Vingt ans après les événements du premier film, les frères Cortex, aujourd'hui vieillissants et bien loin de leur gloire passée de héros de banlieue, doivent reprendre du service face à une nouvelle menace planant sur leur tour d'habitation. Un mystérieux mal frappe les habitants de l'immeuble, plongeant le quartier dans un chaos grandissant que seuls les deux frères semblent capables d'affronter. Confrontés à leur propre vieillissement et à un monde qui a radicalement changé depuis leurs exploits, ils doivent retrouver l'énergie de leur jeunesse pour sauver une nouvelle fois leur tour. Le film mêle nostalgie assumée et gags absurdes hérités du style caractéristique du duo Eric et Ramzy.
Éric Judor et Ramzy Bedia, célèbres pour leur duo comique télévisé des années 1990 et 2000, décident de donner une suite à leur premier long métrage sorti plus d'une décennie auparavant, avec la volonté d'assumer pleinement le décalage temporel entre les deux films. L'idée originelle du projet consiste à jouer sur le vieillissement réel des deux comédiens et de leurs personnages, en construisant un récit qui interroge directement la nostalgie et le poids du temps qui passe sur des héros de banlieue autrefois flamboyants. Éric Judor, qui prend cette fois seul les commandes de la réalisation, souhaite conserver l'esprit absurde et la fantaisie visuelle caractéristique du style du duo tout en modernisant certains aspects de la mise en scène. Le tournage se déroule dans des décors urbains reconstituant l'univers de la tour d'habitation emblématique du premier film. Le duo s'entoure de jeunes comédiens, dont William Lebghil, afin d'ancrer le récit dans une génération plus contemporaine tout en conservant le lien avec l'univers original.
Le film reçoit un accueil critique plutôt mitigé, plusieurs observateurs jugeant le scénario inégal malgré quelques fulgurances comiques caractéristiques du style d'Éric et Ramzy. Certains critiques apprécient la démarche nostalgique et le jeu sur le vieillissement des personnages, tandis que d'autres regrettent un rythme comique moins soutenu que dans le premier volet. La performance des jeunes acteurs intégrés au casting est également diversement appréciée par la presse spécialisée. Le public réserve un accueil correct au film, porté par la nostalgie entourant le duo Éric et Ramzy et le souvenir du premier volet sorti plusieurs années auparavant. Le film ne parvient cependant pas à retrouver l'ampleur du succès du premier opus, sans doute en raison de l'écart temporel important entre les deux sorties. Le film trouve néanmoins son public parmi les fans historiques du duo comique. Le film n'a pas obtenu de récompense cinématographique majeure lors de sa sortie, restant principalement apprécié comme un divertissement nostalgique destiné aux amateurs de l'univers comique d'Éric et Ramzy.
Éric Judor a choisi d'assumer pleinement le vieillissement réel des deux comédiens principaux depuis le premier film, construisant une partie importante de l'humour du récit autour de ce décalage temporel entre la fougue passée des personnages et leur réalité présente. Le tournage a nécessité la reconstitution de décors urbains rappelant directement l'univers visuel du premier volet, tout en les modernisant pour les adapter à l'époque contemporaine du récit. L'intégration de jeunes comédiens au casting, dont William Lebghil, a permis d'ancrer le récit dans une génération plus actuelle tout en conservant un lien direct avec l'univers original de la saga.
Le film explore le passage du temps et le poids de la nostalgie sur des personnages autrefois héroïques, aujourd'hui confrontés à leur propre vieillissement et à un monde qui a considérablement évolué depuis leurs exploits passés. Il aborde également, sur un mode comique et décalé, la transmission générationnelle entre les frères Cortex vieillissants et une jeunesse contemporaine aux codes différents. L'absurde et la fantaisie visuelle, caractéristiques du style du duo Éric et Ramzy, traversent également l'ensemble du récit.
Après avoir affronté la menace pesant sur leur tour d'habitation, les frères Cortex parviennent finalement à sauver leur quartier malgré leur perte de forme physique et leur éloignement des exploits de leur jeunesse. Cette victoire tardive leur permet de retrouver une forme de reconnaissance et de fierté personnelle, prouvant qu'ils conservent malgré tout une utilité et un courage intacts. Le film se conclut sur une note à la fois nostalgique et pleine d'espoir, les deux frères transmettant symboliquement le relais à une nouvelle génération de héros incarnée par les jeunes personnages rencontrés au fil du récit.
Le titre La tour 2 contrôle infernale joue sur le nom de la tour d'habitation emblématique du premier film tout en évoquant, avec un humour volontairement grandiloquent, l'ampleur démesurée de la nouvelle menace que les frères Cortex doivent affronter dans cette suite tardive.
La tour 2 contrôle infernale reste principalement apprécié par les fans historiques du duo Éric et Ramzy, davantage que par un large public généraliste. Éric Judor a depuis poursuivi une carrière de réalisateur et d'acteur solo au cinéma et à la télévision, tout en restant régulièrement associé dans la mémoire collective à ce duo comique emblématique des années 1990 et 2000.
Les amateurs du film apprécieront La Tour Montparnasse infernale, premier volet dont ce film est la suite directe, Neuilly sa mère ! pour un autre grand succès de comédie urbaine française, ou encore Kaïra pour retrouver un humour de banlieue similaire porté par une nouvelle génération de comédiens.