par Donner et l'équipe créative pour que la vengeance de Riggs dans le climax soit émotionnellement justifiée.
Anecdote sur une scène particulière : La scène de l'appartement sur pilotis poussé dans le vide est l'une des plus mémorables de la franchise pour ses effets pratiques spectaculaires. Tout l'appartement a été construit sur une plate-forme réelle qui a été basculée devant la caméra, donnant à la scène une physicalité et une amplitude que des effets numériques n'auraient pu reproduire.
L'Arme fatale 2 approfondit les thèmes du premier volet en les inscrivant dans un contexte politique plus large. L'immunité diplomatique comme expression de l'impunité du pouvoir est le thème central — les méchants du film sont littéralement au-dessus des lois, et le film pose la question de la légitimité de la justice extrajudiciaire quand les institutions sont impuissantes. La vengeance comme moteur d'action reprend le fil du premier film — Riggs perd à nouveau quelqu'un qu'il aimait, et cette perte est le déclencheur d'un final qui dépasse toutes les limites. La famille élargie comme espace de protection est encore plus présente — Murtaugh essaie de protéger à la fois sa famille réelle et son partenaire Riggs.
La fin de L'Arme fatale 2 voit Riggs affronter seul le chef du cartel diplomatique après la mort de Rika. La résolution est plus sombre que dans le premier film — Riggs est gravement blessé, et Murtaugh doit le sauver dans une scène intimiste qui concentre l'essence de leur lien. La dernière réplique — "Diplomatic immunity... has just been revoked" — prononcée par Murtaugh avant d'abattre le méchant, est devenue l'une des répliques cultes de la franchise.
L'Arme fatale 2 étend naturellement le titre de la franchise à sa deuxième itération, la présence du chiffre signalant la continuité de la saga tout en promettant une nouvelle histoire autonome. Le "2" est à la fois un indicateur de séquence et une promesse d'escalade — plus d'action, plus d'enjeux, plus de dangers. La "lethal weapon" du titre reste Riggs, dont la dangerosité est ici amplifiée par la douleur personnelle.
L'Arme fatale 2 est régulièrement cité comme le meilleur volet de la franchise par de nombreux fans. Il est disponible sur les plateformes de streaming et continue d'être redécouvert par de nouvelles générations de fans du film d'action des années 1980-1990.