Jake Chambers, un jeune garçon de onze ans hanté par des visions d'un monde post-apocalyptique, découvre un portail secret qui le mène dans une autre dimension appelée l'Entre-Deux-Mondes. Il y fait la rencontre de Roland de Gilead, le dernier Pistolero, engagé dans une guerre éternelle contre Walter Padick, l'Homme en Noir. Ce dernier cherche à détruire la Tour Sombre, le pivot qui maintient l'équilibre de l'univers. Le sort de tous les mondes repose désormais sur leurs épaules.
Ce long-métrage est l'adaptation cinématographique tant attendue de l'immense saga littéraire éponyme de Stephen King, considérée par l'auteur comme son magnum opus. L'idée originelle d'Hollywood était de lancer un projet cross-média ambitieux mêlant films de cinéma et séries télévisées. L'inspiration de Nikolaj Arcel est venue de la volonté de condenser la mythologie complexe des livres en un film d'action fantastique accessible au grand public. Le projet a mis plus d'une décennie à voir le jour, passant entre les mains de nombreux réalisateurs avant d'être concrétisé par Sony Pictures. Le film a été pensé comme une suite spirituelle aux livres plutôt qu'une adaptation littérale.
La critique professionnelle internationale s'est montrée extrêmement sévère et déçue à la sortie du film en salles. Les journalistes ont reproché au long-métrage de réduire une œuvre littéraire dense et philosophique à un simple film d'action standard de 95 minutes. Les performances individuelles d'Idris Elba et de Matthew McConaughey ont toutefois été épargnées par la presse.
Le public, et plus particulièrement la communauté de fans de Stephen King, a accueilli le film avec une grande froideur et un vif mécontentement. Les spectateurs ont déploré les trop nombreuses libertés prises avec le matériau d'origine et le manque de profondeur de l'univers fantastique dépeint. Les résultats au box-office ont été très insuffisants, douchant les espoirs de suite.
Le film n'a obtenu aucune récompense notable dans les grands festivals ou académies de cinéma en raison de sa mauvaise réception globale. Il a fait l'objet de quelques nominations dans des cérémonies dédiées aux adolescents pour ses scènes d'action, mais sans l'emporter. Cette absence de distinctions a marqué la fin prématurée de la franchise sur grand écran.
Le réalisateur s'est inspiré des westerns de Sergio Leone, notamment pour la gestuelle et la rapidité du Pistolero lors des scènes de tir. Il a voulu croiser cette esthétique aride avec des éléments de fantasy urbaine contemporaine. Son but était de rendre le maniement des armes de Roland le plus spectaculaire et réaliste possible à l'écran.
La production a été marquée par d'importantes tensions en post-production, le studio s'inquiétant des retours négatifs lors des projections tests. Des séances de montage intensives ont été imposées pour simplifier l'intrigue au maximum, ce qui a drastiquement réduit la durée finale du long-métrage. Le tournage s'est déroulé entre l'Afrique du Sud et les rues de New York.
Une scène particulièrement impressionnante, la fusillade finale dans le repaire de l'Homme en Noir, a nécessité des semaines d'entraînement intensif pour Idris Elba. L'acteur a dû apprendre à recharger ses revolvers à l'aveugle et en effectuant des acrobaties aériennes complexes. Cette séquence clé a mobilisé une équipe d'effets visuels et de cascadeurs chevronnés pour assurer sa fluidité.
Pour le casting initialement prévu, de très grandes stars hollywoodiennes comme Javier Bardem ou Viggo Mortensen avaient été envisagées pour incarner le Pistolero avant qu'Idris Elba ne soit choisi. Le choix d'un acteur afro-américain pour le rôle a suscité de nombreux débats sur internet, bien que Stephen King ait validé cette décision avec enthousiasme. Matthew McConaughey a quant à lui accepté de jouer le méchant avec une joie évidente.
Le film aborde les thématiques de l'enfance incomprise, du deuil et de la lutte éternelle entre la lumière et les ténèbres. Il explore le concept d'univers parallèles connectés entre eux et la responsabilité d'un héros face à l'extinction du monde. La déchéance technologique et spirituelle d'une civilisation passée constitue l'arrière-plan de cette quête de rédemption.
La fin du film voit Roland le Pistolero surmonter ses doutes et vaincre l'Homme en Noir lors d'un duel acharné à New York, protégeant ainsi l'esprit de Jake et la stabilité de la Tour Sombre. La menace immédiate écartée, la Tour continue de maintenir l'équilibre des mondes. Roland propose alors à Jake de l'accompagner définitivement dans l'Entre-Deux-Mondes pour poursuivre leur rôle de protecteurs de l'univers. Le film s'achève sur les deux héros franchissant le portail magique, prêts pour de nouvelles aventures. C'est une conclusion résolument optimiste qui laisse la porte ouverte à un nouveau départ.
Le titre La Tour Sombre (ou The Dark Tower) désigne le monument architectural mythique qui se dresse au centre de tous les univers existants. Elle est le nexus cosmique, la structure fondamentale qui empêche les forces du chaos de détruire la réalité. Protéger ou détruire la Tour constitue l'enjeu ultime qui lie le destin de tous les personnages de l'histoire.
Le film fait l'objet de discussions régulières dans les médias spécialisés depuis l'annonce d'un nouveau projet de série télévisée par le réalisateur Mike Flanagan, destiné à reprendre l'adaptation à zéro de manière beaucoup plus fidèle. Le long-métrage de 2017 reste disponible sur les catalogues de SVOD.
Le Septième Fils, Percy Jackson, Warcraft