Antoine, un jeune homme malvoyant, s'installe dans un petit appartement parisien. Son quotidien est bouleversé par l'arrivée de sa voisine, Elsa, qui va l'aider à voir le monde autrement. Une comédie romantique originale sur le handicap et le regard des autres.
Axelle Ropert a eu l'idée de ce film après avoir rencontré une personne malvoyante lors d'un dîner. Touchée par sa façon de percevoir le monde, elle a voulu explorer comment le handicap peut changer notre vision des choses. La réalisatrice a mené des recherches approfondies auprès d'associations de malvoyants pour garantir l'authenticité du récit. Le scénario a été écrit pour dépasser les clichés sur le handicap et montrer la beauté qui peut naître des différences.
La critique a salué la sensibilité avec laquelle Axelle Ropert aborde le handicap, évitant les pièges du pathos. Les performances des acteurs, notamment celle de Bastien Bouillon, ont été remarquées pour leur justesse. Le film a été comparé à certaines comédies romantiques anglo-saxonnes par son ton et son élégance. Le public a été touché par cette histoire d'amour originale, qui a connu un succès d'estime. Les spectateurs ont apprécié la fraîcheur du regard porté sur le handicap. Le film a été sélectionné dans plusieurs festivals et a reçu le Prix du Jury au Festival du Film de Cabourg.
Axelle Ropert a demandé à Bastien Bouillon de passer plusieurs jours avec un masque sur les yeux pour comprendre la réalité d'un malvoyant. L'acteur a ainsi appris à se déplacer et à interagir sans utiliser la vue. Le tournage dans les rues de Paris a nécessité une coordination avec la mairie pour fermer certaines rues. La production a fait appel à des consultants malvoyants pour vérifier l'authenticité des scènes. La scène où Antoine apprend à se déplacer dans son appartement a été particulièrement difficile à tourner, demandant une précision chirurgicale dans les mouvements et les placements.
"La Prunelle de mes yeux" aborde les thèmes du handicap et du regard des autres, de la perception du monde et de l'amour qui peut naître des différences. Le film interroge également la notion de beauté et la manière dont nous voyons les choses.
La fin du film montre Antoine et Elsa unis dans une relation qui a transcendé les difficultés initiales. Axelle Ropert choisit une conclusion optimiste mais réaliste, sans nier les défis du handicap. Le film se termine sur l'idée que l'amour permet de voir au-delà des apparences.
"La Prunelle de mes yeux" est une expression française qui signifie "ce que j'ai de plus cher". Le titre joue sur le double sens entre la prunelle, partie de l'œil, et l'affection profonde que les personnages ressentent. C'est une métaphore de la vision et de l'amour.
Le film a été diffusé sur plusieurs chaînes de télévision et reste un exemple réussi de comédie romantique traitant du handicap.
"Le Huitième Jour" pour son traitement du handicap, "Amélie Poulain" pour la poésie du quotidien, ou "Le Talentueux Mr Ripley" pour la relation entre les personnages.